‹ La précellence du langage françoisChapitre 95 sur 183 · A. Cornélius Celsus vécut que son traité De 7*e medicay · texte numérisé non relu

A. Cornélius Celsus vécut que son traité De 7*e medicay

au premier siècle de notre ère. 11 en huit livres,

avait composé une sorte d'en- 2. 1, ii : « Ubi expletus est

cyclopédie dans laquelle il aliçiuis, facilius concoquit, si

montrait d'égales connaissan- quidquid assumpsit potione

ces en médecine, en agricul- aquœ frigidœ incliidit, tum

ture, eh art militaire (V. Quin- paulisperinvigilat,deindebene

tilien, XII, n). Il ne nous reste dormit. »

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qu'un autre proverbe ne vueille pas qu'on face le mesme après la pomme) si est-ce qu'en Italie mesmementj'ay trouvé des médecins qui me vouloyent persuader, et à autres aussi, de boire de l'eau après le melon. Mais nous rejettions ceste opinion, comme du tout erronée et scandaleuse : et nous arrestions à l'autre, de boire après le melon de la meilleure malvoisie que pouvions trouver : jugeans à nostre santé, et celle des autres, qui faisoyent le mesme, que ceste opinion estoit la saine : encore que ces médecins allegassent des raisons qui avoyent quelque couleur et apparence. Puisqu'ainsi est, il ne se faut esbahir ne de la contrariété, laquelle peut estre qu'on trouveroit en aucuns de nos proverbes concernans la science de médecine, ne de ce que quelques uns sont contredicts, voire réfutez. Et d'ailleurs faut pardonner aux auteurs d'iceux, veu qu'ils ne faisoyent pas grand'proféssion de médecine : et leur sçavoir bon gré de nous avoir faict sçavoir leurs opinions telles qu'elles estoyent, par le moyen de ces proverbes. Pour le moins ne peut-on nier que nous n'ayons tresbon conseil où nostre langage nous conseille de boire du vin vieil plustost que du nouveau : en ce beau proverbe, Vin vieux, ami vieux, or vieux *. Et où il nous advertit de ne nous morfondre jamais la teste ni les pieds. Non plus

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