SELS
F1c. 372. — El-Mekta. Pétrosilex jaune. 2/3 de la grandeur naturelle.
plus soignés de forme acheuléenne, les ouvriers n'auraient pas fait de distinction entre les deux matières et, vraisemblablement, ils auraient plutôt choisi le silex.
Dans les pays où la matière première est le grès siliceux, roche ne se prétant que fort mal à la taille, on explique la grossièreté du travail par l'impossibilité dans laquelle l’ouvrier se trouvait de mieux faire; mais ce n’est pas à El-Mekta que cette explication peut être fournie ; il faut donc convenir que le coup de poing grossier du type chelléen répond, non pas à un degré industriel, mais bien à des besoins déterminés que les haches acheuléennes ne pouvaient pas satisfaire. En réunissant une nombreuse
suite de coups de poing de Tunisie, on voit que ces pièces ne constituent pas deux séries distinctes, suivant la matière dont elles sont composées, mais que le passage entre les diverses formes et les diverses qualités de la taille est insensible. 3
Certaines pièces ramassées dans les ateliers, très grossières de taillé (fig. 372-373), ne doivent être regardées que comme des ébauches abandonnées parce qu’elles ne donnaient pas satisfaction. Mais il n’en est pas de mème pour d’autres pièces, aussi achevées que celles qu’on rencontre dans
Fr. 373. — El-Mekla. Collection Boupx. Plaque de pétrosilex jaune. 4/5 de la grandeur naturelle.
les alluvions de Chelles. Les unes sont allongées (fig. 374), les autres, en ‘amande, presque elliptiques (fig. 375), d’autres conservent au talon des traces de la gangue (fig. 376), forme qu’on retrouve en quartzite en Algérie, entre autres dans le lac Karar (fig. 377). Quelquelois ce type en amande est très allongé (fig. 378) [El-Rédéyef| ou presque circulaire et terminé en pointe aiguë (fig. 379). Mais le pétrosilex fin a donné aussi naissance à des types de coups de poing très soignés de facture (fig. 381) qu’on rangerait volontiers dans l’industrie moustiérienne.
Le silex, en général, fournit des objets plus soignés. C’est la hache
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