‹ La précellence du langage françoisChapitre 135 sur 183 · Le doux zéphir. — Fais-moi · texte numérisé non relu

Le doux zéphir. — Fais-moi

ressouvenir. {Sonnet clxiv.) 3. Cette mort m'étourdit, de la même manière que ceux qui sont atteints du feu de la foudre restent longtemps privés de sentiment.

302 DE LA PRECELLENCE

s'il faut dire Tassaudray ou Tassalliray *, ainsi voyons nous que les uns disent AssalisconOy les autres Assalgono, Car nous lisons Assaliscono en ce passage de Boccace, In quella guisa che glisfretiati cavali e d'amore caldi le cavalle di Parthia assaliscono * : mais le cardinal Bembo a mieux aimé dire Assalgono, vers la fin de ses Azolains, A tante noie, che ci assalgono cosi sovente da ogni parte '.

Ils disent aussi Fiorir, pour nostre Feurir : languir, ce que nous disons pareillement Languir : et Gioir, pour nostre Jouir. Je ne veux pas faillir d'adjouster ici Fallir (duquel use Pétrarque en l'un des passages que j'ay alléguez ci-dessus : où est aussi le Verbe Accompagnar) car je tien pour certain que ce Fallir aussi vient de nostre Faillir.

Mais peut estre qu'aucuns seront bien de mon opinion quant à ce Fallir, et quant à Gioir, Partir, Stordir, (et autres qu'on ne peut dire que nous ayons pris du Latin) qui ne le seront pas touchant ceux-là, Florir, et Languir : item, Sovenir etRisovenir, d'autant qu'ils diront que les Italiens ont eu congnoissance du langage Latin, dont ils ont

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