IVOIRE
she PLUMES D'AUTAUCHES BOIS /'PRÉEIEUX
Fra. 178. — Carte des produits naturels du monde antique et des anciennes voies commerciales.
origines, pour transformer les minerais en métal, mais bien à celui du lieu et de l’époque de ces inventions dont les conséquences furent si grandes dans les destinées du genre humain.
Cette question a fait couler des flots d'encre, et la bibliographie des
ouvrages en traitant ferait l’objet de plusieurs volumes. Une multitude d’hypothèses ont été émises par les meilleurs esprits, comme par les hommes les moins avisés de ces choses ; au fur et à mesure que se sont produites les découvertes, que le champ des investigations s’est étendu, toutes les méthodes ont été employées et l’on doit avouer, qu’aujourd’hui encore, nous sommes bien loin d’avoir résolu cet important problènie dont la solution fournira l’enchaïînement des faits qui, peu à peu, ont amené la culture moderne. Nous ne savons pas encore si l’invention de la métallurgie s’est
Fic. 179. — Les gisements de cuivre et d’étain de l'ancien monde.
produite dans un foyer unique d’où elle aurait rayonné sur le monde, ou
si les centres de découverte ont été multiples. La carte des produits naturels des diverses régions, perniet d’exelure bien des pays de la liste de ceux où s’est pu faire la découverte du métal, mais n'autorise pas à préciser autrement que d'une manière vague, quelles sont les contrées les plus favorables.
Il ne peut être mis en doute que les premiers ‘métaux obtenus par l’homme lui furent fournis, en dehors des métaux natifs, par les minerais oxydés et carbonatés, dont la réduction était aisée, en n’employant que des méthodes métallurgiques simples; mais tous les métaux usuels ne
s’obtiennent pas avec une égale facilité, et tous les minerais ne se traitent pas de la même manière. Si, par exemple, la cassitérite (bioxyde d’étain) simplement mise en présence du charbon de bois incandescent, dans une atmosphère réductrice, donne de l’étain à une température relativement basse, il n’en est pas de même pour les minerais oxydés et carbonatés de cuivre qui exigent une chaleur beaucoup plus élevée ‘et l'introduction dans le four de fondants appropriés à la nature du minerai.
‘Pour les minerais de fer, toujours oxydés ou carbonatés, car on ne traite pas les sulfures, même de nos jours, les conditions de la fabrication sont plus compliquées encore que pour ceux du cuivre, tant à cause de la température très élevée qu'il faut atteindre, que par suite des castines que réclame le lit de fusion. Les anciens, d’ailleurs,
avaient bien remarqué ces différences ; Fic. 180. — Bas foyer et soufflerie car Homère qualifie le fer de roAvxurnros,
Le c’est-à-dire de métal « qui a coûté beaucoup de travail ».
Les anciens, même dans les temps classiques, ne possédaient pas, à beaucoup près, les corps minéraux dont, grâce aux progrès de la chimie, nous disposons aujourd’hui. Avant le xvin: siècle fort peu de corps simples avaient été isolés, bien que beaucoup fussent connus par leurs sels. Il n’est pas sans intérêt de rappeler la liste des corps simples en y joignant quelques observations sur la nature et l’époque de leur emploi (1).
Carbone. — Diamant. Connu dès l’époque impériale romaine, n’a été taillé qu’à la Renaissance.
Grafite. — Employé dès les temps préhistoriques au lustrage des vases.
Houille, lignite, tourbe. — Probablement employées dès les temps
préhistoriques, mais entrées seulement ‘au moyen âge dans la consommation usuelle.
Jayet. — Travaillé pour la fabrication des perles de colliers et des bracelets (industrie du bronze et du fer en Occident).
