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I EEN VUE

Fire. 269. — Vases en forme d’Oiseaux (Djonii, Tâlyche).

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néen. Puis viennent les œnochoés (fig. 266, n° 1 et 2), enfin les vases représentant des animaux, des chevaux (fig. 267 et 268) et des Oiseaux (fig. 269) rappelant ceux des pays helléniques.

Les procédés d'ornementation se modifient également; aux dessins lissés viennent se joindre les incisions profondément entuillées dans la pâte, toujours ne comprenant que des motifs géométriques dont le swastika

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Fra. 270. — Boiles à fard en terre cuite incisée du Tälyche.

(fig. 266, n° 2), curieux témoin du culte solaire dont le disque nous a montré l'existence. L’incision se manifeste sous plusieurs formes: soit pour accentuer les principaux traits des sujets lissés (fig. 266, no 1), soit pour le tracé de traits simples, soit comme véritable ciselure (fig. 270). Enfin le même procédé est employé pour orner de grosses perles d'argile cuite (fig. 271) qui figurent dans les colliers ou se trouvent séparément près du mort. |

Mais une réelle innovation est celle qui consiste à peindre les vases, coloris bien grossier, il est vrai, tant par la teinte que par l’adhérence de

Frc. 271. — Perles de terre cuite. N° 1, 4et 5: Djonii, n° 2 et 3 : Tülü.

la couleur à la pâte ; cependant on rencontre quelques tentatives de décoration polychrome rouge sur jaune ou sur blanc (fig. 266, n° 3), rouge clair sur rouge plus foncé (fig. 266, n° 4). Ces essais sont d’ailleurs fort rares au Tälyche, et ils semblent ne pas avoir eu de lendemain.

Puis c’est l'apparition de la pâte émaillée en bleu (1), telle qu’elle était d'usage, depuis des temps fort reculés, en Elam et en Égypte; mais cette pète est de qualité médiocre et la couche de vernis qui la recouvre adhère

(1) CF. Mission, t, IV, 1896, pl. V, fig. 6.

mal et tombe en écailles. Ce sont là, bien certainement, des produits de fabrication locale, à l’imitation de ceux des pays mésopotamiens et égyptiens (1) qui n’ont pas donné de descendance ; car, en dehors de quelques. perles et d’amulettes, rares d’ailleurs, on ne rencontre plus, par la suite, la terre émaillée dans les sépultures du Nord : le verre, d’origine phénicienne ou hellénique (2) fait son apparition, apporté par le commerce, et remplace les pâtes émaillées.

Lampes. — Les sépultures de l’industrie du fer, à Chirchir, nous ont fourni une variété de lampes d’argile fort curieuse (fig. 272, n°° A et 5) portant sur une plaque verticale prolongeant leur bord postérieur, des représentations humaines très grossières. Par leur ensemble ces lampes rappellent celles qui sont en usage dans lés temples brahmaniques de l’Inde. À Agha-Evlar nous avons également trouvé des lampes de terre, mais

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Fic. 272. — Lampes d'argile du Tâlyche ; n° 1 à 3 : Agha-Evlar ; n° 4 et 5: Chirchir.

d’un type beaucoup plus simple (fig. 272, n° 1). Quelques-unes d’entre elles portent vers le bec deux protubérances qui semblent avoir été placées là pour figurer grossièrement la tête d’un animal (fig. 272, ne 2 et 3). Les lampes du type simple, fréquentes dans tous les sites «antiques de l'Orient, sont encore en usage dans les villages ; quant à celles figurant des personnages, je n’en connais de comparables qu’aux Indes.

(1) Dans la même sépulture se trouvail un (2) A la IIL° phase du bronze on voit paraître oudja de style égyptien, mais lui aussi de fabri- une sorte de verre, sous forme de perles de colcation locale. (Mission, t. IV, 1896, pl. V, fig. 4.) liers ; mais ce verre ne présente pas les mêmes

Il en est de même pour un scarabée découvert caractères que celui qui se fabriqua en Phénicie dans le dolmen n° 4 de Tchila-Khané (Mém. D. et dans l'Hellade. (Tchila-Khané, dolmen n° 2. S, P.,t. VIIL p. 270). Mém. D S.P.,t. VII, p. 2%)

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