‹ La pratique des maladies vénériennesChapitre 72 sur 90 · VÉGÉTATIONS · texte numérisé non relu

VÉGÉTATIONS

Constituées par de petites tumeurs ordinairement lobées et lobulées, naissant le plus souvent sur les organes génitaux, le plus souvent aussi à la suite de maladies vénériennes, les végétations ne sont cependant ni une maladie contagieuse, ni une maladie virulente, c'est-à dire résultant d'une cause spécifique capable d'infecter et ne produisant que cet effet. Parmi les clients on les attribue généralement à la syphilis. Mais ce préjugé, qu'on retrouve même chez les auteurs d'il y a quarante ans, est mis à néant par les cinq faits d'observation suivants :

1° Les végétations apparaissent parfois chez des sujets qui n'ont eu aucune maladie vénérienne, quelquefois notamment chez des sujets qui n'ont jamais eu de rapports sexuels.

2° Elles peuvent durer plusieurs mois, plusieurs années, sans être accompagnées, plus qu'elles n'ont été précédées, du moindre symptôme de syphilis.

3° Si la syphilis coïncide fortuitement avec elles, leur marche, leur aspect n'en sont en rien modifiés.

4° Elles ne sont influencées en rien par le traitement spécifique, par l'usage interne du mercure, lequel fait cependant disparaître les lésions sypliilitiques qui peuvent accidentellement coexister.

o° 11 suffit de les détruire complètement pour en obtenir

VI GÉTATIONS.

h guérison radicale: un traitement spécifique ne donne au cune garantie c ontre leurs récidives.

I es végétations ne se transmettent point d'un individu à l'autre. Seulement, un homme qui a 'I - v< çé talions humides, Bécrétant on liquide acre, peut, par le contai i de ce liquide avec la muqueuse similaire d'une femme, déterminersur cette muqueuse une irritation blennorrhoïdale, laquelle, à son tour, -i elle s'établit à demeure ou récidive fréquemment, pourra quelquefois devenir I»- point de départ d'un travail de prolifération.

Voilà comment s'expliquent les quelques faits allégués comme exemples de transmission des végétations.

En somme, les végétations ne sont que des verrues, qui naissent sur des régions où le tégument est ténu et pourvu de papilles nerveuses, lorsque >ns ont subi des irritations

réitérées ou prolongées .1 l'occasion de maladies vénériennes comme de toute autre cause irritante ; de même qu'on voit les véritables verrues affecter surtout les doigts des enfants, la un le tégument, encore plus fin et délicat à cet âge, est exposé, vu leur malpropreté proverbiale el par l'effet de leurs jeux usuels, à tant de causes d'irritation. — Par le fait, 1 talions ou verrues génitales sont beaucoup i»lus communes chez les jeunes gens; el parmi ceux qu'on en voil atteints, la plupart \~ sur 55, d'après ma statistique avaient eu «les verrues dans leur enfance '.

II est donc des individus prédisposés à cette sorte d'épi-

des peaux qu'on peul dire peaux à verrues. Cette notion portera toul à l'heure ses fruits.

h - qu'on aperçoit une végétation, l'indication esl de la détruire, el cela pour plusieurs motifs.

1 une difformité el une difformité spécialement incommode. Lors même qu'elle ne gêne pas le coït; - 1 seule présence

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