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Brabant et de Gueldres, le marquis de Juliers, Jean de Jalio^, Jean de Hainant el Tévéque de Lincoln ^.
Après une courte délibération les commissaires tombèrent d'accord et rédigèrent le traité dont les principales clauses étaient celles-ci : Conservation provisoire des conquêtes réciproques : Libre circulation aitre les pays jadis en guerre et rétablissement des relations de commerce : Proclamation sous vingt jours de la trêve en Gaso^e, en Guyenne et ai Ecosse, avec engagement de Philippe, si les Ecossais refusaient de souscrire à un traité pour lequel on ne les avait pas consultés, de les abandonner définitivement et de ne leur accorder désormais aucune protection : Elargissement des prisonniers pendant la durée de la trêve à la condition de reprendre leurs fers à son expiration : Extension du bénéfice de la trêve à TEspagne, à Gènes, au Cambrésis, au sire d*Albret, au vicomte de Fronsac et à Jean de Coucy-Vervins*.
Le 25 septembre 1340 les onze plénipotentiaires apposaient leur signature dans Téglise d*Espléchin au bas de
' Les Grandes Chroniques, au lieu de tous ces personnages, à Texception de Jean de Hainaut qu'elles conservent, citent comme plénipotentiaires des alliés Guillaume de Clinton^ Geofi&oy Scrop, le sire de Guyck et Henri d'Antoing.
• Rymer, t. n, part, iv, p. 83-84.
cet acte qui devait rendre la paix au continent pendant six mois, jusqu'au printemps de 1341 : Tarmistice devait être plus tard prolongé jusqu'au 24 juin 1342. On se flattait qu'il ne serait que le prélude d'une paix définitive, mais ce n'était en réalité qu'un repos passager pour se préparer à de plus terribles luttes. À peine Edouard III était-il de retour en Angleterre où il signalait son arrivée par de grandes rigueurs contre les officiers employés à la perception de ses finances ; à peine Philippe YI étaitil rentré dans sa capitale qu'une guerre de succession princière, la fameuse querelle des Penthièvre et des Montfort, allait jeter des étincelles sur ce foyer mal éteint et rallumer un incendie d'un siècle.