K LS
Fic. 279. — Poignards. Mouci-Yéri.
poignard dont le manche et la lame ont été forgés d’une seule pièce (tig. 281).
Quelques-unes de ces armes ont conservé leur gaine, feuille mince de cuivre appliquée .sur un fourreau de cuir (fig. 279, n° 2, 2a) ou simplement une gaine de cuir (fig. 279, no 3). Mais il est des fourreaux plus compliqués, formés de deux lames de bois serrées sur les côtés par une
Fra. 280. — Poignard de fer. Mouci-Yéri.
RE a — INR
CT NN À Vin 0
ci si ne L je
Fra. 282, — Haches marteau en fer.
Mouci-Yéri.
Frc. 283. — Poignées d'’épées.
Mouci-Yéri.
‘bande repliée de bronze et se terminant par deux appliques métalliques.
On voit paraître, chez les étrangers, des ornements de bronze au pommeau et des bouterolles de gaine de formes diverses.
Les couteaux des étrangers présentent des formes particulières, tous sont plus ou moins courbés.
Les épées, assez fréquentes dans les sépultures des étrangers, sont de longues lames, étroites et renforcées en leur épaisseur médiane. Les poignées en sent parfois très ornées (fig. 283), elles rappellent celles dont J'ai parlé plus haut au sujet du Tàlyche.
À cette époque et depuis longtemps l'arc était connu aussi bien des autochtones que des étrangers et, dans bien des sépultures, on trouve des paquets de pointes de flèches (fig. 284). Mais, depuis les
KA
KE
AN
Fr@. 284, — Têtes de flèches en Fra. 285. — Couteaux en fer. Mouci-Yéri bronze du Tâlyche. et Akthala.
temps du bronze au Tälyche, les formes se sont bien modifiées. Elles procèdent de la tête de lance et non plus de la pointe de silex, comme au temps de l’industrie du bronze. Certes, les anciens types n’ont pas été abandonnés subitement, ils persistent ; mais on voit paraitre des modèles nouveaux, très soignés et habilement conçus.
Le plus curieux de ces types est la flèche à section triangulaire (fig. 284, n° 3) qui se retrouve en usage sous les Achéménides, les Parthes, les Sassanides, jusqu’au moyen âge. Cependant nous ne savons pas exactement à quelle époque l’usage de cette forme a débuté.
La hache existait certainement parmi les instruments des autochtones :
nous ne l'avons cependant pas rencontrée : mais elle n’est pas rare chez : les étrangers, c’est une hache-marteau; on trouve aussi le pic-marteau, probablement
Fic. 286. — Hache en diorite de Koulpi (Transcaucasie). Musée de Tiflis, 1/3 de la grandeur naturelle.
outil de mineur.
LA PARURE
Presque toutes les tombes autochtones
renferment des torques de bronze et plus ra:
rement de fer, alors que dans les sépultures étrangères les colliers de perles sont plus abondants que les torques. Ils sont formés de
perles de pierre du pays, de cornaline et de
perles de verre bleu.
On trouve aussi, mais plus rarement, dans les sépultures autochtones, des colliers faits de pendeloques de plomb entre lesquelles s’intercalent des perles de cornaline. Ailleurs la pendeloque est seule, maintenue qu’elle était par un cordon dont on retrouve les traces fragiles.
Les mêmes tombes renferment des anneaux de bronze (fig. 287, nes 5
FiG, 287. — Pendeloques (Arménie russe).
et6) semblables à ceux dont j'ai parlé à propos du Tâlyche et qui certai-
nement jouaient un rôle dans l’accoutrement.
Les bracelets en général sont de simples anneaux quelquefois couverts de ciselures géométriques rudimentaires (fig. 288), mais le plus souvent ces anneaux sont lisses et n’étaient pas d'usage ornemental, mais servaient de monnaies. Je reviendrai plus loin sur cette impor-
tante question.
Un autre bracelet, beaucoup. plus avancé comme art, est sorti d’une tombe étrangère de la nécropole d’Akthala. Ce type (fig. 289) que
Fic. 289. — Bracelet de bronze.
nous n'avons pas Frc. 288, — Bracelet de bronze. rencontré dans le Mouci-Yéri.
Tâlyche et qui jus-
qu'ici est unique au Lelwar, se retrouve dans la nécropole de Koban, en Osséthie, et plus
- loin jusqu’en Europe occidentale où il paraît
Akthala. - de très bonne heure.
Les plaques de cheveux (fig. 290) ne se
rencontrent que dans les sépultures étrangères, elles étaient fixées der-
rière la tête. Ce bijou est très rare.
On rencontre dans les nécropoles du Lelwar deux types de fibules (fig. 291) : la broche, d’une seule pièce, tout entière en bronze, et la fibule à épingle de fer, très caractéristique de cette région.
Le premier de ces bijoux existe en Europe dès les temps de l’industrie du bronze et son usage se continue non seulement à Hallstatt, mais aussi à la Tène; quant au second (fig. 291, n° 3 à 6) il montre soit un dos élargi et courbé (fig. 291, n° 3 et 4) soit une large plaque plus ou moins ornée (fig. 291, n° 5 et 6) terminée d’une part par l’attache de l’épingle, d’autre part par le crochet destiné à maintenir la pointe. Nous n'avons jamais rencontré, dans ces nécropoles, de fibules à navicelle ou des autres types analogues européens.
Fr&. 290. — Disques de coiffure.
Mouci-Yéri.
Les épingles jouent un très grand rôle dans les mobiliers funéraires
99 + DRÉHISTOIRE ORIENTALE
du Lelwar, chaque sépulture en renferme une. C'est que les épingles
Re
ne 7 on
Fire. 291. — Fibules. N° 1, 3 et 4 : Cheithan-Thagh ; n° 2,5 et 6: Moucçi-Yéri.
jouaient le rôle de fibule et maintenaient le vêtement fermé sur la poitrine (fig. 292, n° 10), ainsi que nous avons pu nous en assurer à plu-
n £ coveorea
Fr. 292. — Épingles à grosses têtes (Arménie rusee).
sieurs reprises en rencontrant de ces épingles encore engagées dans le tissu et munies du cordon qui les fixait à l’étoffe.
Dans les tombes autochtones le plus souvent l’épingle est munie d’une tête (fig. 292, no 1 à 8), parfois assez petite (fig. 292, no 4), mais sou- * vent aussi très volumineuse et très pesante (fig. 292, n° 5, 6 et 7), souvênt même l’épingle est fort courte (fig. 292, n° 8), et le bijou n’est presque composé que de la tête. Ces têtes d’épingles sont gravées au burin, quelques-unes, même sur le plat (Hg. 292, n° 12), portent le swastika. Rarement
on rencontre des épingles d’une autre forme (fig. 292, n° 11).