‹ La Premiere Campagne D'Edouard III En FranceChapitre 3 sur 8 · PIÈGES JUSTIFICATIVES · texte numérisé non relu

PIÈGES JUSTIFICATIVES

On pense qu'il ne sera pas sans intérêt pour le lecteur de savoir où et par qui fut porté Toriflamme, ce célèbre drapeau, le palladium de la monarchie françaiise, dont le nom se rencontre à chaque page de nos chroniques.

Le premier dans la liste assez courte des porte^oriflammes de France fut Galois de Montigny, pauvre chevalier du Yéxin, qui figura en cette qualité à la bataille de Bouvines. On assure que Louis-le-Gros, en 11249 et Louis-le-Jeune, en 1147, avaient été prendre Tétendart sacré à Saint-Denis, Tun pour combattre Tempereur Henri, l'autre pour mettre à exécution le voyage qui lui

valut le surnom de d*Outre-mer. Mais Tbistoire n'a pas conservé le nom de ceux à qui ils confièrent le soin de le porter. Philippe-Auguste aurait donc été le troisième roi de France qui en aurait fait usage. Louis YIII et Saint Louis^ qui prirent également Toriflamme pour la guerre contre les Albigeois, pour celle contre Henri III, roi d'Angleterre et pour les croisades, ne nommèrent personne pour remplir les fonctions si bien remplies par Galois de Montigny à Bouvines , et son successeur , après un assez long laps de temps, fut Anseau, sire deChevreuse, grandqueux de France, qui perdit la vie en 1304 à la bataille de Mons-en-Puelle. Il mourut de cbaleur et de soif, diton , et écrasé sous le poids de son armure. Raoul d'Erquery, dit Herpin, chevalier, grand-panetier de France, qui le remplaça, figura en qualité de porte-oriflamme lors de rinvasion de Philippe le Bel en Flandre en 1313 et de la guerre faite par Louis le Hutin à Robert de Béthune en 1315. Il mourut vers 1320 et ne fut remplacé qu'en novembre 1325 par Miles VI, seigneur de Noyers et de Vandeuvres, qui était maréchal de France avant 1303 et qui, par sa nomination en 1336 au poste de grand-bouteiller, après la mort du titulaire, Henri de Sully, réunit sur sa tète, par un exemple inouï jusqu'alors, trois des plus grandes charges de la couronne. Miles s'acquitta de

ses nouvelles fonctions aux batailles de Mont-Gassel en 1328 et de Grécy en 1346. II figura par conséquent dans toutes les convocations de l'armée, telles que celles de Buironfosse et de Tournai, qui eurent lieu dans l'intervalle de ces deux batailles. Il mourut au mois de septembre 1350 et Geoffroy de Gharny, cinq ans après, le 25 juin 1355, fut nommé à sa place et se fit tuer glorieusement à Poitiers, le 19 septembre 1356, en défendant le dépôt sacré que le roi Jean lui avait confié.

La charge de porte-oriflamme, demeurée vacante pendant neuf ans, fut accordée en 1365 à Àrnould d'Audeneham, gentilhomme du Boulonnais, chevalier, conseiller du roi et maréchal de France depuis le mois d'aoûUl351 ; c^était comme dédommagement de la perte de son bâton de maréchal qu'il venait de remettre au roi en s'excusant sur son grand âge. Il voulut pourtant accompagner du Guesclin en Espagne et partit au mois de novembre 1370, mais à peine était-il au but de son voyage qu'il mourut le mois suivant. Pierre de Villiers, seigneur de llle-Adam, grand-maitre d'hôtel du roi, fut nommé à sa place par lettres-patentes du 15 octobre 1372. Guy de La Trémoille, sire de Sully, de Craon et de Jonvelle, comte de Guines, qui vient après lui dans le travail du

P. Anselme, (t. viii, p. 205) ne fut pas à proprement par-

1er porle-oriflamoie de France : s*il ea exerça les fonctions, il n*en portail pas le titre, et ce fot par une faveur spéciale et toute momentanée que le roi lui remit l'oriflamme dans relise de Saint-Denis, le 2 août 1383 ; on ne trouve nulle part trace des provisions qu'il aurait dû recevoir comme ceux qui l'avaient précédé et ceux qui lui succédèrent en avaient tous reçues. La meilleure preuve, au surplus, que l'on puisse fournir de cette assertion, est la date des lellres^patentes par lesquelles, le 27 octobre de la même année 1383, Guillaume des Bordes, chevalier, conseiller et chambellan du roi, fut commis à la garde de l'oriflamme, aux gages de 2,000 francs par an. Guillaume fut tué à la bataille de Nioopolis, en 1396, et Pierre d'Âomont, dit Hutin, conseiller et premier chambellan du roi Charles VI, fut nommé le 28 juillet 1397 ; on lui assigna un traitement de 1,000 francs d*or à prendre annuellement sur la recette de Rouen. D assista au siège de Bourges en 1412 et mourut le 13 mars 1413 de la coqueluche, « maladie qui tenoîst en la tète, dont plusieurs josnes et vieux moururent ». (Gbron. de S^-Rémy, ch. 37). Guillaume Martel, seigneur de Bacqueville et de Saint-Vigor, désigné le 28 mars 1414 pour le remplacer, s'étant excusé sur son grand âge, le roi lui donna pour coadjuteur son fils, Jean Martel et Jean Bétas, seigneur

de SaintrCler. Guillaume fut tué à la bataille d'Azincourt, le 25 octobre 1415. 11 fut le dernier titulaire de cette grande charge que devait supprimer la nouvelle organisation de l'armée française. Louis XI reçut encore Toriflamme des mains de Tabbé de Saint-Denis, le 30 août 1465, pour aller combattre les Bourguignons. Il est le dernier qui en ait fait usage.

Voici les quatre pièces, tristement célèbres, qui eurent tant d'influence sur la destinée de la France. Elles sont déposées aux Archives de TEmpire, au Trésor des Chartes (section historique, J, 439). <( Elles sont — dit M. Michèle t-^ visiblement fausses. A cette époque de calligraphie les actes importants étaient écrits avec un tout autre soin » (Hist. de France, t. m, p. 288). La première est la lettre de confirmation de Philippe le Bel dont le préambule et la péroraison avaient été écrits en latin par le conseil d'un vieux notaire qui se rappelait que le défunt roi en agissait toujours ainsi, même lorsqu'il confirmait des pièces écrites en français. C'est ce préambule et cette péroraison que le chapelain Thibaut de Meaux avait composés, croyant, comme on le lui

avait dit, que c*élait pour le mariage de Jean d'Artois avee la demoiselle de Leuze. Le tout enfin avait été recopié par Perret de Sains, clerc de Jeanne de Divion et que, pour toute récompense, on avait fait disparaître. Jeanne avait dit une fois à Robert d'Artois : « Sire, je ne sçai que nous fasciens de cest cler ; je me doubt trop de sa contenance car il est si paoureus que cest merveille et que a chacune chose que il oyoit la nuit il dit : — Ay, ma damoiselle, ay Jehanne, ay Jehanne, les sergents me viennent querre — en soy effréant et disant : — Je en ay trop grant paour ! — et à moy mesmes il a dit plusieurs fois, tout de jours de la grant paour qu'il en avoit, que se il est pris et mis en prison il dira tout sans rien espargner v* Le pauvre clerc devenait trop dangereux : On l'envoya ce ne scet où, fort que elle (Jeanne) croit que il est en aucun des hébergements des térouere audit Mons. Robert. » Il avait pourtant fait ce qu'il avait pu, c'était peu, il est vrai, pour dégager sa responsabilité. A la première des deux chartes de Robert, et la deuxième par conséquent par ordre chronologique des pièces falsifiées, il avait mis la date 1322 au lieu de 1302. Quand cette erreur avait été découverte dans le conseil des faussaires, un notaire, Pierre Tesson, qui en faisait partie, avait effacé 1322 pour remettre 1302 en disant « ce n'est que

vice de notaire, il pourra bien estre amendé. » Perrot de Sains s'était enfin servi d'une plume a d'airain » afin de mieux déguiser son écriture pour écrire la dernière pièce, la lettre de la comtesse Mahaut.

