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Fi. 412. — Coupes de l'abri sous roche d'El-Mekta.
T, Toit de l'abri; — D, Résidus de cuisine, silex taillés, ossements, cendres, charbons, coquilles d’Helix.
les pentes de la colline jusqu’à 30 ou 40 mètres en contre-bas, là où on les trouve aujourd’hui.
Par la suite, le toit de cet abri s’est presque tout entier écroulé en écrasant tout ce qu’il recouvrait; il s’est affaissé sur les foyers et les débris de la vie qui couvraient le sol. Sauf l’effondrement du toit, rien n’est changé
Fic. 413. — Principaux types de silex taillés de l'industrie aurignacienne.
en ce lieu et, depuis que l’homme s’en est retiré, c’est à peine si les eaux pluviales ont quelque peu fait couler dans la vallée les cendres de ce kjoekkenmoedding.
Ces « restes de cuisine » renferment des cendres, du charbon, des
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pierres calcinées, des moellons, des os très brisés, fréquemment brülés, d'innombrables coquilles d'Escargots, une multitude d’éclats de silex dont beaucoup sont caleinés, enfin tout l'outillage capsien, le tout dans le plus grand désordre comme il est de coutume dans tous les remplissages arti-
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Fra. 414. — Nucléi en silex brun. Abri sous roche d'El-Mekta.
ficiels d’une même époque de cavernes et d’abris. À El-Mekta, ces débris ne présentent aucune stratification permettant d'établir des successions, ce remplissage est d’une homogénéité complète quant à sa composition.
Les Capsiens taillaient leurs instruments dans l’abri même, si nous
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F1c. 415. — Nucléi en silex gris et corné à patine blanche. Sidi-Mansour. 9/10 de la grandeur naturelle.
en jugeons par la quantité énorme d’éclats qu’on y rencontre, avec des nuclei et des blocs bruts de silex. Ceci explique pourquoi sur les affleurements de silex, dans les ateliers paléolithiques, on ne rencontre que très rarement des instruments du type capsien.
L’outillage de l'abri sous roche d’El-Mekta diffère complètement de. celui de la culture paléolithique dans la même localité. Celui d'Europe dont
il se rapproche le plus est certainement celui de l’Aurignacien, tou- A4 tefois il en diffère notablement à Dr bien des égards. On y reconnait les formes typiques suivantes :
Des nucléi de grosseurs différentes, mais atteignant parfois de grandes dimensions ; ils sont généralement formés d’un rognon de silex dont on a enlevé une extré-
mité en provoquant ainsi la formation de la face plane de frappe et les lames n’ont été détachées que sur une moitié environ du noyau (Mig. 414, 415).
Fee Re Lies ne en Fre. 417. — El-Mekta. Abri sous roche. Silex "un. ri d’El-Mekta. gran- é i He SA g corné, Collection J. pe Morcax.
Lames de toutes lestailles, jusqu’à 15 cm. de longueur, sans retouches.
Lames retouchées des deux côtés sur une seule face (fig. 417).
Lames retouchées d’un seul côté, droites (fig. 418) à pointe évidée en dos courbe de couteau (fig. 419).
Racloirs à partie retaillée hémicireulaire (fig. 420, 421, 422).
Racloirs droits ou burins carrés (fig. 423).
Burins.
Lames à encoches (fig. 424).
Disques (fig. 425, 426, 497).
Fic. 418. — Lames retouchées en silex. Abri d’El-Mekta. 1/2 grandeur naturelle.
Quelquefois, suivant les gisements (Sidi-Mansour, entre autres) les lames à dos abattu sont de très petites dimensions ; mais ces microlithes se
ir € Fic. 419. — Lames retouchées en silex brun. Abri sous roche d’El-Mekta.
Collection Caprrax. 3/4 de la grandeur naturelle.
rencontrent également, quoiqu'en nombre restreint, avec l'outillage de
grandes pièces.
mplètement défaut dans cette industrie, de
Le coup de poing fait co pique; mais, par contre, tout l'outillage
même que la pointe moustiérienne ty