‹ La Prehistoire orientaleChapitre 129 sur 308 · ECHELLE · texte numérisé non relu

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Fric. 278. — Croquis topographique de Wadi-Maghara.

ils établirent, au voisinage des exploitations les plus importantes, de petites usines composées de quelques fours rudimentaires dans lesquels les roches cristallines jouèrent le rôle de briques réfractaires. J'ai retrouvé les traces

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F1ic, 279. — Hache en silex brun (Serabit-el-Khâädem, Sinaï}, 1/2 grandeur naturelle et tête de pointerolle en bronze trouvée dans les ruines de Wadi-Maghara (Sinaï).

de ces usines à Wadi-Maghara, dans la vallée; on en rencontre au pied des montagnes de Sérabit-el-Khâdem et dans le Wadi-Nasb où, semble-t-il, fut le siège principal de la métallurgie pour les exploitations du nord.

Fic. 280, — Ciseaux en silex jaune rougeâtre. Serabit-el-Khâdem (Sinaï). 1/2 grandeur naturelle.

Les scories qu’on rencontre dans ces localités sont brunes, peu compactes et renferment de nombreuses grenailles de cuivre. Avec elles sont souvent des fragments de minerai cru qui,-par la diversité de leur nature, prouvent que les moindres fragments étaient mis à profit, et que les

ouvriers recueillaient les minerais dans toutes les parties des gisements.

Les opérations se faisaient au charbon de bois dont on retrouve en abondance des morceaux sur l’emplacement des usines antiques. Quant à la forme et aux dimensions des fours, je ne puis en parler, car les restes qu’il m'a été donné d'examiner ne présentaient plus de matériaux en place.

La production en cuivre métallique des mines du Sinaï semble, d’après la teneur des gisements, d’après l’extension des vides produits par les anciens et aussi d’après le peu d’importance des scories, avoir été très faible; c’est à peine, bien certainement, si ces exploitations fournirent annuellement quelques tonnes de métal, quantité insignifiante pour les besoins de l'Égypte ; aussi devons-nous chercher ailleurs que dans la péninsule sinaïtique l’origine des ressources métalliques dont disposaient les Pharaons :

ces mines ne fournirent qu’un très faible appoint dans l’importation du cuivre en Égypte; mais

si les Pharaons tenaient à leur possession, c’est

bien probablement parce qu’elles permettaient Fi. 281. — Moule pour couler les lames de bronze : : (Wadi-Maghara). 1/2 grantable importation du cuivre se trouvaient être deur naturelle.

d'obtenir du métal, quand les routes de la véri-

coupées. D'autre part, les turquoises étaient

fort estimées des Égyptiens, les bijoux de Dahchour en font foi, et le Sinaï était la seule région d’où l’on pouvait les tirer alors; à moins d'admettre que, par le commerce, ces gemmes venaient des mines de Khoraçân, supposition qui n’est acceptable que pour les très basses époques.

Dans un travail très important, Marcez Berrnecor (1) a donné toutes les indications qui lui ont été fournies par les échantillons que j’ai rapportés du Sinaï. Le lecteur me saura gré de reproduire in extenso cette remarquable étude du savant chimiste.

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