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I. — Poumon

A une période avancée de la lèpre, la toux, la dyspnée, l’expectoration sont fréquentes. C’est qu’en effet, la tuberculose pulmonaire, aiguë ou chronique,

(*) A un stade avancé de la lèpre nerveuse, se développe toujours, dit Babes, une iridocyclite amenant la diminution rapide de la vision : on trouve alors presque toujours des bacilles dans le segment antérieur du bulbe.

(â) Cette loi de généralisation souffre des exceptions. Sur 89 autopsies laites par Hansen et Loolt, i fois la rate était seule prise; Max Joseph a publié récemment un cas analogue. Ces lèpres monoviscérales sont d’ailleurs de simples localisations anatomiques sans expression clinique, qu’on ne saurait rapprocher, par conséquent, des formes locales de la tuberculose.

[£. JEANSELME et M SÉE.~\

ÉTUDE ANALYTIQUE DES LOCALISATIONS LÉPREUSES

est pour la forme tubéreuse un mode de terminaison très fréquent. A l’ouverture du thorax, on constate des lésions destructives qui sont dues au bacille de Koch, ainsi que le prouve constamment l’inoculation au cobaye.

Néanmoins, quelle que soit la rareté de la lèpre pulmonaire vraie, sans association avec la tuberculose, son existence est démontrée par des observations indubitables ('). Les examens de Damaschino, de Philippson, d'Arning, de Schæffer, de Babes montrent d’ailleurs que la lèpre se combine fréquemment avec la tuberculose : il est alors impossible de faire pendant la vie le départ entre les deux maladies.

Histologie. — Quand la lèpre pulmonaire est à l’état de pureté, l’un des poumons ou les deux sont sclérosés en totalité ou eu partie et contiennent des îlots lobulaires, petits et nombreux, disséminés. Chacun ayant pour axe une bronchiole, comprend une couronne d’alvéoles dont l’épithélium est desquamé; les cloisons sont épaissies et farcies de cellules lépreuses, de bacilles libres et de globi; les éléments d’infiltration se groupent autour des vaisseaux, où se voient parfois des mastzellen.

Il s’agit donc d’une sclérose lente, dont l'aspect rappelle celui d’une bronchopneumonie tuberculeuse chronique avec cirrhose; mais elle en diffère, — lorsque la tuberculose ne se combine pas avec elle, — par les points suivants : 1° Y absence de fonte caséeuse, — tout au plus observe-t-on la dégénérescence hyaline; 2° la présence de cellules de Virchow. ; 5° Y abondance des bacilles cl leur groupement en zooglées ; 4° le résultat négatif des inoculations, qui doivent toujours être tentées.

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