Pétrole. — Connu en Chaldée dès les temps les plus anciens, de même que le bitume. Le premier est entré dans la composition du feu
(1) Cf. En. Fucus et L. pe Launay, Traité des gîtes minérau, 2? vol. in-6°, 1893.
grégeois, le second a été employé comme mortier en Élam et en Chaldée pour lier les matériaux. Les remparts de Babylone sont cimentés au bitume.
Silice et silicates. — Le cristal de roche, les cailloux du Rhin, l’améthyste, l’œil de chat, l’aventurine ont été presque de tous temps employés à la bijouterie, de même la calcédoine sous forme de cornaline, sardoine, jaspe sanguin, agate, onyx, chrysoprase, opale et le lapis-lazuli qui est une sorte de feldspath sulfaté avec chlore. L'usage deces minéraux est variable suivant les pays et les époques ; mais il est fort ancien pour la plupart d'entre eux. Quant à la fopaze, à l’émeraude et au grenat, ils ont été en usage seulement à partir des débuts de notre ère. Chez les anciens, le feldspath vert opaque remplaçait l'émeraude dans la joaillerie. Le quartz hyalin ou laiteux, l’obsidienne, le silex, les-quartzites, les grès et toutes les roches filoniennes ont été employés pour la fabrication des armes et des outils.
Le soufre, qui se rencontre à l’état natif dans tous les pays volcaniques, fut employé pur dès la plus haute antiquité ainsi que sous forme de sulfates. d | |
Les métalloïdes : sélénium, tellure, arsenic, fluor, phosphore, chlore, brome, iode, n’étaient connus seulement qu’à l’état de sels naturels et de minéraux.
Azote. — Sous forme de nitrates (natron d'Égypte).
Sodium. — Sous forme de sel, objet d’un commerce très important dans bien des pays.
Calcium. — Sous forme de carbonates (marbre, onyx) et de sulfates (gypse), employés pour la sculpture, la fabrication des vases, amulettes, perles de colliers, etc. |
Le baryum, le strontium et le magnésium étaient inconnus des anciens à l’état métallique.
L'aluminium, métal moderne, était dans les minéraux, rubis, corindons, saphirs, usité dans la bijouterie de basse époque; sous forme d’argiles et de kaolins on l’employa dans la céramique dès les industries de la pierre.
Le fer, les minerais oxydés en filons et en amas, ont été exploités de bonne heure; à l’état de pyrite il était employé comme briquet.
Les métaux tels que le vanadium, molybdène, tungstène, chrome, tantale, titane, urane, cerium, manganèse étaient inconnus des anciens.
Le nickel n’a été découvert qu’en 1751.
Le cobalt fut isolé en 1733; on l’employait dès le Moyen âge sous forme de sels pour la fabrication des couleurs.
Le vanadium fut découvert en 1803.
166 ga PRÉHISTOIRE ORIENTALE
L'étain fut connu dès la très haute antiquité.
L'arsenic et le bismutk, de même que les métaux alcalins, furent connus seulement par leurs sels jusqu'aux temps modernes.
L’antimoine se rencontre dans les sépultures de industrie du fer.
Le cuivre fut employé d’abord à l’éfat pur, puis allié à l'étain sous forme de bronze et parfois aussi au zinc comme laiton ou au plomb. Dans certains pays, comme en Amérique du Nord, le cuivre natif a joué simplement le rôle de pierre malléable.
Le zinc, connu en Europe à partir du xvnr siècle, était die en Chine depuis plusieurs siècles ; il était également connu dans l'Amérique centrale et méridionale.
Le plomb se rencontre dans les sépultures de l'industrie du fer, il entre dans la composition de certains bronzes égyptiens de basse époque et les pré-Colombiens le connaissaient.
Le mercure est employé de nos jours uniquement pour l’extraction des métaux précieux et la fabrication du vermillon (sulfure de mercure). Pour l'extraction de l’or, les anciens le remplaçaient par le plomb.
