II
Qu'est la blennorrhagie?
Nous sommes aujourd'hui en mesure de répondre :
C'est une maladie parasitaire produite, exclusivement produite par le gonocoque.
De tous les petits êtres en possession ou en instance du titre de pathogène, nul, plus que celui-ci, n'a ses papiers en règle.
Pour prouver qu'un micro-organisme est bien la cause, l'unique cause d'une maladie, il faut montrer :
1" Qu'il existe chez tous les individus atteints de cette maladie ;
2° Qu'il n'existe que ces individus, chez ces malades;
3° Que, inséré à des individus sains, il y engendre la même maladie.
A elles seules, les deux premières conditions de cette trilogie démonstrative, quand on les a remplies, suffisent à établir une forte présomption.
Or, quant à la blennorrhagie, Neisser, dès l'origine de sa découverte en 187t>. y avait satisfait en montrant la présence du
micrococcus spécial dans le pus de toutes lea blennorrhagiee
[urèthre, utérus, conjonctive . <»n l'a rnêi lepuis rencontré
quelquefois dans le liquide de la tunique vaginale, d'une orchite blènnorrhagique, dans des abcès du voisinage de l'urèthre, dan- les épanchements articulaires de l'arthrite blennorrhagrque el dans le sang des malades atteints de cette espèce d'arthrite.
second Lieu, on l'a d'autre pari inutilemenl cherché dans les sécrétions purulentes des balano-posthites , des chanc relies, de panaris, de métrite, de leucorrhée vaginale.
\ ce propos même une contre-épreuve a surgi «lu hasard des explorations. Neisser, qui avait examiné treizecasde leu corrhée vaginale sans y découd rir de micrococcus, en trouva en abondance chez deux jeunes filles don! la maladie résultait d'un attentat. Or, l'enquête prouva que l'individu qui avait commis le crime étail affecté de blennorrhagie.
Le troisième terme, inoculer /<■ microccocus, paraissait plus difficile à atteindre, par ceux qui ont pratiqué cette expérience. Mais les facilités qu'on avait jadis trouvées, ou qu'on s'était Faites pour démontrer expérimentalement la transmissibilité des lésions secondaires de la syphilis a'ont pas
t'ait défaut en cette circonstance, l'ailleurs le péril à courir
étail beaucoup moins grave. Après avoir isolé le micrococcus par une série de cultures, on a pu, l'ayant transmis dan- cet étal a des sujets sains, engendrer chez eux une blennorrhagie. iococcus cultivé artificiellement fui inoculée des étudiants dévoués : chez trois de cesjeunes gens une chaude-pisse vraiment typique se déclara Rosi ai . Un liquide de quatrième culture injecté dan- l'urèthre d'un homme atteint de démence, lii développer, au bout de trois jours, une uréthrite purulente Bockharl . Non- relaterons en détail cette observation.
De ces diverses constatations el expériences il ressort plusieurs conséquences :
28 BLENNORRHAGIE URETHEULE.
D'abord la spécialité de la blennorrhagie. Jusqu'ici elle ne s'appuyait que sur des considérations cliniques : dogme certain ; mais dogme, et à ce titre contestable selon la raison.
Maintenant, assise sur des constatations matérielles, elle est un fait qui s'impose.
Puis, instrument de précision pour constituer et démontrer la théorie, ce l'ait fournit, dans la pratique, un précieux élément de discernement et de contrôle.
D'abord, et avant tout, consulté sur la nature d'un écoulement, le médecin doit y chercher le microbe, le gonocoque : il n'est autorisé à dire qu'il y a blennorrhagie que s'il l'y a trouvé. Résolvant de façon positive une foule de questions sociales, toujours délicates, parfois très graves, le résultat de cette investigation, qu'il soit positif ou négatif, peut prendre la rigueur et rendre les services d'une consultation médico-légale.
D'autre part, le processus blennorrhagique rentrant dans le domaine de la phytologie, son évolution (à part les variations tenant aux conditions de milieu) va reproduire celle des êtres de cet ordre : en effet, les divers états de vie latente, de vie plus ou moins ralentie, de vie active, propres aux végétaux, leur mode particulier de nutrition (avec ses déchets), de développement, de prolifération, doivent être, sont la lui d'existence du parasite implanté sur nos tissus.
