I. Ce mot n'est plus aujour- nyme de déniaise serait plutôt
dhni synonyme de déniaisé, maintenant déluré, littérale -
Voir l'historique de Littré. ment qui ne se laisse plus
Leurré signifie : trompé par tromper par le leurre.
de vaines promesses. Le s} no- 2. Ci'. Uijpomneses, 103.
128 DE LA PRECELLENŒ
par une autre sorte de métaphore, C'est un gentilhomme à simple tonsure. Mais voulontiers on dit C'est un hobreau, de celuy qui ayant peu de moyen, fait toutesfois quelque monstre d'en avoir beaucoup. Belleau a usé de ceste translation en ce passage d'une sienne Comédie :
L'amoureux est dessus les erres De pouvoir tirer hors des erres Et des pinces de ce hobreau Les plumes de ce jeune oiseau '.
À propos de ce que j'ay dict du gentilhomme qu'on appelle un hobreau, il me souvient qu'on dit, // fait du tiercelet de prince*, du gentilhomme qui veut enjamber pardessus le reng des gentilshommes, et ha quelques façons qui sentent non seulement le bien grand seigneur, mais le prince, ou, pour le moins, le petit prince Car, en fauconnerie, le masle s'appelle Tiercelet, comme estant un tiers plus menu que la femelle : el se dit Un tiercelet de faucon, au lieu qu'es autres espèces d'oiseaux de proye, ceux qui sont «le moindre corsage, et ne différent autrement, retiennent Le nom des autres, ayant seulement pris La forme «le diminutif: (comme Sacret, de Sacre : et de Lanier, Laneret, au lieu de dire Lanieret) ou bien sont appelez d'un nom du tout dissemblable : comme
i. La Reconnue, Acte v. Se. u.