GoMnuuTiON DU EOi Phiuppb le Bsii ;

— Philipptts^ dei gratia Francorum rex, nniversis présentes litteras inspecturis^ salatem. Notam facimus universis tam presentibus qaam faturis, nos quasdam litteras vidisse^ formam que seqnitur continentes :

— A toutz ceulx qui ces présentes lettres verront et orront, nous Robert, conte d'Artois, Jeban, conte de Bretaigne, et Jehan de Bre* taigne, fils ayné dadit conte^ salut. Scachent toutz que ou tretié parfet du mariage d'entre Philippe ayné fils de nous conte d'Artois, d'une party et de Blanche, niepce de nous conte de Bretaigne et fille de nqus Jehan , fils dudit conte d'autre, accordé est entre nous en la manière qui s'ensieut : C'est asscavoir que nous, conte d'Artois, mettons et avons mit des maintenant nostre dit filz Philippe en vestenre, en possession et en sesine, 11 et ses hoirs malles yssant de son'icorps et de ladite Blfinche, de toute la conté d'Artois, sauf et retenu à nous ladite conté le cours de nostre vie tant seulement et avesques ce nous retenons et avons retenu de ladite conté sis mille livrées de terre pour donner et départir à noz autres enfans nez et à nestre. Et se ainssi estoit que nous n'en eussions ordené à nostre vivant, lesdites six mille livrées de terre vendroient audit Philippe ou à ses hoirs malles yssans dudit mariage. Item^ nous li lessons e^ quittons toute la terre qui fu nostre chière compaigne, sa mère, tant en Normendie comme ailleurs, non contretans aucuns traistez, i^cn

cprdft ou dons fet entre nou et elle. Et nous conte de Bretaigne et Jehan filz dadit eonte tTons donné à nostre niepce et fiUe deos mille livrées de terre, desqueles dens mille livrées ladite Blanche prendra dès maintenant mille livrées de rente la vie de noos conte de Bretaigne, et après nostre desoepz nostre dit fils Idian li sera tenus à asseer les deuz mille livrées de terre sor nostre terre du Perche on sur nostre terre de Ghampaigne. Item, nons li avons donné vingt et deux mille livrées de tournois au termes qui s'ensieuvent : Cest asscavoir le jour de neuces sept mille trois cents et trente-trois livres sis souz huyt deniers tournois, et au chief de l'an ensivant autant et en la fin de Tautre an autant ; en tele manière toute voies se il advenoit que ledit mariage fust deffed par la mort de l'un dessusdiz maries sanz avoir hoirs demourans de leurs corps, nous conte d'Artois serions tenuz à rendre et à restituer les deuz pars de toute la monnoîe qui nous ara esté poiée de ladite somme audit conte de Bretaigne ou à ses hoirs à trois termes : C'est asscavoir tantost après la mort dodit Phelippe ou de ladicte Blanche, la tierce partie de la monnoie qui ara esté receuee par nous de ladite somme, et l'autre partie dillec en un an, et l'autre tierce partie à ce meismes terme en l'an ensivant, sanz plus riens recevoir outre ladite somme de monnoie pour les termes dès lors à venir. Item, s'il advenoit que ledit Phelippe nostre filz mourust avant que ladite Blanche, ladite Blanche sera douée du tiers de la terre de Danffront et du tiers de la terre de Gonches, et de la moitié de la terre de Berry, et de quatre mille livrées de terre en la conté d'Artois : des quiex quatre mille livrées de terre ladite Blanche prendra mille livrées, se ainsi estoit que ledit Philippe mourast avant que nous et après nostre descepz les autres trois mille, lesquiex quatre mille livrées de terre seront assis à Batpaumes et en la chastellerie, et au plus près se il en défallaient riens. Et nons dessusdits toutes ces choses avons promis et juré sus lessaincts évangilles à tenir, garder, et non venir encontre ;

et à ce nous oMtgons nous et nos hoirs et nos biens muebles et non muebles présens et à venir, et prions et requérons à noslre sire le Roy a estre contrains par lay, se mestier est, à tenir et garder les eonyenances dessusdites en tout et partout, et avesques ceu li prions et requérons que les choses dessusdiotes veuille confermer, octroyer, concentir et y mestre son décrest et auctorité royale; et pour ce que toutes ces dioses soient fermes et estables, et en tesmoing de vérité nous avons mis noz seeaulz en ces présentes lettres qui furent fêtes Pan de grÀce mil deuz cens quatre vingt ung ou mois de novembre.

— Nos autem premissa omnia et singula rata et grata habentes, ea laudamus, approbamus et ratifficamus, ac auctoritate nostra regia et ex certa scientia confirmamus, omnem defectum, si quis sit in prefactis litteris aut contractu, supplentes, et omnem usum et consuetudinem, si sint in contrarium, de régie potestatis plenitudine penitus abolentes. Quod ut ratum et stabile permaneat in fucturum, pre~ sentes litteras fieri et sigilli nostri fecimus inpressione muniri , salvo in aliis jure nostro et quolibet alieno. Datum Parisiis anno Domini millesimo ducentesimo octogesimo sexto, mense sepfembris.

PaEHIÈRB CHARTE DU COMTE ROBERT D'ArTOIS.

-*- Nous Robers, quens d'Artois^ pour la doute et de lame de nous, fesons scavoir à tous et certe&ins que au tretié et parfaict du mariage de entre Phelippes nostre fil d'une part, et de Blance de Bretaingue d'autre, nous mêmes nostre fils dessus dict en avesture de toute nostre contée d'Artois, sauve nostre viage que nous y retenismes tant seulement, à laquelle choze Mabaut^ nostre fille, sa suer, s'aggréa et consenti et du tout y reuoncha. Desquelz chozes bonnes lettres furent fettes et passées par le roy mon-

aeignear» el pour ce qu^il soîl conoa et reooavelé à loos, nous avoos fet mettre à ces présentes lettres les sceans de nos baLllies d' Arras, de Saînt-Omer et d'Aire pour Tabsence de nostre grand seel en la présence de nos féaolx et amés le seigneur de Saint-Yenant, le seigneur de Lianne et Walepaiele, chevaliers, asqnelx nous avons fet mettre lor sceans à ces dictes lettres avec cens de nosdictes baillies, et nous Robers de Saint^Venant, Willaomes de Lianes et Walespaiele, chevaliers dessnsdits, qai vemes et oymes lesdictes chozes dire et conoystre à no chier et donté seigneur dessus nommé. En tesmoing de ce, à son commandement, avons mis nos propres sceaus à ces dictes letres avœc les siens sceaus de sesdites baillies. Faites en Tan de grâce mil trois cens el deux, le vinte witiesme jour du mois de jung.

