‹ La précellence du langage françoisChapitre 161 sur 183 · H. Estienne écrit quarreaux · texte numérisé non relu

H. Estienne écrit quarreaux

Î marrées 141, et l'emploi de gu au ieu de c s'explique à la fois par l'étymologie et par l'ancien usage.

Mais rien ne peut expliquer cet emploi de qu au lieu de c dans le mot chiquanerie 149. Rabelais écrit aussi les Chiquanous, le peuple Chiquanourroys.

26. Le c disparaît devant qu, comme dans 1 ancienne langue, dans le mot aquitter 1. Pour le mot (jfrec, comme pour les autres adjectifs terminés par c, H. Estienne forme le féminin en remplaçant c par que, greque 2, au lieu d'ajouter que à la forme masculine, comme on le faisait souvent au xvi* siècle {turcque, pubUcque^ etc.), et comme nous le faisons encore aujourd'hui pour le mot grecque. Cette forme se trouve aussi, quoique plus rarement, dans la Precellence.

27. H. Estienne bl&me dans la Precellence (48) et dans les Dialogues ceux qui assimilent le c au / dans le groupe et devenant tt. Il écrit pourtant ottroye 232, mais dans im proverbe. Il écrit ailleurs vittuailles 356. A la page 81, il emploie la forme a/fetté, mais sans doute avec intention, à moins qu'il ne faille reconnattre là notre ancien verbe affeter. Dans le mot échecs, le c final ne se prononçant pas est remplacé par un t, eseheta 137.

C, se, S, Z, X. 28. H. Estienne écrit par un c, an lieu de ss, fanent ^; fanions 25. Il se conforme en cela à l'étymologie comme à l'ancien usage.

OBSERVATIONS GRAMMATICALES

'29. L'emploi de la cédille n'étaat pas encore autui répandu qu'aujourd'hui, il emploie l'e muet pour marquer devant a ou o le son de e doux, comme nous le faisons encore pour le g : nCefforettmt 111; cornmeneeoit 240 : prononeeon» 33 ; prononceant 35i; renonceoit 241.

30. On trouve «ç o i te au lieu de » dans les différentes formes du verbe savoir. 11 est possible qu'au moins à l'origine il y ait eu là moins une fausse réforme étymologique qu'un essai pour bien marquer le son de s forte. On a relevé, dans des études sur la lanfrueduxiv*siècle, des formes comme tristesce ; ou, au commencement des mots : scilence, sceuz (solus).

31.0a trouve, au lieu de e, «entre une consonne et une voyelle : chanse 35 ; tanaer 258 ; tansement 258 ; entre deax voyelles ss : saiisae 133. Au moins pour le mot tauce^ le c n'a rien d'étymologique.

32. S entre une voyelle et une consonne est devenue muette depuis longtemps et conliaue cependant à s'écrire : s'esbahiront 8; eschappent 13 ; eacoutent 5 ; escrits 2 ; esparfjnez 22; estrangerea 2; eatat 17; meanage 17 ; monatré 1 ; oatera 7 ; respondil 6 ; taacheray 37 ; teamoigné 2; viatement 46, etc. Les composés viennent non pas de de mais de dia : deacouvre 25 ; dearaciner 2, etc.

De même il ne serait pas exact de faire venir élever de la forme classique elevare, émouvoir de emovere.

C'est la préposition ex qui sert à former les verbes français et c'est pour cela que nous avons eameue 4; ealevé 6. etc., formes qui se rencontrent dans les plus anciens textes.

Dans d'autres cas. Va ne se trouve dans le mot que par analogie, et indique que la voyelle précédente

est longue, comme dans empesché 5.

33. La lettre «, si souvent remplacée par X, d'une façon tout à fait illogique, à la fin des mots, conserve sa place dans 1^ substantifs chois 43 ; pris (prix) 253; dans la seconde personne tu peus 320; l'article aux s'écrit comme aujourd'hui ; mais H. Estienne conserve la lettre « dans le pronom relatif composé auaquela SiS.

34. La lettre a est remplacée par z dans les mots tutzard 11 ; magazina 202, peut-être sous l'influence de l'italien aszardoy magajszino; dans les verbes frizer (dans une citation) 101; autorizer 4: particularizer 96; formalizer 115, peat-étre, pour ces trois derniers, par imitation des finales grecques en \Xjtù% dans le verbe pezer 4. On trouve aussi, exceptionnellement, et sous l'influence du mot italien, ^ à la place de ç dans le mot joroven^ a/^4.

35. Le z, correspondant étymolofriquement à ta se trouve comme signe du pluriel dans des substantifs et des participes qui cependant ont cessé depuis longtemps de s'écrire avec un t an singulier :

qualitez 5 ; conaiderez 7 ; donnez 10 ; eapargnez 22; jetiez 20; motistrez 3o, etc.

D, T *. 36. Dans les mots qui se terminent au singulier par une dentale, la dentale disçaratt au pluriel devant a. H. Estienne écrit :

brouillara 51 ; grans 51 ; advoeaa (citation) 1%; ara 139; accens 38; changemena 72; contena 28, ercellena 42 ; fondemena 34 \ précèdent 44 ; parlana 112; auffisana 12, etc.

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