LES TRAVAUX DE. VIDAL, DE BROCQ ET DE JACQUET
Quel que fût son mérite réel, ce travail ne pouvait modifier les opinions en cours. Il avait le tort d’avoir une base trop large, de s’attaquer en ne s’appuyant que sur des raisons de priorité à la conception du prurigo de Ilcbra, de considérer comme étant les variétés aiguës et chroniques d’une seule et même dermatose, le lichen simplex aigu et le lichen simplex chronique, c’est-à-dire deux formes morbides qui n’ont en réalité que des relations assez éloignées ('). Aussi l’effet produit par celte publication fut-il presque nul.
A cette époque nous étions l’actif collaborateur de notre maître. Nous avions été convaincus par l’analyse minutieuse des faits cliniques, de la réalité de l’existence en tant que formes morbides indépendantes des deux séries de faits qu’E. Vidal avait décrits sous le nom de Lichen simplex. L’indifférence absolue avec laquelle les dermatologistes accueillirent le travail de notre maître nous frappa et nous incita à rechercher les causes de cet échec. Après plusieurs années de réflexion, nous crûmes les avoir trouvées dans celle remarque, absolument incontestable d’après nous, que jusqu’ici la question des lichens avait été mal posée et mal comprise (-).