Deuxième charte de Robebt» comte d'Artois.

— Nous Robers, contes d'Artoys : à tous chiaus qui ches présentes lettres verront ou orront, salut. Scachent tuit que du tamps passé au traitiet du mariaige Phelippes d'Artois nostre aisné fil que Diex assoille, et Blanche de Bretaigne, fille au conte de Bretaigne, nous meismes nostre dit fil en avesteure de toute la conté d'Artoys pour luy^ ses hoirs, sauve nostre vie ; et en furent faictes bones lettres qui furent mises par devers nostre seigneur le Roy. Et pour che que che soit plus fermement tenus nous confessons et tesmoignons que cest li drois hyretages les hoyrs nostre dit fils en la présence nostre chier et amé frère Guy, conte de Saint-Pol, Robert de Wavryn, sire de Saint-Venant et Waillepaiele, chevaliers, et Thierry Dyrechon, nostre féal clerc, et leur prions que se Diex faisoit se volonté de nous que ils le dénonchent à nostre signeur le Roy, parquoi

màme n'eu soit qaerchiée ne le dit hoyr déshyraté. En tesmoing de vérité nous avons ches présentes lettres seellées de nostre propre seely l'an de grâce mil trois cens et deux, le samedy septiesme jours de jule, et prions nostre cher et amé frère Guy^ conte de Saint-Pol, Robert de Wavrin sire de Saint-Venant et Waillepaiele^ chevaliers susdis, que en confortant les chozes dessus dites il mechent lors sceanh à ches présentes lettres avec le nostre. Nous Guy, conte de Sainct-Poly Robert de Wavrfn sire de Sainct-Venant, et WaiUespaiele, chevaliers, faisons scavoir à tous que en nostre présence et par devant nous très-haus, très-nobles et très-poissans Robers, contes d'Ârtoys dessus dit a congnu et confessé toutes les choses dessus dites. Pour laquele chose à sa prière et à son commandement et en tesmoing de vérité nous avons avoec son seel mis les nostres en ches présentes lettres, Pan, le mois et le jour dessus dict.

DÉCLARATION DE LA COMTESSE MaBAUT.

— Nous Mahaus, conlesse d'Artois et de Bourgoigne, palatine et dame de Saalins, à tous ceulx qui ces lettres verront, salus. Pource que nous redoutons le péril de nostre âme et pour la pure vérité nous confessons que nostre chier sires et pères, que Diex assoille, mist en avesture de la conté d'Artois Mons Philippe mon frère, par l'accort du mariage de mondit frère et de noble dame Madame Blance de Bretaigne, saouf le viage de mondit seigneur mon père que il retint et non plus; laquelle choze fu de nostre consentement et y renunchasmes par ledit accort. Et pour ce que nostre âme n'en puist estre périe, confessons en vérité ladite conté estre de droict à nostre cbier neveu Robert d'Artois, nonobstant traictiés ouaccors depuis fes entre nous et lui en aulcune manière. En tesmoing de ce nous

«fMt fil mtUrt offtffe sed à ees présente leltm peur noslre saonamU Faite n Fan da grêeefliil trois eeat tîi^ ei quatre, le disMM jour de Ban.

Hogaes Qoiéret étant, parmi les personnages illustres da xrv* siècle, l'un des moins connus, à tel point que les rares historiens qui le citent défigurent souvent son nom de manière i le rendre méconnaissable, on a pensé que l'on ne saurait mieux compléter la réhabilitation et l'essai biographique contenus dans le présent volume qu'en réunissant ici les très-rares pièces originales et inédites émanées du malheureux amiral de France.

— Philippe, par la grâce de Diea roy de France, à nox amex et fëaalx conseillers levesqae d'Àrras et Hne Qniéret, chevalier, maistre de nostre hostel, salât et dilection. Gomme sus les guerres, défiances, descors, desbas, contons et quereles qui estoient et poutoient estre entre noz chiers et bien âmes Walerand , arcevesque de Gonlongne, Adulf, évesqne de Liège, nosire diier et amé cousin Jehan roy de Boeme et de Poaloigne conte de Lncemhonrc, Renand conte de Gnelles, Guillaume conte de Juillers, nostre neveu Loys conte de Los et de Chîgny , Jehan conte de; Namur, Jehan de Henaut, seigneur de Beaumont, Guy de Namur, chevaliers, et chacun d'eulx coujoinctement et divisement pour eulx et pour leur allez, aidans et adhérons d'une part, et nostre cher et amë cousin Jehan, duc

de Lostringne, de BrebaDt et de Lemboure, pour lui et pour ses aliez, aidans et adhérons d'autre part, les devant dittes parties et chacune dicelle establies personnelment en nostre présence de leur bon gré et volonté se soient compromis en nous comme arbitre arbitrateur ou amiable compositeur et aient voulu, consenti et accordé.... etc.. etc... que les divisions fussent appaisées et réglées par le roi, ce prince délègue aux susnommés : l'évéque d'Arras et Hue Quiéret les pouvoirs nécessaires pour ouvrir une sorte d'enquête et entendre en son lieu et place les dépositions des parties; le roi se réservant expressément la décision h prendre, a Donné à Buxy-Saint- Liésart, le xi<» jour d'avril l'an de grâce mil CGC trente et trois ».

(Trésor des Chartes, aux arch. de TEmp. Registre JJ, G. fo» 111 et 112;.

— A tous cheus qui ches présentes lettres verront ou orront, Hue Quiéret, chlr le ro j et son admirai, salut. Sachent tous que nous avons fait et establi, faisons et establissons par la teneur de ches présentes Franchois de Lospital, Guillefiet Poolin et Thomas Fougs tous ensemble et chascun pour soy nostres lieus tenans. Si mandons à tous à qui il puet et doit apptenir que à eulz ou a lun deulz en fais, l'office dess. dite obéissent diligamment et entendent. — Donné en la mer assez près de Lescluze, le iii^ jour daoust lan mil CGC XXX

lin.

(Tit. origin. du Gab. des Titres de la Bibl. Imp. 2»» série).

— Hues Quiéret, cfir et admirail du rôy nres à François de Lospital, clerc les arbalestiers dudit sr. et député a oïr et recevoir les comptes sur le faict de l'armée des galées de Jennes ait paie et

délivré de nre voalonté et mandement en aucuns despens'ies sommes d'argent desoubz scriptes es pties q. sensuivent. Pmîèrement à un marinier catalain q. aida à sauver la robe de la galëe Casin Spinnole q. rompist an chief de Eguefroide, III solz tourn. *- Item aux sgens de la ville de Nalhorgues q. se donnèrent garde que nul des patrons desdtes galées ne cbargast aucune mcheandise sur lesdtes galées, xxx sole tourn. — Item à la crie de ladte ville q. cria q. tout home se deust recuUir en gai. et q. nul ne cbargast ne osât cbarger aucune mcbeandise es dîtes galées, xvui s. vui den. tourn. — Item à une bone famé appellëe Helis de Lille de Gerneseye q. avoit esté desrobée puis que ladte ille fut pse et rendue, et deffense faite par vox de crie que nul n'en ausast faire aucun domage aux gens de lacTte ille ne leurs causes et ne peust estre trouvé un marinier desdtes galées q. l'avoit desrobée, en recompensation de ce q. li avoist esté toulu et desrobé, xxxm s. iv den. tourn. — Item à GXY povres gens et psoniers en ladite ille comptant pour cbascun Il den. tourn., xix s. ii den. tourn. — Item à Guillme Peyrat de Malbergues, mcheant, q. fust trouvé en plson a Antone (Southamptoo) dont avoit esté pris et mené p. les Anglois pour cause de la guerre, pour sen rettorner en son pais lx s. tourn. — Si vo mandons et comandons q. lesd. somes dargent p. ledit tsor. paiëes et délivrées pour cause et occasion desdites puignez mettez et alloéz es compt. dud. tsorier, et si donnez des Itres p. lesquelles li soient rabatuez d. sa recepte. — Donn. à Leure le xx*' jour de novembre Tan de grâce M. CGC XXX buit.

