‹ La Prehistoire orientaleChapitre 160 sur 308 · AU) D N · texte numérisé non relu

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Fic. 398. — Pointes moustiériennes. Silex brun à patine blanche. El-Mekta. 19/20 de la grandeur naturelle.

africains, les belles découvertes de M. Maurice REyGasse dans les environs de Tébessa ont mis en lumière certaines formes qu’on ne s'attendait certes

19/20 de la grandeur naturelle.

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399. — Pointes moustiériennes. Silex brun à patine blanche. El-Mekta. 400. — Pointes moustiériennes. Silex brun à patine blanche. El-Mekta.

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1/2 grandeur naturelle.

Fic. 401. — Pointes moustiériennes. Pétrosilex jaune. Chabet Réchada. 2/3 de la grandeur naturelle.

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Pré. 402, — Racloir moustiérien. Silex brun à patine blanche. E!-Mekta. 19/20 de la grandeur naturelle.

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Fre. 403. — Racloir moustiérien. Silex brun à patine blanche. EI-Mekta. 2/3 de la grandeur naturelle.

Fic. 404. — Racloir moustiérien. Silex brun patine blanche. EI-Mekta. 1,2 grandeur naturelle.

Fire. 405. — Racloirs en forme de croissants (?). Silex brun corné. Chabet-Réchada

1/2 grandeur naturelle.

pas à voir paraitre avant la naissance des industries archéolithiques. Je veux parler de la pointe solutréenné. Voici ce qu’en dit l’auteur de cette intéressante découverte :

« L'’outillage solutréen que j'ai découvert à El-Ouesra est le plus archaïque qui soit connu. Il remonterait, chez nous, au Paléolithique inférieur

Frc. 406. — Pointes de type solutréen. Silex brun à patine jaune clair. El-Mekta (Collection Boupx). 3/4 de la grandeur naturelle.

et devrait être synchronisé avec le Moustiérien. Les raisonnements ne sont pas basés sur l'examen de rares spécimens, mais sur des séries extrèmement nombreuses. Mes recherches pendant plusieurs années m'ont permis de relever, en effet, 5.000 pièces solutréennes.

« À El-Ouesra, les outils du Paléolithique inférieur sont nombreux. Ils se retrouvent ici dans des conditions analogues à celles qui ont été signalées par MM. pe MorGan, Caprran et Boupy, dans le Sud tunisien. Il

380 PRÉHISTOIRE ORIENTALE y a lieu d'ajouter dans notre Paléolithique un élément extrêmement nombreux, la feuille de laurier solutréenne (1). » : Ces potes, si jen juge par ce qu'en dit M. M. Reycasse et par les

Fire. 407. — Pointes de type solutréen. El-Ouesra (province de Constantine).

figures qu’il en donne, ne sont pas à proprement parler des feuilles de laurier solutréennes; elles présentent une facture plus grossière et sont

Fr. 408. — Pointes pédonculées en silex brun à patine blanche. El-Mekta. 19/20 de la grandeur naturelle.

beaucoup plus épaisses que les instruments types de Solutré. Ces instruments dérivent du coup de poing ; les uns sont elliptiques (2), les autres

(4) M. Revcasse, 1921, op. cit., p. 16-17 Cf ( SSE i j nie 1 D 17 C A Pu REYGASSsE, op. cit. 1921, pl. IV, fig. 1.

sont taillés en losange aux angles arrondis (1), quelques-uns sont informes (2), tous sont très épais. L'idée de confectionner des pointes de ce genre est venue aux paléolithiques de l’Afrique, alors qu’en Europe ce sont seulement les archéolithiques qui l’ont eue ; cette conception était fort simple pour des hommes accoutumés à tailler en même temps sur les deux faces les coups de poing acheuléens, et sur une seule face les pointes moustiériennes. Je ne vois pas qu’il y ait là nécessité de faire intervenir l'influence des tribus africaines sur celles de nos pays (3).

Parmi les instruments provenant de l'atelier d'El-Mekta, il en est qui

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F1G. 409. — Pointes pédonculées en silex brun. Jénèyen. 9/10 de la grandeur naturelle.

appartiennent à la série solutréo-paléolithique de M. M. Reycasse, et les mêmes types se retrouvent en! Égypte comme nous l’avons expliqué précédemment.

Mais là ne s’arrêtent pas les découvertes de M. M. Rey@asse. En + 1910 (4), nous avons signalé des pointes à pédoncule (fig. 407 à 410), dont nous ne pouvions déterminer l’époque relative parce que ces objets avaient été ramassés à la surface, sauf exceptions qui me faisaient écrire : cette pièce « par son ensemble appartient au Néolithique, mais est fréquente dans le Capsien », alors que M. Boupy en décrivant le Rédéyef (5),

(1) REYGASSE, op. cit , fig. 7 et8. p. 215, fig. 111. — CARTAILHAC). (2) Id., fig. 3. (4) Rev. de l'Ecole d'Anthrop., p. 130, fig. 32; (3) Une pointe solutréenne du même type p.27%6,fig. 73; p. 277, fig. 74.

d'époque indéterminée a été trouvée au Cap de (5) Id., p. 274.

Bonne-Espérance (Matériaux, 1888, t. XXII,

que moi-même je n'ai pas visité, attribuait au Néolithique ces pointes de flèches. « Ces flèches, dit-il, devaient probablement accompagner des haches polies, qui ont été ramassées par les indigènes et conservées par eux comme fétiches ; elles datent de l’époque Néolithique, ou peut-être Enéolithique. »

La pointe à pédoncule était connue dans les stations archéolithiques de la France, on en avait trouvé dans l’Aurignacien (1), le Solutréen (2) et de fort belles avaient été découvertes dans la grotte de Spy, en Belgique. Mais M. REYGassE à rencontré en grande abondance ce type dans les alluvions de l'Algérie (3), comme à la surface dans un grand nombre de localités, avec l’industrie mousliérienne.

J'ai montré, en parlant des gisements de Gafsa, combien il faut se méfier des alluvions. Les archéologues, pour la plupart, considèrent les Fgraviers comme étant des stations 22 situ : c’est un grand tort; ear les alluvions ne sont que des gites de rema-

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