Expansion du type
+ pre-Solutréen
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Nord. Cette assertion, qui ne repose que sur la similitude de certains instruments, semble être plus qu’hasardeuse.
En Syrie (1), dans les cavernes, au-dessus du Moustiérien, on trouve, semble-t-il, également, une industrie qui présente certaines analogies avec
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celle de l’Aurignacien d'Europe; mais je ferai la même observation que pour les instruments capsiens. Ces cultures paraissent être nées sur place, sans influence extérieure, pour correspondre à des besoins locaux,
(1) Certainsauteurs, passés maitres dans d'autres moustiériens, tels que pointes de flèches (sic) spécialités, se laissent malheureusement parfois couteaux, graltoirs, nucleus associés à des osseentrainer en dehors de leur compétence. « En ments de carnivores, de cheval, de cochons, de ru- Syrie, dit E. Hauc (Traité, 1920, II. p. 1882), on a minants, elc.» L'auteur paraitignorer entre autres recueilli dans les grottes du Liban, des oulils le Quaternaire d'kgyple, celui du Somal, elc…
et sans concordance chronologique avec celles de l'Occident. Quoi qu’il en soit, les industries post-moustiériennes, si Jamais elles ont existé dans cette région, ne se sont pas étendues ; car en Égypte, comme en Mésopotamie, on n'en rencontre pas la moindre trace.
Plus au nord, dans la vallée de l'Araxe, j’ai découvert des instruments
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F7 S LÉGENDE = EÆ -- Anciennes limites des = = laci = glaciers — vi Expansion du type = ss NK Mägdalénien. .
=, d'aprés Breuil.
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d’obsidienne, de morphologie archéolithique assez incertaine, mais revêtus d’une patine très prononcée paraissant accuser une haute antiquité. Cette découverte me laisse encore des doutes, quant à l’âge de ces instruments qui, s'ils sont quaternaires, prouvent qu’il existait dans le nord de l'Asie antérieure des tribus ayant survécu aux cataclysmes post-moustiériens, fait de très haute importance (mais qui n’a rien d’invraisemblable), en ce qui regarde le repeuplement de la Mésopotamie et les origines asianiques et élamites.
Comme on le voit, nous sommes d'une extrême pauvreté en documents relatifs aux foyers humains d’où sont partis le repeuplement du globe par
les dolichocéphales. D'ailleurs, sauf en ce qui concerne les hommes d'in-
dustrie magdalénienne, il nesemble pas que les gens de culture archéolithique eussent cherché à étendre leur domaine : d'immenses espaces dépeuplés s’offraient à leurs pas, il est vrai; mais ils étaient encore trcp peu nombreux pour les envahir tous.
Le grand mouvement de colonisation des terres demeurées libres en Orient s’est produit alors que les hommes en étaient arrivés à l’industrie de la pierre polie, augmentée de la connaissance du métal (Susiane, Chaldée, Egypte, Egée). Puis des tribus brachycéphales, dès les débuts du Mésolithique, ont fait la conquête de l’Europe, et vraisemblablement aussi celle d'une partie du nord de l'Asie antérieure.
Notre ignorance est plus grande encore, quand nous sortons du vieux monde ; nous ne possédons, dès lors, en effet, aucune notion permettant de formuler des hypothèses sur les origines des nègres de l'Afrique, sur celle des négritos de l’Asie méridionale, sur les habitants actuels des iles de la Sonde, de la Papouasie, de l'Australie, de la Chine, du Japon, des deux Amériques; tous ces pays, sauf peut-être quelques districts montagneux, semblent avoir été peuplés que très tardivement; et la Chine, qui passait jadis pour avoir été l’un des foyers humains les plus anciens du monde, semble n'avoir jamais connu l’humanité pléistocène.
