Eau distillée 20 grammes
Teinture d'iode 12 —
Induré de potassium :$ —
TKMTKMIM SELON LES l ÊSIONS.
Cette considération, bien que purement empirique, prime
toutes les autres. Il esl évident qu'une - me Fondue par l'io-
dure <'ii cinq ou six semaines n'indiquera pas une prolongation ultérieure du traitemenl aussi considérable que celle qui aurait demandé trois moi9 pour se résoudre, L'importance «1rs lésions, L'atteinte qu'elles portent à la santé générale esl aussi à prendre en considération. De môme une
douleur ost ;ope du tibia, qui a guéri en huit ou dix joui -
par l'iodure, et qu'on est sûr avec le même remède de guérir toujours aussi promptement, dès qu'elle reviendra, peut se passer de La médication prolongée qu'il serait, au contraire, obligatoire d'opposer à un rupia ulcéré qui sillonne le cou el menace la face, à une gomme qui tend à perforer le voile du
palais.
Toutes les lois que le mal a résisté à L'iode, ce mal fût-il même par son aspect et sa nature du tertiarisme Le plus tranché, le plus pur. ne manquez pas de recourir au traitement mixte iodo-mercuriel.
L'iode agit à la façon «les vrai- spécifiques, mais il ne fait pas plus qu'eux. Il exerce toujours une influence favorable; mais quelquefois, quoique rarement, cette influence ou reste insuffisante ou s'épuise à la longue par l'usage. <>n ne peut guère prévoir les circonstances où cela aura lien . néanmoins, en éliminant les cas où L'insuccès tient à une constitution ou à une hygiène défectueuses, el en me rappelant aujourd'hui Les tertiaires que j'ai trouvés rebelles à L'iode, je constate que que ce ne sont ni certaines espèces de lésions, ni une date très ancienne, ni un degré exceptionnellement grave du mal qui expliquent cette résistanci au remède. Elle semble donc plutôt résulter d'un état particulier du sujet, étal dépendant soit de sa constitution native ou acquise, suit de son hygiène.
Je terminerai en citant quelques formules pharmaceutiques; quelques receltes recommandées par de bons service*.
La première est la tisane de Pollini; non pas celle prise dans nos officines, mais celle qu'on fait venir de Milan (s'adresser à M. Gasparini, via San Damiano, n° 441) — j'avertis que c'est une dépense de 2î0 francs (il y a une réduction si le médecin cerlilie ensuite que le malade a guéri grâce au remède). Ce traitement comporte un régime sévère, expliqué sur le prospectus, et qui peut sans doute revendiquer à bon droit une part des honneurs de la cure.
J'ai vu guérir par l'arsenic, par la liqueur de Donovan, même par un rob fameux dont le nom se trouve partout, par l'usage prolongé des pilules de Dehaut et autres purgatifs drastiques, par une série de bains de vapeur, parles tisanes de Feltz et de Yigarous, par le platine, l'or, l'argent, vraie monnaie du mercure.
Les eaux minérales ont leur place en ce lieu, comme établissant la transition la plus naturelle entre les agents médicamenteux et les agents tirés de l'hygiène. Quelques-unes d'entre elles, en effet, les sulfureuses, les bromo-iodurées, les arsenicales, ont une action curative réelle, soit directement sur la maladie, soit indirectement en favorisant la tolérance et l'absorption de* spécifiques. Mais elles servent aussi par l'influence que le repos, le calme moral, l'air vivifiant de la campagne exercent sur l'état général.
En môme temps que, bien administrées, la plupart des eaux favorisent la reconstitution de l'organisme, il faut, par contre,. prévoir l'effet nuisible qu'elles peuvent produire si l'on prétend, surtout d'emblée, déployer leur action stimulante. Chez un syphilitique depuis longtemps exempt d'accidents, toute perturbation de l'économie, nous le savons, peut provoquer une récidive. Or les sudations, notamment en vase clos, sont éminemment congestives et pas seulement congestives du tégument. Aussi, en développant ce point délicat avec sa sagacité ordinaire, L. Julien a-l-il pu citer à l'appui de celte thèse d'effrayants exemples d'hémiplégie, d'aphasie,