Ainsi se comprennent divers phénomènes, sans cela inexplicables, du cours de notre maladie, tels que : son incubation; Sun passage si fréquent (dans la blennorrhée) de l'état non contagieux à l'état contagieux, et réciproquement ; s,i résurj'eclion, après son extinction apparente due à certaines médications, etc.
Il est aisé de pressentir quelles applications ces notions ont déjà et sont appelées à avoir dans la thérapeutique.
THftRAPEUTIQI i .
THÉRAPEUTIQUE Indications. — Formules. — \todus faciendi.
De plus en plus rarement, surtoul grâce aux excès de la réclame, nous voyons un blennorrhagien venir nous consulter dès le débul du mal el se confier entièrement à notre direc lion. Néanmoins, comme cela s'observe encore quelquefois, ci afin de n'omettre aucun précepte utile, procédons par ordre, el disons ce qu'il y a à faire à chaque période de La maladie.
Première période. — État abortirle. — Dès qu'ont apparu les signes de ce que j'ai ci-dessus v.p. 3) appelé le vrai début, il faut agir par une injection : laite à temps el bien faite, elle peu! guérir. Mais ici il faul de minutieux détails.
Ayant choisi une seringue en verre à bec un peu long, donl le i ► i — t < > r i soi! assez bien garni pour pouvoir aspirer le liquide, vous prenez entre les trois premiers doigts de la main droite L'instrument à moitié rempli ' d'une solution de nitrate d'argenl de 20 centigrammes de sel sur 20 grammes d'eau , vous en introduisez le bec à 10 millimètres de profondeur dans l'urèthre, la verge étanl élevée. Quant à la main gauche, tandis que le médius el L'annulaire maintiennent exactement le prépuce en arrière du gland, les bouts du pouce el de L'index tirent les parois de L'urèthre de côté (de limite à gauche), de façon à en coiffer exactement le bec de la se ringue, si bien qu'il ne subsiste entre l'instrument el la face interne du canal aucun intervalle par où Le liquide, au moment où il est injecté, puisse >*erhappcr et sortir.
I. Cette quantité suffît, la maladie, à cette période, n'ayant pas d< le premier tiers de L'urèthre. Pour atténuer la douleur, l'aire précéder L'injection caustique d'une injection de solution au dixième de chlorhydrate de cocaïne<
30 BLENNORRHAGIE l'RETHRAI.E.
Tout étant ainsi préparé, vous pousse/, le piston avec une vitesse telle que la rîemi-seringuée passe dans l'urèthre en trois secondes. Puis, d'un prompt mouvement bien combiné des deux mains, pendant que de la droite vous retirez l'instrument du canal, des deux doigts de la gauche vous fermez le méat.
Mais comme ces duigls qui pressent l'urèthre rapprochent ses parois dans une étendue d'un centimètre et demi, par conséquent empêchent le liquide de le toucher dans cet espace, et comme cet espace, le premier qui a été envahi par la maladie, est justement celui qu'il importe le plus de modifier par un contact suffisamment direct et prolongé de l'injection caustique , il faut alors ne tenir le canal .fermé qu'avec la pulpe de l'indicateur appliqué sur son orifice.
Gela fait, on garde les choses en l'état pendant cinq minutes en exécutant, à trois ou quatre reprises, avec l'indicateur droit, de douces pressions d'arrière en avant sur le canal, depuis le devant des bourses jusqu'en arrière de la fosse naviculaire ; cela afin de faire pénétrer le liquide dans tous les plis, sinus, orifices de follicules qui existent à la surface interne de l'urèthre.
Le client doit être averti de laisser ensuite passer au moins un quart d'heure avant d'uriner. Il faut le prévenir aussi que, au bout d'une heure et demie, commencera une sécrétion purulente, épaisse, avec douleur en urinant, sécrétion dont il ne doit pas s'alarmer et qui n'indique point une augmentation de la blennorrhagie ; elle n'est que l'effet de l'injection, et cessera d'elle-même au bout de vingt-quatre ou de trentesix heures.
A ce tenue, si l'abortion a réussi, on trouve le canal sec, quoiqu'un peu de dysurie (effet de la cautérisation) doive persister pendant quelque temps. En cinq jours, la ^uérison est complète, et le client peut reprendre toutes ses habitudes... toutes.
