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Fic. 12. — Coup de poing chelléen en silex jaune recueilli à la surface du sol. Abydos.
trent que les recherches en ce sens ne sont qu'ébauchées et que l’avenir réserve bien des découvertes.
La vie humairie en Égypte, à l’époque quaternaire, est aujourd’hui prouvée, et admise même par ceux qui niaient l’existence d’une industrie de la pierre polie en Égypte, et nous avons vu qu'entre les contemporains des grands Pachydermes et les premiers Égyptiens possédant l'usage de 11 métallurgie, il existe une longue lacune qui correspond, en Europe,
(1) J'ajouterai aujourd hui qu'il est bien surpre- Lant alors en Occident depuis les découvertes .de nant que Mariette, qui pendant plusieurs années Boucher de Perthes. . a fouillé la nécropole pharaonique d'Abydos, n'ait [Et je posais le problème de la succession des
pas remarqué ces curieux silex dont on parlait industries de la pierre en Eeypte.]
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L'INDUSTRIE PALÉOLITHIQUE EN ÉGYPTE qu
à l’époque des cavernes, à la période des industries archéolithiques dans nos pays. LL 0 |
Après l’apparition des ligues qu’on vient de lire, en octobre 1896, il se fit dans le monde spécial des préhistoriens et des égyptologues un grand mouvement, les uns en faveur, les autres contre les déductions que je tirais de mes récentes découvertes. Bien qu'ancun doute ne fût possible dans mon esprit, je consacrai l'hiver de 1896 à 1897 à poursuivre mes recherches sur le préhistorique égyptien et l'étude des alluvions dans la vallée du: Nil et voici ce queje disais au printemps de 1897 (1) :
Dans une lettre qu’il m’écrivait peu après lapparition de mon premier
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Fic, 13. — Coup de poing en silex jaune. Surface du sol. Abydos.
volume sur les Origines de l'Égypte, M. Salomon Reinach me priait de fournir quelques renseignements complémentaires au sujet des instruments chelléens de la vallée du Nil et se demandait si ces outils appartiennent bien à l’époque quaternaire. Ce doute est parfaitement fondé, car jusqu'alors (1897) il n’avait pas été rencontré en Égypte d’ossements d'animaux faisant partie de la faune quaternaire, accompagnés de silex taillés. Nous ne possédons donc pas de preuves absolues, mais toutes les probabilités sont en faveur de l'opinion qui reporte l’antiquité de l’homme, dans cette partie
(1) J. pe MorGaAn, Recherches sur les origines de l'Égypte. Ethnographie préhistorique et le tombeau royal de Négadah. Paris, 1897, p.2.
de l'Afrique, jusqu’à l’époque qui précéda l’établissement définitif du régime actuel des eaux dans la vallée du Nil.
En général, c'est à la surface des alluvions caillouteuses qu'on trouve
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