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APERÇU HISTORIQUE

La tradition, d'accord avec les documents les plus anciens qui nous soient parvenus, place en Orient le berceau de la lèpre. A l’aube des temps historiques, le fléau décimait déjà les vallées fertiles et populeuses du Gange et du Nil(l). De ces deux foyers primitifs, il envahit de proche en proche tout le monde connu des anciens. Dès la plus haute antiquité, le peuple juif fut accusé d’être l'un des principaux agents d’expansion de la lèpre. Les voyages des Phéniciens contribuèrent peut-être à la répandre (cpoivucvj vdcroç) sur tout le littoral médi-

(*) La « Kushla » du Rig Veda Sanhila (1500 av. J. -G.) désignerait la lèpre, suivant certains commentateurs. Quant à la « Zaraatli » du Pentateuque, on sait depuis les recherches de Münch, qu’elle ne représente pas une maladie déterminée, mais une série d’affections cutanées dont la lèpre ne fait sans doute pas partie. De quelques passages d’Hérodote, on a voulu conclure que la lèpre existait en Perse 500 ans avant J.-C.; mais il n’est rien moins que certain que ces passages désignent la lèpre.

PRATIQUE DERMATOLOGIQUE. — III. 1

[£ JEANSELME et M SÉE ]

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