I lll RAPEUTIQUE. 31
m contraire, l'abortion a échoué, après s'ingt-quatre heures environ de guérison apparente, il s'établit peu .1 peu une sécrétion purulente, sécrétion qu'on distinguera aisémenl de celle produite par L'injection: d'abord, parce qu'elle ne commence que trois jours après L'injection faite, puis, parce qu'elle \a en augmentant, tandis que celle due à L'injection va toujours en diminuant, lui cas d'échec, il parall absolumenl irrationnel, et il sérail infructueux de tenter une deuxième injection, 'même à dose plu- forte.
A L'occasion, pour ceux qui veulent acheter la prompte guérison au prix d'une vive douleur, j'emploie depuis quelque temps de plus fortes doses. Voici commenl j'y ai été amené. Un de mes clients, experl en chaudepisses, avait par incurie laissé progresser sa troisième jusqu'à sa 54e heure. Voyant L'inflammation progresser, il voulut rattraper letemp6 perdu, et se lit une injection à deux grammes de mirai'' d'argenl sur H> grammes d'eau. Le succès, un succès complet couronna en trois jours cette hardie tentative. J'y ai plusieurs fois recouru heureusement, en pareil cas, en diminuant La dose de moitié.-— Notons que ce client n'avait gardé l'injection que huit ou dix secondes.
D1.1 \ii:.mi: période. — État irrépressible. - A la première période, il importait — parce qu'on a alors espoir de réussir — il importait d'agir aussi promptement que possible contre la blennorrhagie.
Dans la- nde période, tout à L'opposé, il importe avant
tout cl'- il-' pas agir contre la blennorrhagie, de la Laisser suivre son cours. Indiquons donc avec précision a quels Bignes mu reconnaît qu'il est trop tard pour tenter une médication active, qu'il faut se résignera attendre.
Quand la blennorrhagie date de plu- de trois .'pair-, quand Ba sécrétion fournit une goutte de pus par heure, quand H \ a douleur, -"it m minant, soit durant L'érection, quand
32 liEENNORKHAGIE UHETHRALE.
les bords du méat — indice de l'état de la muqueuse uréthrale, comme la langue l'est du tube digestif — sont rouges et luisants, beaucoup de malades et quelques médecins penssent que, même à ce degré, on peut obtenir la guérison expéditive, au moyen du copahu et d'injections astringentes, catbétériques ou caustiques. Ils entreprennent donc cette cure, et presque toujours, voici ce qu'il arrive:
L'écoulement est presque supprimé au bout de cinq jours, mais il en reste à cet état de quasi-suppression. Souvent alors on varie les remèdes, on passe à de plus actifs, on change les préparations, jusqu'à ce que, de guerre lasse et voyant continuer ce suintement, on cesse enfin toute médication.
On cesse, et aussitôt l'écoulement, la douleur, la tuméfaction recommencent tels qu'au début. Le mal, dès lors, suit son cours progressif sans que la médication spécifique précoce, intempestivement instituée, ait eu d'autre résultat que d'avoir habitué l'organisme à l'effet des antiblennorrhagiques, de ces précieux agents qui, lorsqu'on y recourra plus tard, auront ainsi perdu la plus grande partie de leur action curative. On contestera l'exactitude de ce tableau ; on arguera sans doute d'une pratique plus heureuse que la mienne... Mais je maintiens mon dire et, au nom de cinquante ans d'observation (plus d'une fois exercée sur les terres de mes voisins), je défie qu'on me montre, guérie en quinze jours, une blennorrhagie uréthrale, dont le traitement pour coupe?* aura été commencé durant la période aiguë, telle que je viens d'en spécifier les caractères.
Beaucoup de clients consentent bien à laisser coule?' avant de couper. Mais ils n'y consentent que pour quinze jours. (Juinze jours! c'est, et aux yeux de tous, le temps réglementaire. A ce terme, lachaudepisse est censée répressible. Douloureuse, copieuse, purulente, avec œdème ou gonflement inflammatoires, peu importe : il faut l'arrêter ; elle doit être mûre, puisque y a quinze jours!
THÔRAPEUTIQI E. 33
\ ces illusions qui Fonl la fortune des pharmaciens Irai* tants el la déception des malades, substituez hardiment l'impitoyable mais salutaire vérité. A toul blennorrhagien qui vient vous consulter au moment où la période aiguë esl établie, annoncez qu'il en .1, en moyenne, pour un mois <m bîx semaines avanl qu'il y .«il possibilité d'administrer utilement les spécifiques. Il Be récriera : Tenez bon. — Il vous quittera : Patience! Bientôl vous le reverrez, el plus que converti '.
