‹ La Prehistoire orientaleChapitre 118 sur 308 · ARS HAS NA · texte numérisé non relu

ARS HAS NA

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Fic. 205. — Pétrosilex jaune, patine brune, Wadi-el-Cheik. 2/3 de la grandeur nalurelle {Récolte Serox-Karr, Musée de Saint-Germain, n° 45.802).

qués partout : il existait des quartiers spéciaux pour telle ou telle forme quartiers correspondant probablement à la qualité de la matière première ; peut-être bien, et c’est d’ailleurs l'opinion de Seron-Karr, l’exploitation

(1) Cf. J. be MoRGAN, l'Humanité préhistorique, 1921, p. 153 sq.

ayant été de longue durée, les formes réclamées par la clientèle commerciale se sont-elles modifiées.

Les instruments à l’aide desquels les carriers entamaient le sol sont en tout semblables à ceux dont on faisait usage en Europe (fig. 204 et 205). L'emmanchement se faisait probablement dans un morceau de bois fendu et évidé pour recevoir la queue de l'instrument de silex.

Si nous examinons les ébauches qu'on rencontre avec tant d’abondance dans ce district minier, nous voyons (fig. 206) que toutes, sans exception, correspondent à des formes d’instruments que nous sommes accoutumés à trouver dans les tombes de la culture de Négadah ; c’est donc à la fin de l’industrie de la pierre en Égypte qu’il faut reporter l'exploitation des

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Fi. 206. — Ébauches d'instruments. Le trait plein indique la forme des ébauches, . le trait rompu montre la forme des instruments terminés.

silex de Ouadi-el-Cheikh et de Ouadi-Sodjour. Peut-être cette exploitation a-t-elle débuté plus tôt, à l’époque de Toukh-El-’Amrah; mais il est certain que ce sont, tout d’abord, les affleurements des bancs de silex qui ont fourni la matière première, avant qu’on songeût à la chercher dans la profondeur du sol. C’est ainsi qu'on en agissait aux temps quaternaires d’ailleurs, si nous en jugeons par les ateliers paléolithiques de la Tunisie, de l'Algérie et du Somal, par la position qu'occupent sur les couches à silex les gisements des environs de Thèbes.

En Égypte, nous ne rencontrons jamais de grands nucléi longs analogues à ceux du Grand-Pressigny, et aussi ne trouvons-nous jamais de ces longues lames, obtenues d’un seul éclat, si caractéristiques des industries néolithiques de nos pays ; nous avons vu que les lames d’un seul éclat sont toujours assez courtes en Égypte, et que les grandes pièces s’exécutaient en partant d’un bloc plus ou moins épais aminci peu à peu

par d’habiles retouches successives. Nous connaissons au Fayoum une sorte de poignard fait d’une plaquette mince de silex et dont la pointe et les côtés taillants seuls ont été façonnés, le plat des deux faces demeurant couvert de gangue. On n’aurait certainement pas tiré parti de cette plaquette, si les grandes lames d’un seul éclat avaient été usitées. Le nucléus tel que nous l’avons rencontré aussi bien dans les kjækkenmæddingers que dans les stations de surface semble n'avoir constitué que des réserves pour la fabrication des outils d’usage immédiat et imprévu, aussi trouvet-on beaucoup de ces nucléi ayant à peine servi, d’autres qui ont rendu tous les services dont ils étaient capables. En Chaldée et tn Elam, pays où le silex était une matière précieuse, nous voyons les nucléi employés jusqu'aux dernières limites de ce qu’ils pouvaient donner.

Bas-relief du roi Semémpsi, Ir dynastie, Wadi-Nagara.

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