(Tit. scell. de Gairembault, vol. 92, ^-7145, Bibl. Imp.)

— Hue Quiéret, chlr le roy et son admirai, à Prinet Dosnoetes et Thomas Fougues, salut. Nous te mandons et cometlons q. tous les

bachineto et aats armeares jija^ ta verras estre necess. pour le roy nres., qui seront vendues ou à vendre, en prengnes et arrestes p. le pris qui dessus sera mis ou que tu verras que euls pourront valeren paiant les deus et en faisant raison convenable à ceux qui leurs deus y aront mis ; et mandons à tous que à toy en ce foisant entend, el obéissent. — Donné à Boul. (ogne ?) souz nre scel le YIII* jour daoust lan mil CGC trente et neuf.

(Tit. origin. du Cab. des Titres de la Bibl. Imp. 2n« série).

Le curieux manifeste par lequel Edouard III expose à son peuple les secrets de sa politique, ses vues pacifiques, ses offres au roi de France et les refus injurieux qu'il en essuya, était trop développé pour être inséré soit dans le corps de cette étude, soit dans les notes qui raccompagnent. On a dû le réserver pour les Pièces justificatives où sa véritable place était d'ailleurs marquée. II faut lire ce document peu connu, complet et dans toute son intégrité, pour se convaincre du soin avec lequel Edouard, après avoir fait les préparatifs les mieux entendus pour la guerre, s'efforçait de la rendre populaire.

« Ce souut les offres faitz au Roy de France par le Roy d'Engleterre , pur eschure (éviter) la guerre. »

— Au primes, le Roy d^Engleterre envoie devers le Roy de

Frtooe divers massages sdempoes en pryant q'il loy rendisi les terres quels il lay deiîenst volentriment contre reson en la dochie de Guyenne : a reqaestes de queux messages le Roy de France rien ne fist; mesy au darraip, il promis! que si le Roi d^Engleterre lui voleit venir en propre personne, il lui freit droit, grâce et foveur. En afiiance de quele promesse le Roy d'Engleterre passa privémenl en France et lui vint humblement requérant la Evwée de ses terres avandites, tendant et fesant audit Roy quanque il devoit et plus : Mes le Roy de France lui tient tutdis en paroles et tretiz, et rien lui fit en effect. Et sur ceo, pendantz lesditz tretiz, acrocha a luy» plus et plus, torcenousement les droitures le Roy d'Engleterre en la duce avant dite. — Item le Roy d'Engleterre veant le dureté ledit Roy de France, pur avoir sa bonne voillance et ceo quil luy délient à tort, luy tendist les grantz offres souzescriptes : cest assavoir, quant une feust refuse, tendist une autre :

— Primes, le mariage son eisné fitz, ore duc de Gornewaill, pur la fille ledit Roy de France, sanz rien prendre od lui pur le mariage. Item le mariage de sa sœur, ore countesse de Gelre, pur son fitz ove une très-grande somme d'argent* — Item le mariage son frère le conte de Gornewalle (qiie diex absoille] pur ascune demoisele de son sancToial. — Item, a fare redempçon de la destoarbance, lui tendist argent tout corne il voleit mesme resonablement demander. «^ Item pour ce q'il feust fait entendre au Roy d'Engleterre que le Roy de France voleit emprendre de saint veage a la terre sainte, et désira moult avoir le Roy d'Engleterre en sa compaignie, et par tant il luy freit grâce et favour, le Roy d'Engleterre, issint que nul empeschement dudit veage lui poest estre susmis, tendist audit Roy de France de passer afforcément ove lui en ledit veage ; issint, totes voies, que, devant son aler, il lui feist plein restitucion des terres avandites. — Item, puis luy tendist d'aller od lui en ledit veage, issint qu'il luy

feist, devant sen aler, restilucion de la moite ou de certaine partie desdites terres. ^ Item, après lui offrist plas largement q'il irrait ove Ittîy issint que à son retourner de la terre seinte, lui feist la res» titucion avant dite. — Item puis, pour estancher la malice le Roy de France qi sefforces de surmettre lempesohement dudit veage sur le Roy d'Engleterre, il se profrist prest d'emprendre le veage od lui, issint que, à son retourner, il lui feist accomplissement de droit.

— Mes le Roy de France, qi safforce par toutes les voies q'il puet à défaire le Roy d'Engleterre et les seons, issi q^il peusse retenir ceo qMl lui détient à tort, et plus sur lui conquester, ne voleit nulle des offres avant dites accepter; mes, querant occasions ce destourna en aide et meigntenance des Escotz, les enemis le Roy d^Engleterre s^afforceant de lui ainsi tarier par la guerre d'Escoce, qHl ne sèrvoit de poer ailleurs ses droitz pursuire.

-> Item, puis à la révérence le Roy de France et la request de ses messages, le roi d'Engleterre granta à les Escotz suffrance de guerre et trevees, sous espoir de tretiz de pees : pendants que le suffrance lesdilz Escotz tuèrount le comte d'Atholes et autres, et pristrent pluseurs grounts de la foi le Roy d'Engleterre et ensegerent et pristrent Ghasteux et autres lieus dudit Roy et des soens : et jadumeins a la requesle desditz messages, il tendist ces ditz Escotz (rewes de quatre ou de cinque ans, sur condition quils luy feissent restitucion des choses purprises sur luy pendantes les primers trewes, issint que ledit veage se poeit avoir pris en le mesme temps. A quele restitucion ledit Roy de France ne se voleit assentir, mais meigntient lesdits Escotz en leur malveiste a tut son poer, esmoet overte guerre sans juste cause au Roy d'Engleterre^ et ad mande ses galeys et sa navye (les queux il fist pourvoir souz feint colour dudit veage) sur le moer, od grant noumbre de gentz darmes, pur destruir

la navie et les soggiu le Roy d'Eaglelerre ; des queux geots ont pris de guerre et desrobeti plusours niefe d'Eogleterre et tuez et pris les gents que furent en y celés, et ont arivez en Engleterre, et es îles du Roy d'Engleterre, Coûsans ançons, homicides, robberies et autres mais horribles, selonc leur poer. — * Item, puis le Roy d'Engleterre, pur counseil et advis des grantz et sages de son roialme, Yolant eschure la guerre tant comme il poet, envoia solempnes messages vers ledit Roy de France pur lui offrir quan que il pofsît, sannz grant disherite son pur pees od Iny avoir. Mes le Roy de France, en durze de sa malveiste, ne voleit suffrer lesditz messages à luy venir, ne a pees ne a tretiz de pees assentir, mes manda son host, grand et fort, de prendre en sa meyne a force tute la duce avant dyte, disant nient véritablement que la duce luy est forfaite : lequel host faite tres-grantz mais en la duchie, assegent et pernant chasteux et villes à leur poer. — Item, le Roy de France, pur coverir sa malveiste s'afforce de malement enfourmer le Pape et autres grantz de la christiente enconntre le Roy d^Engleterre, compassant tant comme il poet, nient splement ladite duchée, mes totes les terres ledit Roy d'Engleterre conquester. — Gestes messures et autres, tant et come le Roy d'Engleterre et son counsail poient penser, sont tenduz au Roy de France pour pees avoir, et si nul home sache autre voie convenable trouver, il serra lee et prest de Paccepter.

