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HISTORIQUE SOMMAIRE DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES XXV

FALCONER (Quart. Journ. of the Geol. Soc. of London, 1865, t. XXI, p. 372), d’ossements humains dans les alluvions anciennes (probablement quaternaires) du Bahr el Azrek, à Duntai entre Khartoum et Sennaar, exposait les résultats de ses propres découvertes en Phénicie, de celles de Cazaris DE FONDOUCE aux environs de Nazareth, de l’ABBÉ MORÉTAIN près de Bethléem, pe SauLey, pe Voaté, etc., dans la même région, et en concluait à l’existence des mêmes industries dans la vallée du Nil se basant sur les recherches d’ARGELIN.

La question dès lors ne pouvait plus souffrir aucun doute, l’existence d’une industrie de la pierre en Égypte était admise par tous les spécialistes en pareille matière. Cependant les égyptologues demeurèrent incrédules, et nièrent ce fait, bien qu’il fût évident, avec une obstination qu'on ne saurait comprendre,

L'Institut égyptien, dans la séance du 10 décembre 1869, averti des découvertes d’ARCELIN, du DOCTEUR Hauy et de Fr. LENORMANT, avait repris la question (CF, Bulletin de l’Institut égyptien, 1869-1871, n° 11 ; Alexandrie, 1872).

Lepsius (1) se refusa nettement à reconnaitre la taille intentionnelle des silex découverts jusqu'alors, attribuant à l’action solaire les éclats enlevés sur leur surface ! Pour quelques types indiscutables, il les considéra comme ayant été employés par les Égyptiens d'époque historique (2). |

On considérait alors les dynasties divines et les premières listes pharaoniques comme purement mythiques, l’histoire ne débutait qu’à la III: dynastie tout au plus et, pour les égyptologues, tout ce qui ne rentrait pas dans les textes était nul et non avenu. Les récentes découvertes génaient les linguistes, ils employèrent tous les arguments plausibles ou non pour en annuler les résultats.

Il fallait bien, cependant, se rendre à la réalité des choses; les silex égyptiens avaient été intentionnellement travaillés, le fait était patent. Alors MaRieTTe les attribua tous aux temps historiques, prolongeant leur usage jusqu'aux époques modernes.

Ausujet des pointes de lances, le célèbre égyptologue déclare (séance du 19 mai 1871 de l’Institut égyptien) avoir vu à Abydos un Arabe se faire raser la tête avec un de ces silex!

Les têtes de flèches d'époque historique encore munies d’un silex sout son principal argument; mais il néglige ce fait cependant très 1mportant que toutes les flèches rencontrées dans les tombeaux pharaoniques

(4) Zeitschrift für Aegypt. Spr., 1870; — Bull. Inst. (2) Cf. FRaas, Aus dem Orient, t. I, p. :8; -- Egyptien, 1869-71; — Zeitsch. fur Ethnologie, 1870, De NabDaiLLac, Premiers hommes, t. I, p. 31. Pp: 449; — Verh. Berlin. Ges , 1871, pp. 46, 54, 55.

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