A. Cornélius Celsus vécut que son traité De re ?nedica
aupremiersiecledenotreere.il en huit livres,
avait composé une sorte d'en- 2. I, u : « Ubi expletus est
cyclopédie dans laquelle il aliquis, facilius concoquit, si
montrait d'égales connaissan- quidquid assumpsit potione
ces »>n médecine, en agricul- aquœ frigiclae includit, tum
ture, en art militaire (V. Quin- paulisperinvigilat,deindebene
tilien. XII, n). 11 ne nous reste dormit. »
21 6 DE LA PRECELLENCE
qu'un autre proverbe ne vueille pas qu'on face le mesme après la pomme) si est-ce qu'en Italie mesmementj'ay trouvé des médecins qui me voulovent persuader, et à autres aussi, de boire de l'eau après le melon. Mais nous rejettions ceste opinion, comme du tout erronée et scandaleuse : e1 nous arrestions à l'autre, de boire après le melon de la meilleure malvoisie que pouvions trouver : jugeans à nostre santé, et celle des autres, qui faisoyent le mesme, que ceste opinion estoit la saine : encore que ces médecins aliénassent des raisons qui avoyent quelque couleur et apparence. Puisqu'ainsi est, il ne se faut esbahir ne de la contrariété, laquelle peut estre qu'on trouveroit en aucuns de nos proverbes concernans la science de médecine, ne de ce que quelques uns sont contredicts, voire réfutez. Et d'ailleurs faut pardonner aux auteurs d'iceux, veu qu'ils ne faisoyenl pas grand'profession de médecine : et leur sça voir bon gré de nous avoir faict sçavoir leurs opiniontelles qu'elles estoyent, par le moyen de ces proverbes. Pour le moins ne peut-on nier que nous n'ayons tresbon conseil où nostre langage nous conseille de boire du vin vieil plustosl que du nouveau : en ce beau proverbe, Vin vieux, <nni vieux, or vieux '. El où il nous advertil de ne nous morfondre jamais la leste ni les pieds. Non plus