(Rymer, t. U, part, ni, p. iS7-188).

Voici le texte de la lettre adressée par le roi d'Angleterre à tous les vicomtes de ses Etats, à l'évèque de

Dunolm, au duo de Normandie, à l'évèque d'Hereford, au sénéchal de Gascoghe, au gouverneur de Berwick, au trésorier et aux barons de l'Echiquier et à Richard de Willoughby, pour notifier l'emploi de son nouveau sceau comme roi de France et d'Angleterre, et dont il leur envoie des empreintes afin qu'ils le fassent connaître à tous leurs administrés :

— Rex, Vicecomiti Kantise salatem : Quia jain ob diversas et évidentes causas quas in Parliamento nostro^ ad diem Mercurii proiimi post diem dominicain^ in medio quadragesimœ proximè futurum apud Westmonasterium tenendo, prelaiis, magnatibus et communitatibus ibidem conventuris disposuimus explicare, stilum nostrum consiietum mutavimus et regem FrancisB nos facimus nominari, et ob hoc quedam sigilla, unum videlicet magnum, pro regimine regnorum^ terrarum et dominiorum nostrorum, aliudque parvum, quod privatum sigillum nostrum nuncupatur , providimus deputanda, quorum compressiones omnibus et singulisregnorum, terrarum et dominiorum prasdictorum volumus esse notas; et ideo tibi prœcipimus quod impressiones sigillorum predictorum (quas tibi mittimus in quibusdam cedulis infixas)^ in pleno comitatu tuo et alibi in ballivà tuâ prout expedire videris, exhiberi, ostendi et publicari facias : praecipiens ex parte nostrâ, omnibus et singulis, regimine nostro subjectis, ut mandatis et prœceptis nostris sub impressionibus sigillorum eorumdem directis , pareant et obediant, prout decet. — Teste Rege apud Westmonasterium, vicesimo primo die februarii.

(Rymer, t. U, part, iv, p. 69}.

Le premior mars soivant, le roi, étant au palais de Westminster dans l'appartement nommé « la cage^ chaumbre »» en présence d'Henri de Ferrers, son chambdtan, de William de Kildesby, gardien du sceau privé, de John Darcy « le Gosyn », séiiéchal de Tbôtel, remit à Jean de Saint-Paul, gardien de» titres de la chancellerie^ ce grand sceau nouvellement fait qu'il avait bit fabriquer à rétranger et qu'il avait rapporté avec lui, pour que ledit Jean s^en servit désormais pour sceller toutes les ordonnances royales. C'était sur ce sceau nouveau que les léopards anglais étaient écartelés pour la première fois avec les fleurs de lys françaises. Jean de Saint-Paul rendit à son tour au roi le sceau dont il s'était servi pour sceller pendant son absence, enfermé dans une bourse scellée de son propre sceau, et Edouard le donna aussitôt à William de Kildesby c< in garderobâ ipsius domini régis custodiendum ». (Rymer, ut suprâ.)

LETTRE DE DÉFI d'ÉDOUAED III A PHILIPPE VI.

— Phelip de Valeys, par lonc tems avoms poursui par devers voas, par messages et toutes autres voyes que nous savisions resonables; au fyn que vous vous voussîssez avoir rendu nostre droict

héritage de FrauDce lequel vous nous avez délenu et a grant tort ocupee. Et pur ce que dous veons bien que vous es4es en entent de persévérer en vostre injurieuse détenue, sanz nous faire rayson de nostre demounde, sûmes nous entrez en la terre de Flandres, corne seigneur sovereyn de ycele^et passé parmy le pays ; et vous signifions que pris ovesque nous le eyde de Nostre-Seigneur lehu-Crist et nostre droit, ovesque le poer dudit pays, et ovesque nos gentz et alliez, regardauns le droit que nous avoms al héritage que vous nous détenez a vostre tort, nous nous tréoms vers vous pour mettre bref fyn sur nostre droytur chalaunge, si vous voiliez approcher. Et pur ce que si graunt poer des gentz assemblez que viegnent de vostre part et que bien quidoms que vous avierrez de vostre part ne se purront mie longement tenir ensemble sanz faire gref destruction au people et au pays, laquele chose chascuns bons cristiens doit eschuer et spécialment prince et autres que se tignent governeurs de gentz, si désirons moult que brief peint se prist et pur eschuer mortalité des cristiens, en si come la querele est apparaunt à nous et à vous, que la descussion de nostre chalaunge se fesit entre nos deux corps, à laquelle diose nous nous offroms pur les causes dessusdites, cunent que nous pensoms bien le graunt nobelesse de vostre corps, de vostre sens, auxi et avisement. ~ Et en cas que vous ne vourriez cele voye, que adounqe fu mis nostre chalaunge pur affiner ycelle part bataille de corps de cent persyones, de plus suffisauntz de vostre part et nous antres tauns de nos gentz liges. — Et si vous ne voiliez l'une voye ne Tautre, que vous nous assignez cerleyne journé devant la crté de Tourney pur coumbatre poer contre poer dedans ces 10 jours proscheins après la date de ces lettres. — Et noz œffres desus dites voloms par tout le mound estre connues ; ja que ce est nostre desyr nemye par orgueil ne sursquidaunce^ mesque par les causes desousdites au fin que la volunté Nostre-Scigneur Jéhu-Grist monstre entre nous repos puisse estre de

plus en plus enlre cristiens, et que par ceo les enemys Diea fassent résistez et cristienté ensauffe. — Et la voie sur ce qae eslire voilt^s des œffres dessnsdites nous voiliez signifier par le partour de ces dites lettres et par les vostres en loy fesannt hastive deliverance. — Donné desouz nostre privée scel à Chyn sur les champs de lees Tonrney le t6 jour du moys de juillet lan de nostre règne de Fraunce primer et d^Engleterre 14.

Que l'on compare cette missive, monument d'orgueil, d*hypocrisie et d*insolence, avec la réponse du roi Philippe et Ton sera forcé de convenir que jusqu'alors Edouard n'était pas plus heureux avec la plume qu'avec l'épée contre celui qu'il insultait en ne pouvant le vaincre.