Si cette période parai) longue au malade, elle n'es! pas moins pénible pour le médecin qui se voit, à chaque visite, harcelé de nouvelles sollicitations, ouvertes ou dissimulées, toujours pressantes, parfois injurieuses au fond quelque courtoise qu'en reste la forme. Qu'il soit armé pour y résister.
Passons maintenanl à la thérapeutique de l'étal irrépressible.
Tanl que la miction ne cause qu'une souffrance modérée et que les érections ne troublent pas le sommeil, la médication doit se bornera des prescriptions peu inc modes el
peu coûteuses ; car plus elle sera simple et mieux on obtiendra qu'elle soit continuée pendant le temps nécessaire. Voici l'ordonnance que je lais en pareil c
N° I. — ■■ Quatre ou cinq fois par jour, boire nu verre d'eau, qu'on sucrera soit avec du sirop d'orgeat, soil avec une pincée il'' la poudre suivante :
Pomhv de sucre > „n
■ , aa Go (n'animes.
— de gomme arabique i
1. Je oe refuse pourtant jamais, quand le clienl le demande, de tenter de couper par les balsamiques el les injections une chaudepisse aiguë; car d'abord il se peut que l'acuité que je constate ><ni plus apparente que réelle, tienne à des causes qui n'auronl qu'un effet passager; puis, el surtout, ci 1 essai, quel qu'en soit le résultai sur la maladie, ne
-1 on le cesse dès qu'on en aura constaté l'impuissance, cet dis-je, ae peul créer aucun danger pour le malade.
Didat. .1
34 ' BLENNORRHAGIE URÉTI1RALE
Poudre de guimauve
.M riez 1
; aa 4 grammes, de nitrate de potasse.
« Prendre, tous les trois jours environ, un bain tiède d'une heure de durée.
« S'abstenir de bière, vin blanc, vermout.
« User, avec modération, de vin pur, café, liqueurs, charcuterie, ragoûts épi ces ~.
« Éviter de porter les doigts aux veux, après avoir touché la verge.
« Plusieurs bains locaux, par jour, dans de l'eau froide.
« Porter un suspensoir, qu'on ne quittera qu'en se mettant au lit 3. » Date et signature.
1. Le malade, à sou gré, choisit entre ces deux boissons délayantes, ou en alterne l'usage. Il pourrait les remplacer, selon sa convenance, par de la limonade, des bavaroises, une eau gazeuse de table, du coco (si bien nommé, pour la circonstance, tisane de polisson) ou par de l'eau sucrée ou même de l'eau pure.
2. La bière a une actiou aggravante qu'on ne s'explique pas, mais qui n'en est pas moins réelle. Le vin, le café, l'eau-de-vie, pris avec modération, ne jouissent pas du même inconvénient, ainsi que l'écrit un auteur moderne.
3. Ici doit être exposée une question de toilette, qui, occasionnellement, peut devenir une question sociale, voire une question judiciaire. Rebelle par instinct à cette partie de la légende napoléonienne, aucun blennorrhagien ne se soucie davantage de laver que d'exhiber son linge sale en famille. Et voici les divers procédés que nécessité l'ingénieuse leur a suggéré pour dissimuler ces taches compromettantes.
D'abord, la vulgaire enveloppe faite avec un linge grossièrement entortillé qui entoure la verge, et est fixé au moyen d'un fil noué ou d'un bracelet de caoutchouc; ou le bout de condom attaché de la même manière.
Il existe dans le commerce des étuis ou gaines en caoutchouc vulcanise, tenant par deux boutons à la ceinture du suspensoir; appareil maintenant la fraîcheur, très facile à nettoyer par un simple lavage à l'eau. et, par conséquent, toujours propre.
Beaucoup se contentent de fixer avec deux épingles, en dedans du devant de la chemise, un simple mouchoir de poche plié en quatre.
Mais le meilleur moyen, pour ceux dont le prépuce est bien conformé à ce1 effet, consiste en un petit morceau de linge de ii centimètres sur 2, que, étant décaloté, on place en écharpe dans le sens de sa longueur sur le gland, et qui, le plus aisément du monde, se trouve être fixé de lui-même, rien qu'en ramenant le prépuce en avant.
THÊHAPEUTIQUB.
