Le Roux de Lincy, II, 198. par Jean de Milan. Il n'en
5. L'université de Salerne, restait plus que 373 vers lorscélèbre surtout par son école que l'ouvrage fut recueilli au de médecine, passait pour avoir xiu* siècle par le médecin Arête fondée par Robert Guiscard nault de Villeneuve.
oins de Salerne, qui estoyent en si grand crédit et estime, il n'y a que trente ans, sont maintenant tant contredicts. Quoy qu'il en soit, il suffît, quant à ceste sorte de richesse de nostre langage, qu'entre autres proverbes il en ait qui appartiennent à la médecine, et sont tels qu'ils donnent bien à disputer, car rien n'est disputable, qui n'ait quelque apparence d'estre soustenable. Et quand au fourmage, il ne se faut esbahirque nous avons des proverbes qui se contrarient en ce qu'ils en disent : veu que nous voyons les grands médecins se contrarier en choses qui peuvent plus importer à la santé du corps humain. Pour exemple : nous voyons que Cornélius Celsus * conseille de boire un verre d'eau en la fin du repas '. ce que les autres médecins estiment estre une hérésie : et de faict, je sçay qu'un de mes plus grands amis, pour avoir esté Celsiste en cela l'espace seulement de huict ou dix jours, fut en danger de me dire le grand adieu. Et à ce mesme propos, combien que nostre proverbe die Apres la poire le vin, ou le prestre, et qu'il soit conforme à ceste règle, post crudum, purum (encore