Argent. Ce métal se rencontre dans les sépultures de l’industrie du fer. Dans la nature, il se présente sous forme d'argent natif (1), de minerais sulfuré, (2) parfois mélangés d’antimoine (3) ou d’arsénic (4), bromures (5) ou chlorures (6); mais, le plus souvent, il est associé au plomb dans les galènes. Les pré-Colombiens le connaissaient.
Or. L'or se rencontre le plus souvent dans la nature à l’état natif ; 1l est alors, en général, plus ou moins mêlé d'argent (électrum), mais il existe aussi à l’état de tellurures, d’antimoniures, d’arseniures, etc.; seul l’or natif était connu des anciens; on le rencontre dès les temps de l’industrie énéolithique, tant dans l’ancien que dans le nouveau monde.
La platine, inconnu des anciens, était en usage au Pérou dès avant la conquête espagnole.
Je ne citerai que pour mémoire les métaux rares connus depuis peu d'années tels le palladium (1803), l’iridium (1803), le rhodium (1803), le ruthenium (1846), l’'osmium (1803), ete.., dont l'antiquité ignora jusqu'aux sels.
Comme on le peut voir par la liste qui précède, les corps simples isolés étaient très peu nombreux dans l'antiquité. Pour les autres ils étaient employés sous forme de composés artiliciels parfois, mais le plus souvent naturels.
Les métaux natifs sont l’or et parfois le cuivre ou l'argent ; mais, dans
(1) Kongsberg (Norvège), Lac Supérieur (États- Argyrythrose (Ag®SbS3). Unis). (4) Proustite (Ag5AsS3).
(2) Argyrose (Ag£S). (5) Cérargyrite (AgCl).
(3) Polybarite (Ag’SbSS), Stephanite (Ag®SbSi), (6j) Bromite (AgBr).
le vieux monde, ces deux derniers ne se rencontrent qu’à titre d'exception. Quant au fer, on ne le trouve natif que sous forme de météorites, corps rares, d’un débit en fragments très difficile, et ne fondant qu’à des températures extrêmement élevées, par suite des impuretés qu’il renferme : les météorites holosidères sont, en effet, très riches en nickel (1), métal peu fusible.
Généralement le cuivre, le plomb et l'argent se rencontrent, dans la nature, à l’état de sulfures soit en filons, soit en amas; mais, au contact des agents atmosphériques, dans les affleurements des gites, ces minéraux se sont dépouillés du soufre qu’ils eontenaient et leurs métaux se sont oxydés et carbonatés : ce sont ces minerais secondaires qu'ont traité les premiers métallurgistes. Les mineurs de ces temps suivaient les affleure% ments des filons dans les montagnes, ramassaient les morceaux tombés dans les éboulis et, parfois même, pénétraient dans les entrailles du sol; car, dès les temps de l’industrie néolithique, nous l’avons vu, l’art du mineur était connu, on l’exerça, tout d’abord, pour tirer le silex de ses gisements Crayeux.
Les gites naturels du fer sont beaucoup plus nombreux et plus abondants que ceux du cuivre et, presque partout, le fer se rencontre à l’état de produits oxydés. Il eût donc été plus naturel que l’homme débutât par la découverte du fer, plutôt que par celle du cuivre, mais, fort probablement, les difficultés qu’il rencontra dans ses premières tentatives furent cause qu’il renonça, pour longtemps, au traitement des minerais ferrugineux, et ne le reprit que bien plus tard, alors qu'il était devenu praticien habile dans la métallurgie du cuivre. La présence du fer, même en très petite quantité, dans les sépultures préhistoriques de l'Égypte (2) et de la Chaldée fait pencher vers cette opinion. Dans quelques pays, en certains temps, le fer était considéré comme un métal précieux, on l’incrustait dans le bronze (en Osséthie entre autres).
L’étain, à l’état de bioxyde (cassitérite), se trouve en filons et aussi comme élément des granulites et la désagrégation de ces roches, par les agents de l’atmosphère, a donné naissance à des sables stannifères qu'il suffit de laver à la battée pour obtenir le minerai (3), tout comme on s’appuie sur la densité du minéral recherché pour recueillir Por, par le même procédé.
