‹ La Prehistoire orientaleChapitre 27 sur 308 · XX VI HISTORIQUE SOMMAIRE DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

XX VI HISTORIQUE SOMMAIRE DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES

sont armées d'un silex tra chant, et que jamais on n’en trouve qui soient terminées par uns pointe véritable telle que celles d’Abydos ou du Fayoum.

Enfin Mariegrre s'appuie sur les rites funéraires qui exigeaient l'emploi du silex pour la préparation du corps devant être momifié (1).

Malgré la légèreté de cette argumentation, l'opinion de Marigrre fut admise par quelques assistants, dont l’empereur du Brésil Dom Pedro, tandis que Gaïzrarpor et AgBare réclamaient de nouvelles recherches dans les alluvions. Ni les uns ni les autres des membres présents de l'Institut égyptien n'étaient préparés à une telle discussion. Il manquait là ArcELIN, Hamy ou FR. LENoRMaNT, aussi tomba-t-elle d'elle-même, chacun conservant son opinion et les égyptologues suivant celle de MaRi£TTE qui prévalut longtemps encore.

ARGELIN, cependant ne se tint pas pour battu. En 1873 il imprimait dans les Annales de l’Académie de Mäcon un mémoire intitulé /’Age de pierre et la classification préhistorique d’après les sources égypliennes — réponse à MM. Cunasas et Lepsius (Extrait, Paris, C. Reinwald et Cie, 1873, 52 p. in-8).

« RosEeLLiNt, dit-il, compagnon de CHaMPoLLION, aurait souvent rencontré des couteaux de silex placés dans les corbeilles auprès des momies. »

Cette assertion ne peut reposer que sur une fausse observation ; car jamais, à ma connaissance, le fait ne s’est produit en Égypte.

« Le musée de Berlin possède deux couteaux découverts par Passa- LAQUA dans la nécropole memphite, »

Or, à Licht, à Dahchour et à Abou Roach, j'ai constaté la présence de stations préhistoriques sur l’emplacement qui plus tard fut consacré aux sépultures d'époque historique.

« Lepsius (Zeztschrift fur Aegybtische spracke und Alterthumskunde, jul.-sept. 1870) dit avoir recueilli six éclats (lames)au nord-est de la grande pyramide de Ghizeh, les musées de Leyde et de Turin en possèdent, la collection Cror-Bey acquise en partie par le Louvre en possédait aussi. C’étaient de petits éclats de silex très fin et très acérés formant outillage d'une trousse d’oculiste (1). » |

A cette époque et malheureusement souvent encore de nos jours, les archéologues soucieux uniquement de rencontrer des textes ne surveillaient que bien peu leurs travaux, s’en rapportant à leurs surveillants arabes. C’est. ainsi qu'ils ont été fréquemment amenés à des explications de la plus amusante fantaisie. On ne se rendait pas compte alors que les rapports de position des objets entre eux, même alors que par eux-mêmes ils sont

(1) Cf. À. Savce, The Ancient Empires of’ the Hast, 1883, p. 171; VIRCHOW, Verh. Berl. Gess, 1888, p. 366. ;

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