Eau distillée 25 grammes
Nitrate d'argent 5 centigrammes.
i Eau distillée 20 grammes.
Nil rate d'argent 5 centigrammes.
« Les faire préparer chaque fois à nouveau, et par le même pharmacien. »
J'ai quelquefois, pour mieux remédier à l'accoutumance, combiné avec avantage les astringents et les caustiques dans la formule suivante :
N° 18. — Pendant quinze jours, faites trois injections par jour avec :
Eau distilllée 250 grammes.
Sulfate de zinc / ., . , , .
„ . aa lo decigrammes.
Taunin ) °
« Les troisième, sixième, neuvième et douzième jours, remplacer ces injections par une seule, faite ce jour-là avec :
Eau distillée GO grammes.
Nitrate d'argent 15 centigrammes '.
I. Il y a lieu quelquefois de poursuivre, par une application plus directe du caustique, la localisation blennorrhagique dans les points de l'urèthre où, soit un excès de sensibilité névralgique, soit la constatation de la provenance de la sécrétion, dénote que cette localisation existe. Ces points sont :
1° Le méat. — Ceci s'observe surtout chez les hypospadiaques. Ces larges méats doivent alors être touchés directement, trois ou quatre fois, à cinq ou six jours d'intervalle, soit avec le crayon de citrate d'argent, soit, si le mal est un peu plus profond, avec le porte-caustique de Lallemand.
2° Les follicules des bords du méat. — C'est là une véritable blennorrhagie qui, occupant un siège obscur, presque toujours masqué par la croûte qui se forme sur l'orifice du follicule, est très souvent méconnue des malades et du médecin, et reproduit fréquemment, par une contagion de source insidieuse, la blennorrhagie uréthrale, au moment où l'on croyait celle-ci guérie; et cela à charge de revanche, entre l'urèthre et le follicule qui successivement se recontagionuent alternativemenl l'un l'autre.
Le traitement consiste à cautériser l'intérieur de la cavité du follicule; ce qui ne peut guère s'effectuer qu'en y introduisant une aiguille de lias ou un fil d'archal (un trait de fleuriste) assez gros pour n'y entrer qu'à frottement; puis en chauffant à la flamme d'une bougie cette
En fait d'injections convenant a cette période, voici ce qu'il y ,i. efficace d'ailleurs, ce qu'il y a de plus nouveau :
Eau distillée 150 gram s.
Pyridine 80 centigramm
\ une i empérature de 10
aiguille, après qu'elles été préalablement introduite dans le follicule.
On écran consistant en i carte qu'on a fait traverser par l'aiguille,
per t d'approcher la bougie assez près pour chauffer l'aiguille
B'exposer à brûler la peau. — J'ai aussi réussi è exécuter cette cautérisation, parfois très difficile, en taillant un tout petit fragment de huis, que je trempe dans l'acide nitrique, et que j'enfile ensuite dans le trajel dont il faut toujours, au préalable, avoir bien étudié, par un Bondage avec l'instrument simplement huilé, la direction et la profondeur, afin de pouvoir ensuite l'enfiler d'un seul coup sans tâtonnement.
3° La fosse naviculaire. — J'ai expliqué, à propos de Vinjeclion aborle mécanisme par lequel on peut obtenir que l'injection distende cette partie du canal, de façon à pénétrer tous les replis, toutes les arrière-cavités de la muqueuse.