De tous les métaux l’or et l’étain (4) étaient done les plus aisés à obte-
(1) Cf. DAUBRÉE, Géologie expérimentale, p. 534. (3) J. ne MorGan, Géologie et industrie minière
(2) Cf. WaimwriGrx, Predynastik iron beads in Egypte, ds. Man.,1911, p.177. Les autres preuves fournies par divers auteurs sont moins bien élablies et, d’ailleurs,ne font pas remonter la connaissauce du fer à une époque aussi reculée. Cf. Dé- CHELETTE, Manuel, t. Il, 2° partie, p. 341 sq.
du royaume de Pérak, ds. Ann.des Mines, ILI° série, t. IX, p. 368. Paris, 1886.
(4) Sur l'étain en Drangiane (Khoraçan), cf.
STRABON, Liv. XV, ch. 11, $19. Cette affirmation n’est pas faite par Strabon de visu et ne paraîl pas répondre à la vérité, car, jusqu’à ce jour, on
nir ; mais l'un et l’autre, très mous, ne présentaient aucune des qualités requises pour remplacer les armes et les instruments de pierre. . |
Bien que l’archéologie américaine sorte complètement du sujet de cet ouvrage, je crois cependant utile de parler ici un peu longuement de la métallurgie au Nouveau Monde, parce que là est un foyer spécial, indépendant du reste du globe, peu ancien, il est vrai, mais qui, s’étant peu étendu, fournit des enseignements qui peuvent être d'utilité dans la recherche des centres métallurgiques sur les vieux continents. Cette digression me paraît être utile.
Au point de vue des métaux, l'Amérique est un autre monde que le nôtre, tout porte à croire que le développement de la civilisation indigène s’est effectué sans contact avec le vieux continent. Dans ces curieux pays on rencontrait, lors de l’arrivée des Européens, toutes les civilisations en pleine action, depuis la culture néolithique jusqu’à l’industrie du bronze. Certes, ce ne sont pas là des copies de l’évolution de nos ancêtres, mais bien le produit du travail de peuples sur eux-mêmes, se développant suivant les progrès de leur esprit, suivant les ressources que la nature mettait à leur disposition. Ainsi en Amérique, en passant d’une région à une autre, nous suivons à travers l’espace ce que nous avons coutume, dans nos pays, de suivre à travers les âges.
Aux États-Unis, nous sommes en plein Néolithique, bien que le métal soit connu ; mais là les métaux, l'or, l'argent et surtout le cuivre ne sont que des minéraux malléables. L’or se rencontre à l’état de pépites dans les sables de la Californie, l’argent et le cuivre natifs forment de grandes masses près du lac Supérieur. Les Indiens ont martelé ces métaux, ils ne les ont pas fondus. D’immenses régions de l'Amérique du Sud, elles aussi au Néolithique, n’ont pas connu les minéraux mous. Ce genre de culture, l’Europe ne l’a pas connu plus que les pays de l'Amazone.
Chez les Diaguites de la République Argentine nous nous trouvons en présence d’une véritable industrie du cuivre car beaucoup d'objets métalliques de cette région ne renferment que 2 1/2 p. 100 d’étain, proportion insignifiante, sans effet sur la dureté du mélange. Les minerais cuivreux (chrÿsocolle, silicate double de fer et de cuivre) étaient traités au bas foyer.
n'a pas trouvé lrace de cassilérite en Perse. On «ll y a de l'étain eu Asie Mineure, dans les vi-
signale également la cassitérite dans l'Arménie occidentale (Délég. de la Rép. Armén. L'Arménie au point de vue économique. Paris, 1922, p. 26) ; mais les renseignements à ce sujet manquent de précision. Cependant, de ce qu'on n'a pas encore constaté l'existence de l'étain dans ces régions on ne peut déduire qu'il n'y existe pas, leur étude géologique n'étant même pas encore ébauchée.
