‹ La pratique des maladies vénériennesChapitre 74 sur 90 · VÉGÉTATIONS · texte numérisé non relu

VÉGÉTATIONS

porter, en le lenanl la pointe en base! dans la direction d'un angle de 15°, successivemenl sur tous les points de la circonférence de la bas* de chaque végétation. Il Paul l'appuyer assez fortement pour que, Bans qu'il y ail Baignement, la pointe pénètre en partie dans l'épaisseur du tégument.

Réitérer celte petite opération tous les jours jusqu'à ce que la végétation se flétrisse assez pour que, en la pouss ml du boul du doigt, on puisse la faire tomber. »

I. irsqu'elles sont très nombreuses, il serait ti'"i> laborieux de traiter les végétations ainsi toutes a la fois. Recommandez alors au malade de commencer parles plus grosses; il arrive parfois que, celles-ci détruites, les autres tombent spontanément. La mère, dit-on vulgairement, a entraîné toute la famille dans sa chute.

On peut essaj er d'un caustique plus énergique, un mélange de un tiers d'acide chromique avec deux tiers d'eau. < in le dée bout d'une baguette de verre sur les végétations, préalablement bien essuyées et séchi

Ceci a-t-il échoué ou est-il impraticable, on en vient à IV pération radicale, à l'excision*. Mais si les végétations sont humides, rouges, spongieuses, -i, par conséquent, on a à prévoir beaucoup de saignement, il convient d'abord de les dessécher, ce qu'on obtient en les encapuchonnant, autant que possible chacune à part, de charpie humectée d'une forte solution d'acétate de plomb. Il faut continuer ces pansements, trois fois par jour, pendant les cinq ou six jours qui précèdent l'excision. Faute de cette précaution, le sang masquant lessurfaces malades, i a risquerait de ne pas couper exactement les pédicules 'i surtout en empèchanl de les apercevoir, de laisser inta» ti - | lusieurs végétations : ce qui nécessiterait

l. Toute opération Banglante esl coutre-iodiquée chez une femme enceinte : d'abord la secoussi i ml de l'acte opi ratoire pourrait causer un uvortement; ■ qui esl un motil plus décisif — le plus souvent ou voil les végétations qui récidivent tant que dure la guérir d'elles-mêmes api Dénient.

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une seconde opération. Avec le dessèchement préalable, j'ai depuis longtemps réalisé, dans cette chirurgie minime, les bien laits fort appréciables de l'ischémie.

Ainsi préparée, la personne étant debout s'il s'agit du gland, assise ou couchée si c'est la vulve, le chirurgien met successivement à découvert et en saillie ebaque végétation, en déployant et tendant de la main gauche le tégument qui la supporte.

La végétation ainsi mise en relief, on la coupe d'un seul coup de petits ciseaux courbes sur le plat, à lames minces. Si le malade est ferme et docile, le chirurgien expérimenté et doué d'une bonne vue, l'extirpation totale peut se terminer en quelques minutes. Ceux qui ont vuRicord faucher ainsi l'hortolage du clos des Capucins n'oublieront jamais l'instructive leçon de ce spectacle. On arrose de temps en temps la partie d'eau froide. Presque jamais il n'est besoin d'autre hémostatique. Pour pansement, mettez un peu de coton aseptique sec sur lequel vous appuyez quelques instants ; si le saignement persiste, faites coucher le malade dans une situation telle que la région opérée soit la plus élevée. Ce simple soin suffiten général pour arrêter l'hémorrhagie.

Quelque habilement que l'excision ait été faite, bien qu'on ait eu soin de comprendre dans la section une petite partie du tégument sous-jacent, il y a quelquefois récidive. Il faut alors, après l'excision faite à nouveau, cautériser la ou les racines.. Mais ici se présente une difficulté. Si vous cautérisez immédiatement, le sang qui coule encore délayera le caustique et par conséquent en affaiblira l'action destructive. Remettez-vous au lendemain?... un nouvel obstacle va résulter de ce que la petite plaie, parfois alors déjà réunie, empêchera le caustique de pénétrer. Je recommande, en ce cas, au malade excisé de revenir dans deux heures. A ce moment la plaie ne saigne plus, mais elle esl encore ouverte. J'y porte vivement le bout pointu d'une allumette trempé dans l'acide nitrique; la dou-

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leur est cuisante, mais ta garantie est aussi complète que ible.

Lorsque des végétations anciennes, confluentes, stratifiées, formenl à la vulve, à l'anus, sur le gland, des champignons énormes qui gênent les fonctions <•! altèrenl la forme des organes, il faut opérer avec le bistouri, après anesthésie; el Bouvenl ensuite le Fer rouge doil intervenir comme moyen hémostatique, ainsi que pour détruire les restée de la masse végétante.

