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Fc. 296, — Emblèmes prépharaoniques (Égypte).
(Hg. 296) s’est perpétué dans les nômes jusqu'aux temps romains. En Chaldée nous voyons les neuf vassaux de Naramsin porteurs de leur étendard. Dans les deux pays la division en tribus et en clans était à la base des inetitutions sociales et il en a été de même chez tous les peuples primitifs. Mais
en Chaldée, comme en Égypte, la configuration du sol soit en ilots, en districts
séparés entre eux par les eaux, soit en chapelet sur une longue et étroite
bande de terre, conserva les divisions plus longtemps que partout ailleurs. Qu'étaient ces figurations de bateaux pour les Égyptiens prédynas-
Le 2. 3
Fi@. 297. — Représentation de l’homme sur les vases peints de la Haute- -Égypte. Époque prépharaonique. x
tiques ? Représentaient-élles la barque du mort? La présence des cabines le fait penser, car, dans tous les décors des mastabas de l'Ancien Empire, où l’on voit des barques employées pour la pêche ou pour la chasse, la disposition du pont n’est pas la même que dans les barques funéraires.
L'Homme. — En dehors des barques, on voit sur les vases des représentations humaines. Ce sont des hommes (fig. 297, n°s 8 à 14) dans des positions diverses, des personnages érotiques à tête animale (fig. 297, n° 7), des femmes dansant seules (fig: 297, n° 1 et 5), deux en- . semble (fig. 297, nos 2 et 3) ou avec leur enfant (fig. 297, n° 6), dans un style où l’on sent déjà la tendance vers le goût égyptien dynastique, tendance qui s’accentue dès les débuts du L'Hhoe ent. régime pharaonique (fig. 298, n°° 1, 2 et 3). tive (FL. Permis, Royal Tombs,
Il est certain que l’idée de figurer une théo- 194 part Il, pl Het TV). rie de femmes dansant en se donnant la main, peut venir naturellement à l'esprit chez deux peuples différents et sans contact entre eux ; mais n'est-il pas bien curieux de rencontrer la même re-
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270 PRÉHISTOIRE ORIENTALE présentation non seulement comme attitude, mais aussi Comme eee ur un tesson de vase de Moussian (fig. 299, n° 1) et sur le manche d’or
d’un poignard de silex (fig. 299, nes 2, 24) trouvé dans la Haute-Egypte? 2 . me .
Ces danses, l'attitude des hommes, la nature des objets qu'ils tiennent
Fe. 299, — Représentations de danses.
N° 1, Vase peint de Tépèh-Moussian (Susiane); — n° 2, 2 a, Manche d'or d'un poignard de silex de la Haute-Égypte (Catalogue Musée du Caire, Stone Implements, ply XLVII, n° 64-868).
en main, permettent d'attribuer ces scènes à des rites religieux, probablement en rapport avec le transport du mort dans la barque.
En est-il de même en ce qui concerne de curieuses figurations accompagnant les barques dans lesquelles Schweinfurth voit des Aloès (fig. 300, n® 1, 2 et 3) et des arbres ? Je ne partage pas l'opinion du savant botaniste allemand à cet égard, les courbes qu’il considère comme figurant des feuilles (fig. 300) sortent d’un vase dans lequel est planté un rameau. Je serais plutôt porté à rapprocher cette figuration de celle qu’on voit sur les
ét de. A
cylindres babyloniens (fig. 300, n°° 4 et5) et à penser que c’est là la représentation de libations. On trouvera plus loin, au chapitre des écritures, la