SYPHILIS PAU GÉNÉRATION
pu ru signaler la cause dans une maladie intercurrente quelconque de li mère, il esl rationnel de la rapportera un étal pathologique du fœtus ou de ses annexes. Quelquefois cependant il b été impossible de trouver sur le fœtus expulsé dans conditions aucune altération.
On observe néanmoins des lésions «lu placenta, lésions fréquentes dont VirchoM a décril deux formes : l'une diffuse, caractérisée par l'épaississemenl avec induration Qbreusc de l'organe, se terminant par l'atrophie des villosités; l'autre circonscrite, se présentanl bous l'apparence condylomateuse, due à des végétations polypiformes, consistant elles-mêmes en un tissu muqueux riche en vaisseaux.
Théorie de la syphilis par génération.
Des maladies dites héréditaires, les unes ne sont pas contagieuses '. arthritisme, cancer, surdi-mutité, etc., les autres sonl contagieuses syphilis . Dans ces dernières, l'agent de transmission, le contagium, ne passe de l'ascendant au descendant que par les voies de l'absorption vasculaire.
! n'est pas contesté quant au mécanisme par lequel la mère infectée infecte l'embryon, le fœtus, puisqu'elle lui fournil les éléments de sa nutrition.
Ce dogme parait plus difficile à prouver quant aumécanisme de la transmission par le père. Mais on l'explique cependant en réfléchissant : l 'que, dans l'acte delà fécondation, les spermatozoïdes avant de pénétrer dans l'ovule, rampent sur sa surfaceextérie r< : que par conséquent, si ces spermatozoïdes proviennent d'un homm i ce momenl sous le coup d'une
i. I. - conditions qui facilitent ce mode de transmission sont exposées dans mes mémoires \nnal ■ le syphilographie, 1887,
p. 303 et G58 .
2. <>n voil des spermatozoïdes mobiles -<>it rampant à la surface extérieure de la membrane vitelline, dans l'ouverture uni-
cropyle de cette membrane, et de telle Borte <|u>' la moitié de leur longueur se trouve hors de l'ovule.
syphilis à l'état transmissible, ils peuvent bien, grâce à leur contact avec la membrane muqueuse de la trompe, faire absorber par elle leur principe contagieux, en vertu d'un procédé vital dont ni le mécanisme intime, ni les effets locaux ne ressemblent à. ceux de la contagion vulgaire par effraction du tégument.
A ce compte, toute syphilis transmise à l'enfant par ses parents, dans l'acte de la génération, aurait passé parla mère . Et c'est, en effet, ce qui a lieu. La mère, en ce cas, est toujours plus ou moins touchée : tantôt elle a contracté ce que j'appelle une syphilis à plein tarif, manifestée par les symptômes classiques (syphilis par conception) ; tantôt elle a gagné seulement l'inaptitude à contracter la syphilis par le contact des lésions de la bouche de son enfant qu'elle allaite, lésions qui cependant transmettraient la syphilis à une nourrice étrangère (termes de la loi de Colles1).
1. Pourquoi, dans des conditions en apparence identiques, c'est-à-dire pourquoi, portant neuf mois un fœtus qui à sa naissance aura des symptômes de syphilis, la mère a-t-elle tantôt une vraie syphilis à manifestations, tantôt seulement une imprégnation syphilitique atténuée qui ne se traduit que par l'immunité? Il faut que la difficulté d'expliquer cette bizarrerie du fait soit grande pour qu'elle ait poussé de très bons esprits à révoquer en doute le fait lui-même.
On ne le contestera plus désormais, des expériences directes et multipliées ayant fait voir à quel point l'observation clinique avait prévu juste. Pour faire cette démonstration, Lingard a choisi un virus analogue à celui de la syphilis par les lois qui président à son évolution ainsi qu'à sa transmission, mais en différant en ce que son agent causal, le bacillus anthracis, est isolable, par conséquent cultivable et, de plus, communicable aux animaux inférieurs.
Armé de ces éléments de constatation, voici comment l'auteur a procédé :
11 inocule une culture de pustule maligne directement à l'un des fœtus contenus dans l'utérus d'une lapine vivante. Ce fœtus est toujours trouvé mort au moment, où la mère met bas. Quant à la mère, elle a acquis l'immunité, car, inoculée avec le sang (pullulant de bacillus anthracis) <\'un animal qui est mort de pustule maligne, elle reste saine. Réinoculé huit mois plus tard avec du sang de pustule maligne, ce même animal a résisté. — On a constaté que L'état d'immunité avait été acquis par la mère trente-six heures après l'inoculation de son fœtus. — Des fœtus '!•■ la môme portée ri, qui survivent, eux; oot. aussi. acquis l'immunité.
\ part la circonstance où la mère est rendue malade parce qu'on l'a