Les excellentes, magnifi- merveille, passepreux, passe
hyperbole encore plus gentile. Quelquesfois en composition ils ont imité le Hyper des Grecs : comme quand ils ont dict Des chevaliers preux et outrepreux *. Que s'il faut alléguer d'autres epithetes esquels ils n'usent point de composition, en pourroit on excogiter un plus beau àe Fortune, que de l'appeler nouveliere ? Il est certain que quand les Latins mettront auprès de ceci leur novatrix fortuna, on ne sçaura lequel on devra choisir '.
Or comme ils ont des mots ainsi faicts de bonne grâce en ceste partie d'oraison qu'on appelle le Nom, ainsi en ont-ils en celle qu'on nomme le Verbe, comme Esboueler, Abourdeler, Randonner^ deRandon : item ^or^'woj/er pour Regarder de costé, à la façon d'un borgne. Cestuy-ci est d'autre sorte, Rayer, àeRay; comme : Si durement, quil luy fit le sang rayer par la bouche et par le nez. On diroit aujourd'huy couler, lequel mot ne representeroit pas si bien à nos yeux la chose. Aussi disent-ils Archoyer, de arc, pour Tirer de l'arc. De paume, pareillement Pat/7noj/er. comme Paumoyer un baston, pour Manier de la main. Proprement, Manier de la paume de la main. De ombre, Ombroyer pour
prouesse, etc. (Voir Godefroy.) gé, outrecrier, outredouté^ ou-
Le cheval d'un des compagnons trevieux, etc. (Voir le Diction-
de Roland, Gérer,, est appelé naire de Godefroy.) Passecerf. (Chanson de Roland, 2. Voir Godefroy, qui cite une
édit. L. Gautier, v. 1380.) phrase de Fauchel exprimant