‹ La précellence du langage françoisChapitre 45 sur 183 · H. Estienne abuse un peu pénultième, comme dans ap · texte numérisé non relu

H. Estienne abuse un peu pénultième, comme dans ap

des apparences contre la langue jjresso, fratello, soit même sur

italienne. Les Italiens ne pro- Tantépénultième, comme dans

noncent pas leurs mots en o et famiglia^ et Vo ou Va qui sui-

en a comme nous les pronon- vent la voyelle tonique, sans

çons après les leur avoir em- être absolument de même

pruntés : piano, 5o/o, So//ën7io, valeur que notre e muet, ont

opéra, Magenta, L*accent est la une très faible sonorité. (Voir

plupart du temps soit sur la Tlntroduction.)

que me monstroil toute la famille^ quand je demeurais en vostre maison, que pour ceste fois il luy plaise me faire ceste courtoisie. Quelcun me dira, que comme la lettre A se rencontre tant de fois en la fin de ces mots Italiens, qui s'entresuyvent, ainsi la lettre E est un peu fréquente en la fin de ces mots François : mais la response est fort aisée, Que la lettre E est une de celles qui ont le son doux et plaisant : joinct que nous en avons de deux sortes, l'un estant E masculin, l'autre, plus fréquent, féminin (laquelle division semble admettre quelque subdivision) * et que ces deux sortes entremeslees font trouver diversité en une mesme lettre. Au contraire, la seule lettre A se rencontrant es terminaisons de tant de mots contigus, il est impossible qu elle n'ennuyé, tant pourcequ'un son qui n'est pas si plaisant que l'autre, est répété tant de fois coup sur coup : qu'aussi pource qu'elle fait d'avantage ouvrir la bouche, pour laquelle raison nous voyons que les Doriens estoyent moquez par les autres Grecs*.

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