— Phelip, par la grâce de Dieux, Roy de Fraunce, à Edward^ Roy d'Angleterre. — Nous avomps veu voz lettres apportez à nostre court de part vous, à Phelip de Yaleis : en queles lettres estoient contenuz ascunes requestes que vous feisles al dit Phelip de Yaleis, et pur ceo que lesditz lettres ne venoient pas à nous corne apeirt cleirment par le ténor des lettres ; noz ne voz feisoms nul responce nyent mye pur ceo que nos avomps entenduz par les ditz lettres et aalrement que voz estez entrez en nostre roialme et a nostre peoplo, mes de volonté sanz nul reson et nous regardant ceo que homme lige doit garder à son seigneur. Car vous estez entrez encontre vostre homage-lige en noz reconnaissant, sicom reson est, Roy de France et promis oheissance tiel corne Ton dit promettre à son seigneur lige, si come appeirt plus clerement par voz lettres patentz seales de vostre graunt seale, lesqueles noz avomps de par devers

noz et de queles vous devetz avoir a taant devers nous. Nostre entent si est, quant bon nous semblera de voz getter dehors de nostre roialme, al honure de nous et de nostre roialme et en profit de nostre people et a ceo faire avoms ferme espéraunce en Jhésu-Ghrist dount tout puissance nous vient. Quar pur vostre entreprise qu'este de volonté et noun resonable desté empêché le saint voiage d'outremeer et graunt quantité de gentz cristiens mis à mort, le service divine apetisez et seint église en moindre révérence. Et de ceo qu'escript avoiez, que vous entendez avoir lost de Flemyngz, nos quidoms estre certains que les bones gentz et les comunes du pais se porteront par tiel manere par devers nostre cosin le counte de Flaundres lor seigneur saunt meine et nos lor seigneur sovereign, qu'ils garderont lor honure et lor loialté, et que ceo qu'ils ount mespris jusques a cy ceo, a esté pur malvais consail des gentz que ne regardant pas au profit comune, ne al honure de pais, meas au profit de eaux tant soulment. — Donné souz les campes, près de la priorie sainct Andreu, soutz le seel de nostre secret, en l'absence du grant, le 30j our de juyl, lan de grâce 1340.

(Rymer, t. U, part, iv, p. 80).

« Gens d'armes et de pied qui servirent à Maizières sur Meuse et en Thiérache sous le gouvernement de Gauthier, duc d'Athènes, lieutenant du roi esdites parties, et de Mons. Ërard de Ligne, chevalier, bailli de Vitry, capitaine esdites parties , tant avant la venue dudit duc d'Athènes que depuis son départ, depuis le 7 août 1339 jusqu'au 1" octobre 1340. »

— 3ao —

Chevalier banneret, 20 soos toarnois.

Chevalier bachelier, 10 sous tournois.

Ecuyer monté, 7 sous tournois.

Ecuyer, 5 sous tournois.

Homme de pied, tO deniers tournois.

Arbalétrier, S sous 6 deniers tournois.

par jour.

Le duc d'Athènes, nommé capitaine général es comtés de Réthel et de Porcien , le 9 août 1339. — Le Bailli de yitry, Erart de Ligne , reçoit ordre de demeurer à garder les comtés susdits pendant l'absence du duc d'Athènes mandé a la semonce àCompiègne, le 6 septembre 1339.

Erart de Ligne.

Jehan de Ligne.

Baudoin de Soy.

Etienne de Ligne.

Simon et Geoffroy de Gronnay.

Jehan de Vitry.

GuillemÎA Villenart.

Pierre de Marceilles.

Guiot de La Folie.

Geoffroy de Ligne.

Robert de Fontaines.

Pierre d'Ourges.

Jehan de Rogny.

Obert de Roussy.

Baudoin de Yendière.

Etienne de Wettes.

Guillaume de Rivière.

Colinet de Leuze.

Jehan, baron de Chartaigne.

Erard d'Artillon* Ferry de Jardonne *.

Gaucher de Mazure.

Gaucher de Lor.

Gaucher de Vouzier.

* Gardonne.

Henri de Vouzier.

Geoffroy de Clary.

Jehan de Vierzy.

Jehan de Gallande.

Jehan de Précy,. capitaine de

Hontcornet en Ardenne.

Jacques de Girondel.

Jacques de Hans.

Jehan de Boursy.

Louis d'Âigimont.

Mille de Thouars.

Robert d^Encre.

Richard de Villers.

Sarrazin du Chastellier.

ÉCUTBRB.

Andriet de Dampierre.

Ândrieu de Brabant.

Baudouin de Verrière.

Baudouin de Raguerville.

Colart de La Folie.

GoUinet de Faignoles.

Ernoul de St.>Lambert.

Fretel de Dammartin.

Geoffroy de St.-Dizier.

Guichard des Mares.

Gillet de Yarennes.

Henri de Grantpré.

Henri et Nicolas de Vaux.

Huet de Mërauval.

Hannequin de Wambain K Jehan de Hontigny.

Jacquemin d'Oignies.

Jehan, sire de Gournay. Jehan de la Marche.

Jehan de Neufville.

Mahieu d'Ëspaigny.

Maurice d'Aubigny.

Perrenon d^Ambly.

Rifilart de Rogery.

Regnault d'Aoust.

Simon de Guignicourt.

Thibaut de Dampierre.

Gens d'armes qui servirent à Tournai sons Raoal, comte d'Eu, du^S octobre 1339 au 2 décembre suivant, qu'il donna congé à ces gens d'armes et alla rejoindre le roi.

*■ Waud>aix.

Jourdain de Lonbert.

Jehan de Walleneourt.

Jacques d'Estraelles.

Guillaume de Hello.

Goillaonie de Bordeaux.

Jehan de Beauchien «.

Loys de Biaumont, sire de Bulo.

Jehan de Lille.

Guillaume de Gourcillon.

Jehan de Maucreux.

Enguerrand Kieret ', et cinq écuyers, à 45 sols par jour.

Jehan de Daregny '.

Fromon de Beaii|eu.

Robert de Houdetot.

Baudoin de Bavelin^en. Guillaume de YiUers.

Robert de la Heuse.

Geoffroy du Forestel.

Jehan Maquerel.

Dreux de Mello.

Jehan de Beuzeville.

Jehan de Farcis.

Aléaume de Boufllers.

Bernard de Tharare.

Baudouin de Sailly.

Bernard de Galonné.

Bridoul de Huyermont ^.

Golard de Mailly.

Eustache de BeUoy.

Eusiache de Ribemont.

Enguerran Kiérel.

Ferry d*Orendor.

Frastre de Briffeul.

Gautier de Galonné, Gilles de Hénin.

Gilles de Mailly.

Hue de Divion.

Jehan de Bernastre.

Mahieu de Loques.

Raoul de Maignelers.

Raoul de Louppi.

Robert de Beaumetz.

Robert de Bouberch.

Robert de Longueval, dit le

Borgne. Robert de Maigneval.

Tristan d'Oisy.

Walles de Quiquempoit.

* Beaucbamp. — * Quiéret. — ' Dargnies. — * Hiermont.

tcuTsma.

Arnoul d'Estrées.

Colart de Galonné.

Enguerran de Gourcelles.

Enguerran de la Bove.

Eustache de Rasse.

Guillaume.de Saint-Onen.

Guillaume de Wanchi.

Gauvain de Waencourt.

Gilles de Bussy.

Hervieu de Guignières.

Hue d'Âuxy.

Hue de Relengues.

Hue de Yencby.

Hue du Maisnil.

Henri de Maubuisson.

Jehan de Gantepie.

Jehan de Wimont.

Jehan de Saint-Martin.

Jehan de Galonné.

Morel d^Agimont.

Pierre de Halloy.

Pierre de Bucy.

Rogerin de Bellesalle.

Robert de Pommereux. Simon de Grouches.

Tassart de La Gauchie.

Thomas de Ham.

Thomas de Boisbergues.

Thomas de La Berquerie.

Gens 'd'armes qui servirent à Lille et à Tournai sous Godemar de Fay, chevalier (gouverneur du Tournaisis par lettres patentes du 22 novembre 1339) du 28 octobre 4339 au i<" octobre 1340. Pendant le siège lesdits gens d'armes enfermés dans Tournai touchèrent <( en parisis » ce qu'ils avaient auparavant a en tournois , » savoir :

Le banneret, 37 sous 6 deniers.