Cette ordonnance, faite pour la période inflammatoire, suffit parfaitement lorsque l'étal aigu ne s'exaspère pas, c'està-dire dans la plupart des cas. Elle permet de continuer !•• genre de \ ie et les occupations ordinaires. Avertissez le client que, malgré ce traitement sédatif, l'inflammation, parcourant Ba marche naturelle, augmentera pendant quelque temps encore, pour ne s'apaiser qu'ensuite.
Si les symptômes phlegmasiques deviennent plus accen tués, -.m- cependant atteindre leur summum, l'ordonnance suivante répond à l'indication :
\ J. — « Boire cinq ou six verres par jour de tisane de chiendent et racine de fraisier, sucrée avec le sirop de guimauve.
Tous les deux jours, avant de 8e mettre au lit, prendre mi bain d'une heure et demie de durée ' .
■ Prendre, deux ou trois fois par jour, un bain de la verge, dans ili> l'infusion de mauve tiède.
« Eu se couchant, mettre dans le dernier verre de tisane
un deux cuillerées h café de sirop de codéine.
Saupoudrer l'intérieur du suspensoir de poudre de camphre.
Pas de courses trop longues ni d'efforts répétés, ni surtout d'équitation, à moins qu'on ne soit habitué à cet exercice.
Au summum d'intensité phlegmasi [ue correspond la prescription suivante :
N ■'!. — ■ Appliquer huit sangsues au périnée2.
i. Pour obtenir d'un bain le meilleur effel sédatif, il faut le prendre dans la soirée, et, pendant le dernier quart d'heure, laisser tant soi! peu refroidir l'eau. On peut y uriner, mais il tant réprimer les envies d'uriner a chaque instant, que la vue el le contact de l'eau font naître chez qui I ques personnes. En hiver, on se soustraira aux chances de rhume qui résultent des bains multipliés, en avant soin, en sortant, de frictionner vivement tout !■• corps avec les lin
2. Il est très rare que l'inflammation soil assez forte pour néc< ssiter une déplétion sanguine locale. Je n'y ai, quant à moi, pas eu recours
« Gardez le lit ou la chambre.
« Boire deux ou trois litres de tisane de nymphœa ou de graine de lin, émulsionnée.
« Grand- bains quotidiens, de deux ou trois heures de durée.
« Bains locaux multipliés dans l'infusion de mauve. N'uriner que la verge étant plongée dans de l'eau tiède.
(i Éviter toute occasion, physique ou morale, d'érection. Dans la miction laisser couler l'urine plutôt que la pousser. Cataplasmes de farine de lin. faits très longs de manière à ce que, après avoir entouré la verge, ils s'étendent jusqu'au périnée. Le jour, quand on est obligé de marcher, tenir haute la verge, qu'un a préalablement enveloppée d'une serviette, dans un étroit caleçon de bain en coton1.
« Tenir le ventre libre, en usant alternativement, un jour d'un verre d'eau avec 15 grammes de sulfate de soude, bu le matin à jeun, et, le jour suivant, d'un lavement de décoction de son avec deux cuillerées de mélasse ou de miel. »
Les douleurs, qui, pendant l'érection, coupent le sommeil et atteignent parfois une intensité intolérable, sont justiciables de deux ordres de médications à employer simultanément: l'une pour abattre l'inflammation (voyez ci-dessus), l'autre agissant directement contre l'érection, pour la prévenir ou la faire cesser. Yoici un spécimen de la prescription visant ce dernier but :
N° 4. — « Avant de se coucher, avaler quatre des pilules suivantes (une par une, de quart d'heure en quart d'heure) :
plus de huit ou <1 i x fois. Quand on s'y décide, il faul ordonner au minimum huit sangsues, parfois douze ou quinze chez les sujets sanguins, vigoureux. Il peul aussi arriver qu'où n'obtienne un effel sédatif qu'en renouvelanl l'émission, à cinq ou six jours d'intervalle.
1. Grâce à ce remplissage et grâceà l'élasticité du caleçon, la verge, fixée contre l'aine, esl à l'abri de trois causes incessantes d'irritation : frottements, ballottement et situation déclive.
rUÉRAPEUTIQl E,
iphre :i gramn
i rail d'opium 2 décigrai .
Pour '.' i pilules.
< in peut dépasser cette il"-''.
Si l'on s'éveille, prendre dans un peu d'eau l'un des paquets :
Sucre .... / „ ,
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