■in La portion membraneuse et prostatique. — Pour 6dre parvenir d'emblée et sans atténuation la solution caustique sur la muqueuse de cette région, voici comment je procède [Annuaire des maladies de la peau et de I" syphilis, 1859 :
J'introduis une sonde en gomme élastique à béquille dans la vessie. Quand elle y esl parvenue (ce qui se reconnaît à ce que l'urine sort), je la retire lentement jusqu'à ce que l'urine cesse de couler; ce qui Indique que Vatil de la Bonde correspond) en ce moment, à la partie prostatique du canal. Alors j'introduis dans l'ouverture extérieure de la Bonde le bec d'une petite seringue en verre, pleine d'une solution de nitrate d'argent au 50e, el je pousse un cinquième environ de son contenu par un brusque coup de piston. On ne voit alors rien refluer entre la sonde et le canal. Je retire la sonde de <; ou s millimètres. J'attends cinq ou six secondes. Je retire encore la sonde d'un centimètre. J'attends cinq ou - e, Hiile- p. eu- laissera la couche musculaire de l'urèthre le temps de se contracter sur la sonde, de manière à empêcher le reflux au dehors du liquide injecté; et alors je donne un nouveau coup de piston. J'attends cinq secondes. Je retire encore la sonde d'un centimètre. Nouvelle attente de cinq secondes ; puis au quatrième ou cinquième coup de piston, le reflux «lu liquide, qui finit par avoir lieu au dehors, m'apprend que l'œil de la Bonde est maintenant arrivé hors de la portion de l'urèthre où les injections ordinaires faites parle méat seul, selon le procédé vulgaire, ne pénètrent que difficilement, qu'au prix de manœuvres spéciales de refoulement.
Cette petite opération, qui ne demande pour son exécution que des instrument- usuels, a presque toujours un bon résultat; on peut surtout compter sur elle pour faire disparaître l'endolorissemeut périm'al, mal défini et fort incommode, qui complique certaines blennorrhées et leur survit pai ou sans présence de gonococci). Le seul inconvé-
Diday. ;;
66 BLENNOBRHAGIE URÉTHRALE.
Ou bien :
Vaseline liquide 150 grammes.
Salicylate de bismuth 8 —
Résorcine 3 —
lodol 1 —
Les injections cathérétiques ou caustiques ne constituent qu'un des moyens de la méthode substitutive. Celte méthode compte d'autres procédés. Ainsi, pour raviver une blennorrhée rebelle, pour la faire repasser à l'état subaigu et plus aisément curable, on a conseillé :
1° De contracter ou de s'inoculer une nouvelle blennorrhagie. — Quand, intentionnellement ou non, cela a eu lieu, le malade devra s'attacher, avec toute la patience possible, à laisser mûrir très complètement celte blennorrhagie, afin de pouvoir alors, à l'aide du copahu, détruire l'ancien mal en même temps que le nouveau. C'est là, pour le blennorrhéen, une chance de guérison que je ne l'engagerai jamais à rechercher, mais dont, si elle lui échoit, il peut profiter et souvent il profitera s'il y met toute la bonne volonté requise.
2° D'introduire dans le canal des bougies molles, et de les laisser à demeure quelques minutes ou davantage, plusieurs jours de suite, jusqu'à ce qu'il s'ensuive une irritation, un retour de l'état aigu, duquel on tire parti comme dans le cas précédent.
Ce vieux procédé n'atteint qu'imparfaitement, que lentement le but; et pendant le temps qu'il exige pour y arriver, les accidents auxquels expose tout cathétérisme, les accès de fièvre, la cystite, l'épididymite peuvent se développer.
nient auquel elle donne lieu est un ténesme vésical, mais qui ne dure guère que pendant une demi-heure environ.
Il faut ordinairement réitérer trois ou quatre fois ces injections, à quatre jours d'intervalle, pour obtenir reflet qu'on attend d'elles.
J'ai dû exposer cette manœuvre avec quelques détails, d'abord parce qu'ils sont très utiles à connaître, puis parce que le procédé décrit sous mon nom daus certains ouvrages, a été complètement défiguré.
rRAlTEMENT. "7
Je lui préfère, el j'emploie, dans les cas réfractaires, la médication ainsi Formulée :
v is. — « Tous les jours introduire, à 13 centimètres environ, dans le canal, el n'y laisser que trois minutes, une bougie ''il cire de i ou 5 millimètres, enduite de :
rai 25 grammes.
Alun calciné 2
imel :\ —
Si, au bout de trois jours, il n'est pas survenu «le la douleur, de la tension du canal, avec augmentation et épaississemenl de la matière Bécrétée, on s'arrangera de manière a provoquer peu à peu ces effets, ce qui a lieu : soit eu faisanl deux sondages par jour; soit en gardant la bougie cinq minutes : soit en la Faisant tourner sur elle-même deux ou trois fois dans le canal; soil enfin, s'il le faut, eu ajoutant à la pommade un gramme d'alun et un gramme de calomel en plus. »
Quelques pharmaciens ont imaginé des bougies médicamenteuses dans la substance desquelles sont incorpore- des Lgents de l'ordre de ceux que je viens de nommer.