Le bachelier, 18 sous 9 deniers.

L'écuyer monté , 9 sous 4 deniers.

L'écuyer monté « à moins de pris , jo 6 sous 8 deniers.

Le gentilhomme de pied, 3 sous 1 denier.

Le sergent de pied. , 18 deniers.

Gaillânme d^Entremons.

àlêMâadtBâ' AaÊnào.

Andfiea de Roavroy.

Girard de Ortiritanirt.

Gay de Boavart.

Jehan de Lomont.

Amë de Yiriea.

Golinet de Chevelus.

Hagueoin de Yaye.

Jehan de Rongemont.

Briand de Saint-Prier.

Bernard de Tarare.

Bernard de Galonné.

Enstache de Eibemont.

Etienne de La Fontaine.

Dreux de Vaux.

Godefroy de Vienne.

Guerard de Sassignies.

Guillaume de Choisel.

Guillaume de Discy.

Gautier de Trasignies.

Gilles de Henin, capitaine du pas de S^Amand sur Lescrap.

Girard de Montfaucon.

Pierre de Beaumont.

Louis de La Palu.

Estienne de Yaogrigneose.

Gantier de Pmsilly.

Jehan de ViSiMove.

Jehan de Montmoret.

Jehan de Savigay.

Jehan de Poligny.

Robert de la Palu.

Henri de Montigny.

Jehan de Brocheronde.

Jehan de Baisse.

Jehan de Morvillers.

Jehan de Glisy.

Mahieu d^Esturmaux.

Mahieu de Béthune.

Jehan de Humières.

Pierre Portebuenf.

Pierre de Roussillon.

Rasse de Brifieul.

Robert de Boubers.

Simon d'Auxonville.

TrisUn d'Oisy.

ACUTBBA.

Aubertin de Hubeanville.

Jaquemart de Fienne.

Ancel Lengiacé.

Bernard de Formanoir.

— MB —

Berlin Morel.

Bernard Poupri.

Baudot de Gréquy.

Golart de Caul&incoaH.

Golart de Galonné.

Golart de Moulle.

FirmindelaCroix.

Geoffroy de Miro.

Gillet de Senlis.

Guillaume d'Ars.

Guillaume du Porc.

Gauvain de Waeucourt.

Geoffroy de Montbéliard.

Guiot de Yillers.

Galois de La Gauchie.

Henri d'Armentiàres.

Hervieu de Cugnières.

Hue du Maisnil.

Hue de Rélengues.

Huguenot de Longueau.

Jehan d'Augicourt.

Jehan de Senlis.

Jehan du Parc.

Jehan d'Auxonne.

Jehan de Helleville. Jehan de Waringeval.

Jehan de Galonné.

Jehan de Heudelimont.

Jehan de Gaudechart.

Iifcni4e fiwyj ^ Fresnel.

Jehan de ^lOMHrÇ

Jehan de Gavre.

Jehan de Sains.

Jehan de Goulogne.

Jehan de Lucheu.

Blartin Blondel.

Nicaise Bataille.

Platon de Grésy.

Pierre de La Vigne.

Pierre de Bucy.

Pierre de Bondues.

Pierre de Warloing, dit le

Borgne.

Pierre du Drach.

Pierre de Moucy.

Pierre, bâtard d'Arle.

Pierre de Mons.

Robert de Saint-Jore.

Robert de Pommereux.

Renaut le Sénéchal.

Rogerin de Bellesalle.

Robert de Wenchi.

Renaut de Beaufort.

Simon de Grouches. Thomas de Ghasteler.

Thomas de Boisbergues.

Warle de Senlis.

•BMOBXTft A CHB¥AL.

Ancel d'Anvin.

Gilles de Cauffain.

Jacques de Mons.

Jehan de Thiennes.

Mahieu du Caslel.

Martin de Boubers.

Robert de Hàutecloque. .

Régnier d'Espie, dit le Pignie.

Gens d'armes qui servirent à Lille sous Louis d'Espagne, comte de Talmont, capitaine général de la dite ville^ du 16 avril au 27 septembre 1340,

Guillaume de Charment.

Fouquart de Cbambenois.

Jourdain de Puissac.

Bertrand de Gitognes.

Philippe de Prie, sénéchal de

Beaucaire.

Archambaut de Grevant. Mathieu Garie.

Gens d'armes gui servirent à Douai sous le gouvernement de Mons. Hue Quiéret, chevalier et conseiller du roi et son admirai en la mer, et capitaine de par le roy de ladite ville (par commission du 28 octobre 1339) du 28 octobre au 6 décembre 1339.

Hue Quiéret, 2 chevaliers et

14 écuyers.

Agravain Frestel.

Hector de Bailleul.

Fremin d^Aouste.

Gauvain d'Aigneville.

Guillaume de Maintenay.

Gaillart de Fourdrinoy.

Guy de Rely.

Henry Quiéret, seigneur de

Fieuville.

Henry de Gambron, seigneur

d'Argoules.

Henry Quiéret, dit le Vaquier.

Jehan, sire de Fieffés.

Jehan, sire de Teuffles.

Lancelot d'Aigneville.

Lionel Quiéret.

Jehan, sire des Planques.

Robert, sire de Glari. Robert, sire d'Arly.

Hue du Py.

Jehan d'Estrées.

Jacques de Bellaises.

Rivet, sire de Rivery.

Sagremor de Sapîgnies.

AOUTBRa.

Jehan de Bours.

Jehan Galet.

Pierre de Gouy.

Gens d'armes qui servirent à Douai sous Nicole de Wasiers, lieutenant de Hue Quiéret, capitaine de ladite ville, du 28 octobre 1339 au 27 septembre 1340.

CHBTAI.IERft.

Nicole de Wasiers.

Berlin de Wasiers.

Henri de Gambron, seigneur

d'Argonles.

Jehan de Lespaut.

Jehan de Miraumont.

Hue de Miraumont.

Pierre de la Gauchie.

Pons de Sapignies.

Richart Pourcel.

Renaut des Quesnes.

ÉCUTBRft.

Garbonnel de Villers.

Emon de Grévecœur.

Hue du Puy.

Jacques de Nédonchel.

Pierre de Gouy.

Gens d'armes qui servirent à Saint-Âmand sous Jehan, sire de Wastines, chevalier, à raison de 7 sous par jour, du 28 octobre 1339 au 18 mai 1340.

ÉOVTBmS.

Jehan Vc Ifendouin de Loé.

Baudouin d'Hasebrouck.

Golart de Malinghen.

Glays du Hiaume* Clays du Mielt.

Fran(iue de Marsy. Gilles de BaUeghen.

Gervais de Dazelle.

Guillaume du Golem.

Guillaume d'Isenghien.

Jehan de la Poule.

Jacquemart de Pannes.

Jehan Ricouart.

Jehan Lottin.

Jehan le Flament.

Jehan dfmigtiirn Jehan Bart.

Jehan de Thorout.

Lambezîn de Leque.

Mahieu du Mur.

Michel de Ghistelles.

Mahieu de La Carde.

Richard de Gand.

Richard de Fumes.

Simon Brisetéte.

Tassart de Midelquerque.

Pierre de Wisques.