Les végétations non pédiculées sonl toujours beaucoup plus difficiles à détruire. On y parvient cependant quelquefois assez aisémenl lorsqu'elles Boni partagées en lobes distincts, en portant l'allumette taillée à plat puis imbibée du caustique, dans le fond de chacun des sillons <|ui séparent ers lobes. I >n peut, au besoin, substituer a l'acide acétique l'acide nitrique, qui esl plus actif. -Maissi la surface esl unie, il faut procéder autrement, et je ne connais pour ce cas que deus bons moyens.

Voici le premier, le plus simple :

N 54. — « Deux fois par jour, frotter chaque végétation avec le bout du doigt ou avec une petite Bpatule chargée de la poudre suivante :

Poudre de sabine / „ ,

... i9 grammes.

— «1 alun calcine )

Pulvérisez séparément chaque substance, el mêlez-les

intimement — Formulaire de FAntiquaillt Continuer les frictions plusieurs jours, jusqu'à ce qu'elles aient déterminé de l'irritation à la surface. Los suspendre alors; puis les recommencer si, lorsque l'irritation aura cessé, la guéi ison n'esl pas complète.

Par une série de ces frictions faites avec persévérance, on peut obtenir la diminution graduelle el finalement la disparition totale M. - végétations.

ndanl . n'esl rien moins qu'infaillible, i i

parfois il faut eu arriver à la cautérisation réellement destructive de la couche épigéhique implantée par une large base sur le tégument. Pour en venir à bout sans trop de dégâts, sans s'exposer à faire porter inutilement la destruction à une largeur et à une profondeur trop grandes, je donne la préférence au caustique dont on peut le mieux mesurer et limiter l'action dans tous les sens, à la pâle de Canquoin. On l'applique comme je l'ai dit ci-dessus (v. p. 204), après avoir d'abord mis à vif la superficie de la masse végétante, au moyen d'une couche de pâte de Vienne, laissée en place pendant 3 ou 4 minutes seulement.

On peut encore commencer par rendre artificiellement pé~ diculée une végétation qui était sessile, en traversant d'abord sa base de deux aiguilles fichées à angle droit : jetez alors sous ces aiguilles une ligature ; vous la serrez ; et la végétation ainsi étreinte devenant saillante, vous n'avez plus qu'à l'exciser d'un coup de ciseaux :

Malgré la multitude et la puissance curative réelle des moyens que nous venons de passer en revue, on voit certaines végétations récidiver invinciblement. Je devrais plutôt dire qu'on le voit chez certains individus; car il est des sujets, et chez ces sujets, il est des périodes de leur vie, où les végétations, quelque bien desséchées, coupées, brûlées, qu'elles aient été, repullulent obstinément. Ceci d'ailleurs n'a rien de propre aux végétations ; cela s'observe de même, et journellement, pour leur parfait analogue anatomique, pour Jes verrues.

Il faut, en conséquence, qu'on le sache : toute végétation n'est pas exclusivement justiciable des ciseaux et du caustique. Quand, après les avoir détruites complètement, on les voit reparaître soit sur place, soit à côté, et reparaître à deux ou trois reprises successives, il faut désarmer, et, sans renoncera l'emploi des moyens topiques propres à empêcher leur accroissement, c'est-à-dire de* astringents, n'attendre

01 XISTI NCE DE DIVERSES MALADIES, rien de décisif que d'un changement opéré dans l'organisme. On peut même dire que plus le mal a récidivé, plus il prouve par là qu'il dépend d'un étal général, el plue il laisse l'espoir d'une guérison spontanée l'ut ure.

Or, cel étal général, peut-on le modifier .'... Il Faudrait pour cela !«' connaître, el rien n'esl encore fail a cet égard. J'ai ru généra] trouvé impuissant contre lui le bicarbonate de magnésie, donl M. Lambert, de Haguenau, avait expre — menl conseillé l'usage interne, à la dose quotidienne de 0, IS à o.j.i. J'ai, d'autre part, vu, dans trois cas tranchés des végétations jusque-là réfractaires, céder après que l'individu débilité par les privations eu! été mis el maintenu pendant quelque temps dans de meilleures conditions de nutrition. D'ailleurs, la chloro-anémie étant un accompagnement assez ordinaire de la grossesse durant laquelle les végétations prospèrent si bien et à l'issue de laquelle elles tombent d'elles-mêmes), je n'hésite pas .1 conseiller les toniques, surtout le Fer et un régime plus substantiel, en même temps que l'emploi permanent de quelques topiques astringents, aux jeunes gens chez qui la prolifération verruqueuse génitale me semblerait, vu l'insuccès des moyens locaux, tenirà une disposition constitutionelle. — Du reste, le praticien bien avisé ue restera jamais inactif en cette circonstance. Tel ''-1 le nombre des agents préconisés contre les végétations, qu'il peut, el durant les quelques mois qu'exige la rénovation Balutaire de l'organisme, passer sans incom énient de l'un à l'autre. Il le peut, et, dans son intérêt, il le doit. M esl bon que votre client guérisse; mai- il est encore mieux, penseront quelques-uns, que vous soyez censé l'avoir guéri !

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