Quand on a ainsi porté l'exacerbation au point jugé suffisant, on n'a plus qu'à cesser la médication el à en attendre l'effel en évitant tout excès etsurtoul en observant la continence.
On voit assez souvent un rétrécissement coexistant avec un suintement rebelle. Et il y a de bonnes raisons pour présumer que la blennorrhée est entretenue par le rétrécissement. L'expérience m'a appris qu'il n'en est que rarement ainsi. Par conséquent, en pratique, il esl assurément indique de faire disparaître fout n'-tivci-sement urctbral hint
istalé qui coexiste avec une blennorrhée. Mais, en commençant cette cure, soyez sobre de promisses relativement i l'effel qu'elle doit avoir sur l'écoulement; car le plus sou-
68 RLENN0RRHAG1E URÉTHRALE.
vent le résultat ne répond guère aux espérances que la théorie semblait autoriser. Le plus souvent, vous vous trouvez avoir par là supprimé une complication de la blennorrhée, mais non sa cause. Et son traitement par les autres agents, par les médications ordinaires; reste tout entier à instituer.
J'ai dit que, après un certain temps, la blennorrhée est parfois devenue presque une fonction de l'organisme. Aussi peut-on espérer et est-il rationnel de tenter la guérison de l'état local par des moyens pharmaceutiques ou hygiéniques qui s'adressent à l'organisme tout entier ; genre de médication qui, d'ailleurs, se concilie on ne peut mieux avec l'emploi des topiques.
Ainsi l'huile de foie de morue, les ferrugineux, l'air de la campagne, chez les sujets lymphatiques.
Ne jamais omettre de rappeler, de prescrire l'usage de la flanelle.
Dans ce même sens, je recommande de faire, matin et soir, en changeant de chemise, une friction avec un linge rude sur toute la peau, et assez vivement pour la rougir.
Les bains de mer ou de rivière (surtout avec natation), les douches froides comptent de nombreux succès comme agents toniques.
Une alimentation plus réparatrice, un changement de résidence, de profession, exerceront parfois l'influence curatlve décisive ; mais ce n'est qu'autant qu'il résultera de ce changement un appel plus énergique du sang à la périphérie. En 1837, tout jeune docteur alors, et n'ayant jamais jusquelà habité de pays plus méridional que Lyon et Vienne, j'allai, en juillet, passer dix jours à Marseille. J'y souffris cruellement de la chaleur; mais, au retour, je constatai, avec autant de plaisir que de surprise, en échange de mes flots de transpiration, la lin radicale d'une goutte que je traînais depuis quatorze mois, et qui avait résisté aux divers
agents, patiemmenl el activement employés, de la médication locale.
Les eaux minérales, les bains de vapeur térébenthinée, l'hydrothérapie1, les bains sulfureux ou alcalins pr ttenl
aussi des nin-s a--iuvr~. .le crois, quant à moi, à l'élément reconstituant de <vs divers agents. Je crois à Royal . à Salins, s Saint-Honoré, pour relever la nutrition et donner par suite plus de t«>n à la muqueuse i|ui est devenue le Biège d'une -'■crétion passive, ainsi qu'on disait autrefois. .!<; crois, d'autre part, aux eaux Bulfureuses, notamment à Bagnères-de-Luchon, h Gauterets, à Aix, surtout à Uriage pour combattre l'élément herpétique qui entretient tant de blennorrhées. Hors de là, ma foi est des moins robustes.
Une maladie aiguë, violente, de quelque durée, telle qu'une attaque de rhumatisme articulaire, une lièvre typhoïde, une fluxion de poitrine, un érysipèle, une série de furoncles, mit parfois t'ait disparaître la blennorrhée. Il en est de même, comme nous le verrons plus loin, par le fait de l'épididymite. Mais bien souvent, en même temps que la maladie aiguë diminue, que L'état hyperthermique dont elle s'accompagnait tombe, on voit revenir la blennorrhagie, et parfois ayant au moins le même degré d'acuité qu'elle offrait au moment où «lie se suspendit.