‹ La précellence du langage françoisChapitre 154 sur 183 · Édition de Wailly, 192 : avoit dous chastiaus devant les · texte numérisé non relu

Édition de Wailly, 192 : avoit dous chastiaus devant les

Pour garder ceus qui ouvre- chas et dous massons darrière

roient à la chaude, fist faire li les chastiaux, pour couvrir ceux

roys dous beffrois que Ton c^ui guieteroient. (Voir le Dic-

appelle chas-chastiaus : car il tionnaire de Godefroy.)

qui est vray) que quand on appliquera ces mots à leur ancien et propre usage, on n'aura pas grand besoin de faire venir d'Italie Scarpe et Contrescarpe, ne Parapet, ne Casemate^. II est bien vray qu'encore mieux nous passerons-nous des trois premiers que du dernier. Et en tout événement, si leur langage se pouvoit vanter de sa Casemate, le nostre se vanteroit de ses Moineaux, Quant à Parapet, il est indubitable qu'il ne signifie * ce qu'on avoit accoustumé d'appeler Avant-mur : et qu'aucuns appellent aussi Mantelet,

Mais il nous advient d'estre trompez en ces vocables estrangers, ainsi que le sommes en plusieurs hommes que nous ne congnoissons point : et principalement de ceux qui sont courtisans, soit du tout, soit à demi, car comme, pour voir en eux quelque magnificence d'habits (aujourdhuy que tout est loisible en tel cas) il nous semble que l'honnesteté nous commande les respecter : jusques à ce qu'estans informez de leur qualité, nous appelons parade et bravade (eux diroyent piaffe) ^ ce que nous nommions magnificence,

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