XXXIV HISTORIQUE SOMMAIRE DES RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES
publié un grand nombre de notes et d'articles, mais le plus important est sans contredit celui du docteur BLanckeNHoRx (Ueber die Steinzeitund die Feuersteinartefakte in Syrien-Palästina, dans la Zeitschrift fur Ethnologie, 1905, p. 447 à 468).
Un mémoire excellent du P. Zuomorren, de Beyrouth, avait paru cinq années auparavant, {a Phénicie avant les Phéniciens (Beyrouth, 1900), mais il avait le défaut de ne point être de portée générale.
Enfin le P. Vincenr, dans son ouvrage Canaan, a douné, en 1907, un exposé complet de la question en ce qui concerne la Palestine.
Le Caucase, le Kurdistan, la Mésopotamie et la Perse ont été l’objet d’études de ma part seulement; car, sauf quelques découvertes accidentelles faites en dehors de toute observation scientifique, il n’existe de renseigne- ments sur ces pays au sujet de l’industrie de la pierre que dans mes publications. D'ailleurs, ces documents sont peu nombreux, non que les recherches aient été faites superficiellement, mais parce que les stations dans lesquelles on rencontre la pierre taillée sont rares dans ces pays.
J'ai signalé (Mission scientifique en Perse, t. IV, 1896) le gisement “de l’Ab-é-Pardeuma au Mazandéran, les stations du Poucht-é-Kouh (Louristan) et l'existence d’un polissoir à Khalil- Dehlil au Kurdistan de Moukri, découvertes datant de 1890 et 1891 et plus récemment (Mémoires de la Délégation en Perse, t. 1, 1900), les gisements énéolithiques de Suse; enfin, dernièrement, les stations préhistoriques de l’Arménie russe au pied de l’Alagheuz (Bull. de l'École d'anthropologie de Paris, 1909, p. 189. |
- Le Nord de l'Asie antérieure est encore mal étudié depuis l’Ararat jusqu'à Smyrne et nous ne possédons que des renseignements aecidentels. Il n’en est pas de même des pays de l'Afrique septentrionale (Tunisie, Algérie, Maroc) qui, dès le début de la palethnographie, ont attiré les regards des archéologues.
Les recherches préhistoriques en Algérie ont débuté peu après les découvertes de France. Beaucoup d'ofliciers et de fonctionnaires au courant des questions scientifiques, ont consacré leurs loisirs aux investigations archéologiques et, de nos jours encore, la plupart des découvertes effectuées dans l’Afrique du Nord et du Centre, le sont par les officiers chargés soit du commandement des postes militaires, soit du service topographique. Il se créa vite en Algérie de nombreuses collections particulières et des musées. Constantine, Alger, Oran ont leurs galeries fort riches en objets de pierre, alors que nos musées de la Métropole, le Muséum, le Trocadéro et Saint-Germain-en-Laye sont restés longtemps d’une décevante pauvreté en ce qui regarde notre grande colonie médi-
terranéenne.