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' Mur pourrit, Trou s'y'^ fit, Rat s'y^ mit Chat l'y 3 prit.'
Monsieur Rodilard répéta ces vers plusieurs fois. Mlle. Minet en fut ravie, mais non pas les voisins. Tandis que Rodilard amusait ainsi sa belle,* les
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députés élus par les citoyens^ de Ratopolis (cité des rats) tenaient*" conseil sur la table de la cuisine^ . . .
René. C'était la cuisine de la mère Michel, n'estce pas ?
M. Pascal. Oui, c'est bien cela. La mère Michel était la voisine du père Lustucru, dont nous parlerons tout à l'heure. Eh bien, voilà messieurs^ les députés
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sur la table. Monsieur le président prit la parole : * Messieurs ! Depuis les temps les plus reculés, le peuple rat^ a toujours ^^ marché en avant sur le chemin de la gloire. La victoire, en servante dévouée, a
25 toujours accompagné ses pas majestueux {Très bien, très bien!). Les rats, messieurs, ont conquis le monde. Les rats, messieurs, sont partout. Les limites de l'empire des rats, messieurs, ce sont les limites du monde. Mais dans ce monde, hélas ! nous avons
30 encore des ennemis ^^ {A mort!). Je ne parle pas de l'homme, et je ne parle pas de la femme, cet être misérable qui a tellement peur^^ de nous. Je parle du maître de l'homme, je parle de celui à qui l'homme obéit, pour qui il travaille, ^^ qu'il sert,
35 qu'il loge, qu'il nourrit. Il s'agit, messieurs, du chat (grande émotion). Oui, du chat ! Il s'agit surtout d'un chat, du fléau de notre chère ^* Ratopolis. Celui dont il s'agit, messieurs, celui dont nous avons à nous occuper, c'est . . .'
4° Les députés. Rodilard ! L'horrible Rodilard !
Le président. Vous l'avez dit. Rodilard !
Le détestable Rodilard ! Rodilard aux yeux jaunes
flamboyants ! Rodilard l'assassin ! La terreur de
Ratopolis ! . . . Que ^^ de rats, hélas ! ont trouvé
45 dans son corps une triste sépulture ! Hélas ! que de rats sont toirbés sous ses grifl'es^^ meurtrières! Il nous rend la vie insupportable. On n'ose plus sortir de son trou. On n'ose plus trotter librement sur le plancher, on n'ose plus jouer,^^ on n'ose plus
5° manger, on n'ose plus boire. Nous tombons dans la misère. Nous mourrons ^^ tous, l'un après l'autre, si nous ne trouvons pas un moyen de salut. Mais, hélas ! que faire ?