Le mystère demeure complet à propos de l’origine des peuples que les anthropologistes désignent sous l'appellation générale de paléasiatiques qu'il ne faut pas confondre avec ceux auxquels nous donnons le nom d’asianiques. Refoulés vers l'extrémité nord-orientale de la Sibérie, ces peuplades, les Tchoutches,les Kamtchadales,les Oltchas, les Orotches, les Esquimaux d'Asie, sont assurément de souche fort ancienne : mais, où habitaient-ils avant notre ère géologique ? Tout ce que nous savons, e’est qu'ils vivaient en Sibérie, côte à côte avec les Aryens, avec les Touraniens (Turcs, Mongoles, Mandchous, Thibétains, Chinois) et d’autres groupes humains dont quelques-uns sont aujourd'hui disparus. Peut-être devons-nous déduire des différences physiques très aecentuées qui séparent toutes ces tribus les unes des autres, que nous nous trouvons là, en face de descendants d'espèces humaines multiples. Peut-être ne doit-on voir là que des terminaisons de rameaux divergeant d’un même foyer.
Quant à l'Arabie, elle nous est encore complètement inconnue. L’intérieur de la péninsule, si nous en jugeons par les nombreuses ruines qu’on y rencontre a dû être, au temps du royaume de Saba et des Himyarites, c'est-à-dire il y a peu de siècles, un pays fertile et abondamment peuplé, grâce à l'humidité qui régnait encore dans son atmosphère. Les réservoirs d'Aden, taillés dans le roc à l’époque des Himyarites, peut-être même à
LE REPEUPLEMENT DE LA TERRE d 163
celle des Sabéens, prouvent, par leur seule présence, que des pluies abondantes tombaïent jadis dans cette région (1).
Il est à penser, qu'après les cataclysmes diluviens, quelques parties montagneuses de la péninsule ont conservé des habitants, que ces familles ont fait souche et ont joué un rôle très important, non seulement dans le repeuplement de l'Arabie, mais aussi dans la colonisation des pays voisins.
Les auteurs de l’antiquité font venir les Phéniciens directement de l'Arabie : HéRopore (2) des côtes de la mer Rouge, SrraBon (3) de celles du Golle Persique. Mais ces assertions, quant à l’existence d’une population dans la péninsule nous reportent à des dates très récentes, à quelques siècles seulement avant la migration d'Abraham, qu’on place généralement vers 2000 avant notre ère; cependant le seul fait qu’à cette époque l'Arabie était peuplée montre que si la péninsule n’avait pas conservé des descendants des hommes paléolithiques, du moins avait-elle été colonisée vers la même époque que tout le Proche Orierit; puisque, par la suite, ses habitants avaient été, bien des fois, contraints à l'émigration, par tribus, ou par
bandes plus ou moins nombreuses.
II. — Les brachycéphales. — Depuis bientôt cent ans, que les études des civilisations orientales ont pris le développement qu’elles comportaient, les deux problèmes autour desquels s’est le plus agité le monde savant sont, sans contredit, ceux concernant les origines des Sémites et celles des Indo-Européens. Tout d’abord, en ce qui concerne les Sémites, l’impulsion a été donnée par les sentiments religieux et, comme il advient toujours quand on fait intervenir la croyance dans des questions d'ordre scientifique, le désordre le plus fâcheux s’est introduit dans la grande majorité des esprits. Israélites, catholiques et protestants, interprétant en sens divers les textes bibliques, souvent avec une naïveté qui prête à rire aujourd'hui, ont écrit, sur le berceau et sur les migrations des Sémites, des milliers et des milliers de pages qui, depuis l'introduction de la méthode scientifique dans les études historiques, ne méritent même plus la peine d’être lues; et, cependant, on voit encore paraitre fréquemment, dans des publications spéciales, il est vrai, des articles qui feraient croire à la résurrection de ces exégètes bibliques dont nos arrière-grands-pères faisaient si grand cas.
: À cette époque, l'anthropologie n’existait pas encore, la géologie et la paléontologie étaient à peine nées, et la linguistique, dans l’enfance. Puis, au fur et à mesure que se produisirent les découvertes archéologiques, que des textes, jusqu'alors inconnus, sortirent de l'oubli, Lis Bible prit peu à peu sa valeur documentaire, comme reproduisant les anciennes