M. K. J. BasmaDyan, l'archéologue arménien bien connu, dans une lettre (10 nov. 1922) m'écrit :
layets de Brousse, de Van et d'Erzeroum, d'après Vibaz Cuinxr (Turquie d'Asie). Suivant FÉLIx Oswazp(Handb.d.regional Geol. Armenien), l'étain se trouverait aussi à Tillek(Dersim), entre les montagnes Dandjekbaba et Kourbaba. Les historiens anciens arméniens ne connaissent pas l'exis tence de l'étain en Arménie, le nom même de ce métal, anag, vient de l'assyrien anakw ou du sumérien anag signifiant plutôt « plomb »
qu’ « étain » ou tous les deux. » Comme on le voit, ces indications sont peu concluantes.
En Amérique centrale et au Pérou nous entrons dans le monde véritablement métallurgique.
Chez les Aztèques, on trouve le cuivre, le zinc, l’argent le plomb et l'or, des bronzes de teneur variée, peut-être même le laiton. Tous les métaux et alliages étaient travaillés par fusion et moulage et par martelage.
En Colombie Les ouvriers travaillaient au creuset les métaux précieux, mais ne savaient pas les affiner : l'or est toujours mélangé de cuivre (jusqu'à 13 p. 100) et d'argent et forme ainsi une sorte d’électrum.
Chez les Incas et dans les Andes on voit l'or, l’argent, le cuivre et le bronze d’étain.
Les Péruviens ont été les plus habiles métallurgistes de tout le Nouveau Monde ; mineurs, ils avaient ouvert des galeries dans les filons ; fondeurs, ils possédaient l’or, l'argent, le plomb, l’étain, le cuivre, le mercure. Ils fabriquaient divers alliages de cuivre et d’étain dont ils variaient la teneur suivant l’usage auquel ils destinaient le métal, faisaient des laïtons, des alliages de cuivre et d’or.
De toutes ces variétés métalliques ils faisaient leurs armes, casse-têtes, haches de formes diverses et les métaux précieux servaient aux bijoux et aux ustensiles de toilettes : bagues, bracelets, épingles, pinces à épiler, miroirs,
cure oreilles, bandeaux de front, grains et plaques de colliers, pectoraux, amulettes, etc.
Mais le fait le plus singulier de cette métallurgie qui se rapproche tant de la nôtre aux temps préhistoriques, est que les Esméraldas et les Caraques, populations côtières de l’Équateur, étaient parvenus à traiter par le feu les minerais de platine aurifère qu’on trouve dans la région (1) et qui exigent des températures extrêmement élevées. On connaît divers bijoux qui, à l'analyse, ont montré le platine avec un peu d’or, d'argent et d’osmiure d’iridium. Jamais les métallurgistes du vieux monde n’ont vaincu de pareilles difficultés techniques.
Mais les Américains, s'ils étaient très avancés dans l’art du fondeur, étaient moins habiles que nos gens du bronze pour la fabrication des armes; peut-être n’éprouvaient-ils pas le besoin de couler de grandes épées, des poignards ; car ils paraissent n'avoir jamais songé à ces armes qui furent la première préoccupation de nos métallurgistes. En plus ils étaient fort peu habiles dans l’affinage des métaux. Enfin, jamais ils n’ont connu le fer autrement qu’à l’état météorique (Ohio), les Indiens le travaillaient tout comme les autres minéraux, ils en faisaiént des haches et des ornements (2).
En Amérique centrale, tandis que la métallurgie se développait et
(1) Ta. WoLr, Mem. sobre la Geogr. y la Geoloyg. (2) Purnau, Zron from Ohio mounds.T.A.A.S, del Ecuador, p. 50. vol. II, 1883, p. 349 sq.