PI MODE SECONDAIRE
dee éléments éruptifs est, en dehors de L'acare, un des caractèi es les plu6 tranchée.
S Elles offrent une coloration sui generis, bien connue, plus connue que facile à exprimer par des mots. Faute de pouvoir lui trouver un type, on en a cherché plusieurs, le maigre de jambon, le cuivre rouge, la fleur de pêcher... appelons-la teinte syphilitique, expression sur le sens de laquelle t < >n t ceux qui onl vu s'entendent aisément, mais ne peuvent guère s'entendre que ceux qui <mt vu.
i; Forme des syphilides. Elles sont presque toujours cerclées mi demi-cerclées ; configuration propre non seulement à chaque lésion, niais à chaque ensemble de lésions; car lorsqu'elles se réunissent en groupes, ceux-ci par leur situation respective, forment des arcs de cercle plus ou moins réguliers , présentant le plus souvent l'aspect d'un fer à cheval.
7° Impossibilité d'expliquer la présence de ces éruptions par aucune cause, soit dyscrasique, soit diathésique, suit parasitaire, autre que la syphilis.
2° DESCRIPTION PROPRE Al' DIAGNOSTIC DES ESPÈCES.
Elle se fonde sur deux ordres de caractères : les uns relatifs à l'évolution de ces espèces; les autres relatifs à leur forme.
En premier lieu, il est certain que si les syphilides peuvent apparaître à toutes les périodes de la maladie constitutionnelle qui 1rs engendre, elles sont loin de présenter à chaque période des caractères identiques. Ainsi d'uni' manière absolue, on peut dire que 1rs syphilides précoces sont en général disséminées, généralisées.
Au contraire, les syphilides qui éclosent à des périodes tardive? ou qui représentent, à ces périodes, une récidive, -"lit plus limitées dans leur expansion, plus circonscrites.
En môme temps elles sont moins superficielles, affectent plus de tendance à gagner en profondeur. On doit dire encore que les syphilides tardives sont moins facilement résolutives, plus tenaces que celles qui ont apparu comme premiers symptômes de l'infection générale.
Envisagées maintenant au point de vue purement graphique, les syphilides doivent être divisées en deux groupes :
1° Syphilides de la peau ou syphilides proprement dites ;
2° Syphilides des Muqueuses.
1° SYPHILIDES CUTANÉES.
Nous distribuons les formes multiples des syphilides dans les quatre groupes1 suivants :
1° Syphilide érythémateuse;
2° Syphilide papuleuse ;
3° Syphilide pustuleuse ;
4° Syphilide maculeuse.
Ces formes, qui d'ailleurs comprennent un certain nombre de variétés, sont souvent mélangées les unes avec les autres.
1° Syphilide érythémateuse, roséole syphilitique, variété la plus précoce et la plus commune. Elle est constituée par des taches isolées, finissant quelquefois par envahir presque complètement la surface cutanée, qui s'observent d'abord aux flancs et sur la surface de flexion des membres. Ce sont des taches d'un rose plus ou moins vif au début, plus tard rouge foncé, arrondies ou de forme irrégulière, de la dimension d'une lentille à celle d'une pièce de 50 centimes, sans desquamation, s'effacant sous la pression. Après leur disparition, si elles ont duré un certain temps, il subsiste une teinte jaunâtre parfois un peu cuivrée.
Cette éruption peut récidiver, mais à un assez long inter-
1. Les ulcères syphilitiques de la peau seront étudiés au chapitre de la syphilis tertiaire.