‹ La précellence du langage françoisChapitre 44 sur 183 · Forcellini : crambe, genus cum proverbium ôtç xpàji^T · texte numérisé non relu

Forcellini : crambe, genus cum proverbium ôtç xpàji^T

brassicse (chou) tenuioribus ôavaToç. Allegorice Juvenal,

foliis et simplicibus densissi- sat. Vil, 154 : Occidit miseros

misque, amarior, sed efflca- crambe l'epetitamagistros, h, e.

cissima (Plinius, XX, 9). Su- millies repetitœ declamatio-

mitur et pro quavis brassica : nés, aliaque quœ pueris tra-

quœ bis coda, seu recale- duntur in scholis lœdio confi-

facta, stomachum praegravat, ciunt atque enecant magis-

concoctu difficilis. Hinc Grae- tros.

rant leurs rymes avec les nostres. car la variété des nostres ne resjouit moins l'oreille, que le pré donne de plaisir à l'œil par sa diverse tapisserie de fleurs : les leur, au contraire, pour avoir peu de variété, la font entrer aussi tost en un degoustement. Toutesfois pour ne parler que de la prose, l'oreille est bien à plaindre, quand on luy fait ouir un grand nombre des paroles d'un mesme son (quant à la dernière voyelle) estans bien près l'une de l'autre : mais ce luy est bien le grand helas, quand elle est assaillie d'une suite de trente ou quarante mots qui sont ainsi semblables. S'ils font semblant de n'entendre ce que je veux dire, voyci dequoy, Signor mio, io dico da vero cKio non ho dismentigato e mai non dismentigaro Vobligo ilquale ho apjiresso il vostro fratello : e che corne fin adesso ho fatto tutto quello ch'o poiuto per il negotio suo, e non ho mancato dal mio dovero in officio nessuno : desidero anchora far tanto che sia salisfattOy monstrandomi in ogni suo bisogno non mancopronto à servir lo^ che son statoper il tempo passato. De quelle patience faut-il que soyent armées les pauvres oreilles tant martelées de la répétition d'une mesme lettre? Mais pour le langage François elles n'ont aucun besoin de telle armure. Car il ne donne point de peine aux oreilles, quand pour signifier la mesme chose, il dit, (usant d'une grande variété de terminaisons) Monsieur, je vous asseure que je nay oublié et n'otiblieray

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jamais Vobligation que fay à rendrait de vostre frère : et que comme jusques à présent fay faict tout mon possible pour son affaire, et nay failli à mon devoir en tout ce qui concernoit son service, Je désire encore faire tant quil soit satisfaict, me monstrani en tout ce oîi il aura besoin de moy, non moins prompt à luy obéir que par le passé. Il est vray que quand ces messieurs nous ont bien soûlez de leurs il ont moyen de nous faire aussi grande largesse (ou à peu près) d'une autre sorte de mets : à sçavoir de leurs A. comme si, en parlant à quelcun (car une si longue suite de mots ayans mesme terminaison leur eschappe en parlant, plus tost qu'en escrivant) il leur plaist de dire, lo prego la signoria vostra per la nostra vecchia e intrinseca amicitia, e per quella anchora che mi mostrava tutta la famiglia quando stava in casa vostra, che per questa volta sia contenta di far mi questa cortesia *. Au lieu de ce que nous dirions (en retenant toutesfois leur façon de parler qui est au commancement) Je prie vostre seigneurie par nostre ancienne et intime amitié, et par celle aussi

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