Inoculations
Aclinomyces.
Liquéfie .
Culture blanchâtre, très faible.
Taches, d’abord blanches, puis grisâtres, plissées.
Cultures denses, mamelonnées, jaunes et blanches, cerclées de noir. Pomme de terre brunit.
Pas de culture .
S’y développe .
S'y développe .
Anaérobie facultatif .
Inoculable au lapin, cobaye, veau, génisse .
Pied de Madura.
Non.
Développement plus rapide, devient rose ou rouge à la surface.
D’abord blanches, puis roses ou rouges, ombiliquées.
Belle culture rose, rouge vif ou rouge noir, ne brunit pas la pomme de terre.
Culture.
Non.
Non.
Non.
A aucun animal.
(l) Blanchard et Nocard, Acad, de méd., 1896.
MADURA FOOT.
vant la couleur des grains. Baimbridge pense qu’elles ne représentent qu’une même forme : les grains sont toujours blancs, mais les malades disent avoir eu à un certain moment de la matière noire; pour d’autres la matière noire et les grains rougeâtres seraient du pigment ou des concrétions sanguines. Cependant Ledantec (1894) a étudié le parasite d’un pied de Madura du Sénégal (variété truffoïde); il a trouvé dans les grains noirs, de la dimension d’un grain de poudre à un pois, des amas de bacilles colorables par le ziehl, mais aucun streptothrix rayonné ou en massue. Ce bacille ne cultive pas dans le bouillon de foin, ni sur pomme de terre, carotte, choux, etc., et semble une bactériacée différente de celles décrites en Algérie.
Il est donc fort probable que le mycétome soif le résultat d’un parasite présentant plusieurs variétés.
Diagnostic. — Le mycétome est souvent confondu avec la tuberculose, la carie des os, l’éléphantiasis. Cependant, quand on a vu un cas de pied de Madura, il n’est plus guère possible de faire erreur; il suffit de se rappeler les symptômes primordiaux de l’affection : pied déformé, terminant une jambe saine, recouvert de bulles et tubercules à peu près indolents, et donnant issue à des grains blancs ou noirs. C’est à la tumeur blanche, surtout à la période fistuleuse, et à la tuberculose cutanée que le pied de Madura ressemble le plus ; mais l’examen de la sécrétion et les recherches bactériologiques établiront facilement le diagnostic. Il en sera de même pour la carie osseuse, dont les débuts, les symptômes, les lésions cutanées, sont totalement différents. Dans l’éléphantiasis il n’y a pas de tumeur avec fistules de la peau, et la jambe tout entière est hypertrophiée, tandis que le pied conserve ses proportions.
L’actinomycose cutanée et les différentes mycoses récemment signalées pourraient être susceptibles de confusion avec le mycétome ; là encore l’examen bactériologique et les cultures permettront de classer définitivement l’affection.
Traitement. — La thérapeutique interne a toujours été inactive. L’iodure de potassium, qui réussit dans l’actinomycose, ne produit aucune amélioration dans le mycétome; l’arsenic, le mercure sont sans effets.
Prise au début, la maladie peut être enrayée par le raclage, l’ablation au bistouri ou la cautérisation au thermocautère de la vésicule et des tissus environnants : Moore, Harvey, Spencer, Eddowes ont ainsi guéri des malades. Malheureusement les gens atteints de mycétome ne se présentent guère que lorsque les lésions sont très étendues et ont déjà formé des foyers secondaires; les moyens que nous venons de signaler, ainsi que les caustiques ou les injections de substances antiseptiques (iode, chlorure de zinc), n’ont plus aucune action.
L’amputation reste alors le seul traitement; encore doit-elle être pratiquée très haut, c’est-à-dire au-dessus de toute infiltration parasitaire, pour éviter la récidive.
[L RAYNAUD
PIED I)E MADURA OU MYCETOME.
.MALADIE DE BEIGEL.
Legrain ('), observant que les cultures du discomyces cessent de se développer à 59 degrés et supposant, par le fait de la localisation du mycétome aux extrémités, que la température élevée des parties centrales « était peutêtre une des conditions s’opposant au développement du parasite dans les organes abdomino-thoraciques » eut l’idée de traiter ces malades par beau très chaude. 11 constata que, par des bains de pieds quotidiens à 45 degrés, les bulles s’affaissaient, les tubercules ulcérés se cicatrisaient, tandis que le jeu des articulations devenait plus normal. Celte méthode est à recommander dans les cas récents oii les surfaces seules sont atteintes.
Bibliographie :
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MAI v DE SURINAM. — - C’est une des dénominations de la « jambe des Barbades ».
Voir l’article : Éléphantiasis , L II, p. 556.
MALADIE D'ADDISON. — On décrit sous ce nom une maladie caractérisée
par quatre grands symptômes : la coloration spéciale de la peau, la mélanodermie de teinte brun foncé ou sépia, les troubles gastriques, l’asthénie progressive et les douleurs lombo-abdominales.
Cette affection est liée dans la majorité des cas à une lésion des capsules surrénales ou des plexus nerveux péri-surrénaux.
Voir l’article : Mélanodermie , p. 470.
MALADIE DE BEIGEL. — On a nommé ainsi une affection microbienne des
cheveux artilieiels, caractérisée de manière objective, par des nodosités brunâtres situées sur les poils.
Ces nodosités sont constituées par des amas de parasites, encore mal connus et que l’on a désignés sous le nom de champignon des chignons. D’après Behrend cette maladie devrait èlre rapprochée de la Pièdra.
Voir l’article : Poils ( Maladies des).
(') Legrain, Arch. de parasitologie, 1898, u° 1.
MALADIE DE DARIKR. — MÉLANODERMIES. 455
MALADIE DE D ADIEU . — On a donné ce nom à la psorospcrmose cutanée. Voir l’article : Psorospermose.
MALADIE DE PAGET. - Variété spéciale d’épithéliomatose surtout observée au sein.
Voir l’article : Paget ( Maladie de ), p. 627 .
MALADIE DE RAYNAUD. — Nom donné à T asphyxie locale des extrémités. Voir l’article : Asphyxie locale des extrémités , t. I, p. 436.
MALADIE DE U E CK L ING II A US E N. — Nom donné à une variété généralisée de fibro-lipomalose.
Voir l’article : Nævi, p. 469 et 569.
MALADIE DES VAGABONDS. — Nom donné en Angleterre à certaines
formes chroniques et invétérées de phtiriase.
Voir l’article : Phtiriase.
MALADIE DE WIIERLOEE. — Nom donné au purpura.
Voir l’article : Purpura.
MASQUE . — Nom populaire de certaines dyschromies faciales.
Voir l’article : Mélanodermie , p. 472.
MÉDICAMENTEUSES (ÉRUPTIONS). - Voir l'article : Éruptions artificielles , t. 11, p. 423 et 453.
MÉDINE (PILAIRE DE). — Voir l’article : Dermatozoaires, 1. 1, p. 842 et 863.
MELANODERMIES. — Voir l’article ci-après.