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DRÉHISTOIRE ORIENTALE 966 PRÉHISTOIRI |
exemplaire de Tépèh Moussian (II: céramique) et deux de
connaissons un : ï Ce signe n est pas entièrement inconnu
Suse (1° céramique) (1) (Hig. 293).
7 a s A , ‘ en Égypte, comme on l'a dit (2). F4 Quand, après avoir examiné sommairement les principaux caractères Lu L j x de l’ornementation céramique susienne, nous passons à celle de l'Egypte astique, nous sommes tout d'abord frappés de rencontrer en Asie
prédyn ; Afrique les mêmes principes ornementaux mélangés, la déco-
comme en $ ration géométrique et la figuration des êtres vivants et des objets familiers. |
Excluons tout d'abord la classe des vases de terre qui manifestement ne sont que des copies de ceux de pierre; il reste une nombreuse série, ornée de dessins géométriques qui semblent, pour la plupart, ètre spéciaux
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Fic. 293. — Le Swastika en Susiane : n°* 1 et 2, Suse, première ville ; n° 3, Tépèh-Moussian, seconde phase céramique.
à l'Égypte; ces dessins sont tracés en lignes tremblées, comme si l’on eût désiré rappeler l'aspect d’une corde. Vient ensuite le décor géométrique proprement dit : lignes se recoupant, dentelures, traits parallèles, etc. Enfin la classe des vases la plus-caractéristique, est celle sur laquelle sont des figures animées ou d'objets usuels. Certains archéologues ont pensé voir dans ces représentations des scènes complètes, de véritables tableaux figurant le village, les maisons, ses palissades, ses habitants,
son bétail, ses arbres, ete... Mais ils sont peu nombreux, ceux qui ont
partagé cet avis (3) et leur opinion n'a pas eu de lendemain (4). La notion
(1) C'est par erreur qu'en 1909 (Premières civilisations, p. 169, note 2) j'ai dit que le swastika n'était pas connu en Susiane, il l'était de Tépèh- Moussian; mais sa découverte à Suse date de 1910.
(2) Cf. J. Décaecerte, Man. arch. préhist., 1910,
p.455; WiLson, The Swastika (Compte rendu dans l'Anthrop., 1896, p. 617).
(3) Cf. En. NaviLze, Recueil, 1911; A. REINACH, Revue des idées, 1908.
.(4) Cf. Caparr, op. cit.; J. DE MorGAN, Revue Ecole d'Anthrop., janvier 1921.
de l’ensemble ne vient que très tardivement dans les arts et les primitils se contentent de couvrir les surfaces à leur disposition de motifs simples, indépendants les uns des autres ; c’est ce qui a lieu sur les parois des cavernes quaternaires et sur les vases prédynastiques.
Les barques (fig. 294, n°° 1, 2 et 3). — La barque est le principal sujet ornemental de ces vases, elle se présente toujours sous la même forme :
Fic. 294. — La représentation du bateau.
N°1,2et 3, Vases peints prédynastiques (Égypte); — n° 4, Vase incisé de Suse; — n° 5, Empreinte de cylindre sur des tablettes ‘proto-élamites.
bateau sans mâture contenant le plus souvent deux cabines, mù par des rameurs, gouverné au moyen de palettes placées à l'arrière, ancré à laide d’une grosse pierre suspendue à l’avant. Ce type a été vingt fois décrit et figuré par FL. PerriE et par moi-même.
Nous avons rencontré à Suse un fragment de vase incisé (fig. 294, n° 4) sur lequel figure l’avant d’une barque, malheureusement ce précieux do-
cument est fort incomplet. Cependant on reconnait très nettement une enseigne rappelant celles dont les Pré-pharaoniques paratent leurs bateaux. . Le développement d’un cylindre (fig. 294, n°5) montre des hommes à têtes
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F10. 295. — Bas-relief de Mélichihu. Représentation du bateau.
d'animaux se dirigeant à la pagaie dans ces barques chaldéennes primitives. Enfin, sur un bas-relief de Mélichihu (fig. 295), l’on voit figurée une barque garnie de ses enseignes.
L'usage des emblèmes reconnu en Égypte dans les temps prédynastiques 8 009: IONMRAL TC IIS A AS RES 16 PETER 18. À FF R À T 1