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Le Roux de Lincy, II, — Garneri Thesawus

208 DE LA PRECELLENCE

on devoit priser un ami, Bien de sa place part qui son ami y laisse*. Encore n'est-ce pas tout, car nous trouvons là mesme, // n'est nuls petits amis'1. et (qui est un advertissement plus fréquent et [dus nécessaire) Il nest nuls petits ennemis3. A quoy se rapporte aussi un proverbe, qui est bien contre ceux qui disent, Oderint dum metuant1 (c'est à dire, Qu'ils me hayssent, pourveu qu'ils me craignent) j'enten cestuy-ci, Qui de ses subjects est hays, n est pas seigneur de son pays 5. Ce qui ha encore plus d'emphase que si on disoit, Malus dominationis custos metus : au lieu qu'en Ciceron noua avons Malus diutur nitatis custos 6. Mais il faut noter en ce dernier proverbe que hays es1 dici pour hay, la lettre S estant superflue : connue elle est souvent au langage ancien, et principalement où la ryme requiert qu'elle soit adjoustee7. Or comme ils monstroyent par les proverbes susdicts qu'ils estimoyent les amis estre une si grande richesse, aussi en avoyent par lesquels ils se plaignoyent de la rarité d'iceux. car nous lisons, // nest guère de loyaux (/mis9. Item, Le mort riha point d'ami, Le malade rien ha quun\

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