‹ La Prehistoire orientaleChapitre 262 sur 308 · MOBILIERS FUNÉRAIRES · texte numérisé non relu

MOBILIERS FUNÉRAIRES

Les haches. — Nous avons vu précédemment combien sont rares les haches, soit en bronze, soit en fer, dans les nécropoles du Tàlyche et dans celles de la Transcaucasie. En Osséthie elles sont plus communes et à Koban sont toujours en bronze. Elles offrent toutes le même type général et sans aucun doute ont été inspirées par les haches-marteaux en pierre polie, telles qu’on les rencontre dans toute l’Europe, en Russie et en Sibérie. Parfois le taillant est très incliné sur l’axe de l'instrument (fig. 320,

Fic. 320. — Ilaches de bronze. Koban.

n° 4}, parfois la courbe du tranchant est normale à cet axe (fig. 320, n°2). Dans tous les cas ces armes sont d’un travail très soigneusement achevé ; elles portent des gravures fines sur lesquelles je reviendrai plus loin, et sont parfaitement polies.

Ce type de haches n'existe pas au sud de la grande chaine cauca-

sienne: il diffère entièrement des formes usitées en Chaldée, en Elam, en

Syrie eten Égypte, mais par contre se retrouve en Albanie, en Carniole, en Hongrie, en Transylvanie et en Russie (Gouvernement de Perm).

Les masses d'armes. — Les masses sont rares à Koban, ce sont de simples boules métalliques, ornée de saillants destinées à rendre leur coup plus meurtrier et percées d’une douille d’emmanchement (fig. 321).

Presque inusitée en Europe, même aux temps de la pierre polie, la masse est une arme d'usage courant dans la Chaldée, l’Elam et l Égypte,

Frc. 321. — Masses d'armes. Koban.

pays dans lesquels on la voit, sur les bas-reliefs, dans la main des souverains de l’époque historique.

Toutefois la forme des masses de Koban diffère de celle des mêmes armes dans le sud de l'Asie antérieure et il est à penser que les masses de l’Osséthie sont des produits indigènes sans inspiration de l” RE ou de

la Chaldée.

Poignards. — On distingue à Koban deux types de poignards : l’arme de bronze, la plus répandue et la mieux ornée, et l’arme de fer, très rare, peut-être contemporaine de celle de bronze, mais on ne saurait l’affirmer, car les auteurs n’ont pas entouré leurs assertions à ce sujet des preuves nécessaires, et l’âge relatif des diverses sépultures n’est pas fixé.

Les lames de bronze sont soit à poignée pleine (fig. 322, n°s 1 à 4), soit à poignée évidée pour recevoir des plaques de corne ou de bois (fig. 322, n° 5); elles sont ou non munies de nervures, quelquelois en grand nombre et le plus généralement elles sont évidées à quelque distance de la poignée pour s’élargir vers la pointe. Par leur forme générale, comme par la disposition de la poignée et leur genre d’ornementation, ces armes se distinguent très nettement des poignards de la Transcaucasie, du Tälyche et de toute la partie méridionale de l’Asie antérieure, et se rapprochent plutôt des types européens de l’Allemagne, de la Gaule et de la Scandinavie.

Les poignards de fer varient comme types : les uns sont de simples

lames triangulaires munies de rivets (fig. 323, n° à), en tout semblables aux poignards primitifs de cuivre et de bronze, les autres sont munis

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