Gens d'armes qui servirent à la garde de Mortagne sous Jehan de Vienne, chevalier, du 29 octobre 1339 au l*"^ octobre 1340.

Huit chevaliers.

Quatre vingt-trois ëcuyers.

Cent vingt sergents à pied.

Gens d'armes qui servirent à Cambrai sous Imbert de Chcday, chevaUer, bailli de Chaumont, capitaine de ladite ville et des environs (par commission du 28 octobre 1339) depuis le 28 octobre 1339 jusqu'au 27 septembre 1340.

— am —

Imbert Lallemand.

Girard de Ternies.

Godefroy de Sombref.

Thibaut de Ghatillon.

Pierre de Ghatillon.

Guillaume de Ghatillon.

Guillaume de Rouvroy.

Guillaume de Pampigny.

Jehan d'Aubains.

Jehan de Balmes.

Richart de Yiry.

Guillaume de Grëquy, doyen de

Gambrai.

Jehan de Roye , prévôt de

Gambrai.

Arnaud Lagat.

Guillaume Marchant.

Geoffroy de Janville.

Jehan de Bort.

Mathieu Giraud.

Richard de Basqui.

ACVTEBft.

Antoine de Ghevelus.

Amé de Drusy.

Ancel de Ghaumont.

Alart de Senarpont.

Assailli de Rivière.

Bertrand d'Usés.

Bastard de Gholay.

Bastard de RougemonA.

Gérart de Bellegarde. -

Bastard de la Tour.

Bernard de Neufville.

Baudouin d'Aubencheul.

Berthelot de Saint- Jore.

Glément de Brébanl.

Emonet de Maintenay et trois

écuyers.

Etienne de Lucinge.

Enguerran de Marque.

^ Ces ecclésiastiques avaient des fiefs qui devaient le service militaire, et se faisaient remplacer chacun par un certain nombre d'écuyers.

EmoDnet de Nally.

Emart de Renel.

François de Chaslenay.

François de Gornillon. Gnillaorne de Digon.

Georges de Wissant.

Gaillaume de Bellegarde.

Geffroy de Yaagrignease.

Goyon de Beaofort.

Guillaume de Pontallier.

Girart de Vaulx.

Geffroy de Belle.

Guillaume de la Fize.

Gautier de Paillencourt.

Girart de Chigny.

Girart de Fresnoy.

Guillaume de Romont.

Girart de la Corbière.

Gilles de Montcornet.

Henri de Balmes.

Humbert de Maintenay.

Jehan de Beauvoir.

Jehan de Beaufort.

Jaquin de Beaumont.

Jehan de Bières.

Jehan de Crépigny.

Jehan de Dingy.

Jehan de Bourlon.

Jaquemart de La Croix.

Jehan de Saint-Amour.

Jehan d^Argies.

Jehan de Neufville.

Jehan de Montfargon.

Jehan du Port.

Jehan de Mortagne.

Jehan de Saint-Georges.

Jehan de Buignies.

Jehan de Noireu.

Jehan de Mauconseil.

Jehan de Fernay.

Jehan de Lyons.

Jehan d'Ambillies.

Jehan de Bâillon.

Jehan de Fayel.

Jehan de Beauregard.

Jehan de Courtonne. Jehan de Marligny.

Mérinet du Fresnoy.

Mérinet de Bouvroy.

Nicole du Fou.

Oudet de Montcornet.

Oudet de Chatillon.

Pierre de Lucinge.

Pierre de Chastellier.

Pierre de Maisons.

Gens d'armes qui servirent à la garde de la ville de

Saint-Venant sous Robert de Wavrin, sire de ladite viUe de Saint-Venant, da30 octobre 1339 au 27 septembre 1340.

Dreux et Mahieu de Saint- Venant.

Jehan de La Boire.

Pépin de Wierre.

Basse de Wisque.

Guy de Journy.

Trainet de Noyelles.

Guiselin de Tannay.

Jehan de Morbecque.

Gauvain de Bailleul.

Bobert de la Yiefville.

Enguerran de Wisque.

Hector de Goisiancourt K Jehan de Neufville, seigneur de

Matringuehem. Bobert de Wavrin , sire de Zoan,

ACUTBM.

Jehan de Benty.

Gens d'armes qui servirent à Aire et sur les frontières d'Artois sous Jehan de Traynel , chevalier, capitaine desdites frontières (par commission du 2 février 1340) depuis le 2 février jusqu'au 12 juillet 1340 ; les chevaUers payés à l'ordinaire et les écuyers recevant 7 sous tournois par jour jusqu'au 20 avril et 7 sous 6 deniers tournois depuis le 20 avril jusqu'au jour de leur départ , par faveur spéciale du roi.

CBBTALIBRS BAHHBRBTS BT BACBBUBRS.

Baudouin de la Laque.

Brunel de Belloy.

^ . Cizancourt.

Eustache de GonflanS; avoué de Thérouanne.

Evrart de Bondi.

Gaillaome d'Aonay.

Goy de La Porte.

GobertdeLuilly^ Guillaume, sire de BernieuUes.

Gibaut de Saint-Verain.

flue d'Augerent.

Jehan, sire de Boves.

Robin de Boves.

Jehan de Rullecourt.

Jehan de Guigny.

Jehan de Neufville.

Jehan de Henchin.

Loys de Biaumont.

Jehan de Courcelles.

Oudart des Barres.

Mahieu de Yerquigneul.

Regnaut de Surin.

Robert du Pan.

Robert de Mersin.

Robert de Neudonchel *.

Sansonnet de La Braelle.

Trasse de La Croix.

Mahieu de Milly.

jËcmrms-

Ancel d'Anvin.

Andrieu de Wandonne.

Baudouin de La Planquette.

Brunel de Frise.

Bridoul d'Hiermont.

Jacquemin d'Hiermont.

Baudouin de Lestoire.

Baudouin d'Auffay.

Gordelier de Lespaut.

Camus d'Espinauboys.

Colet de Buyemont. Evrart Le Prévost.

Fretel de Waencourt.

Gillet d'Ainvilles.

Guillaume de Lehancourt.

Guillebert de Lestoire.

Guillaume Lousel.

Guillaume de Marques.

Graut d^Auchy.

Guillaume d^Estimbecque.

TassartdeBlécy.

Gauchier de Lande.

Hue de Fâches.

Hue d'Auxonvilliers.

Pierre d'Auxonvilliers.

Hue Loussel.

Havet de Dyval et Jaquemin^ son fils.

Lully.

« Nédonchel.

Hue d'Aloses.

Jelian de Broyés.

Jehan de Baigneux.

Jaquemon de Lespaat.

Jaquemart du Gardin.

Jehan de Caulers.

Ancel d' Auberives.

Jehan d'Aufretun.

Jehan de Lehoncourt. Jaquemart de Bailleul.

Jehan de Resti.

Jehan de Fontaines.

Jehan de Ruebarbe.

• Jehan Poihier.

Jehan Pain en Bouree.

Jehan d'Ësquinegate.

Jehan de Lons.

Jehan de Monstren.

Morel de La Croix.

Mahieu de Gonnecourt.

Morel de Lespaut.

Mahieu Loussel.

Ostin de Mons.

Perrinet de Biauvay.

Jehan de Biauvay.

Guillaume de Wenchy.

Pierre, seigneur de Besençon.

Gillet d'Esterre.

Pierre de Gourtlaon.

Jehannot de LoDgueperte.

Philippe de La Noe.

Robert de Monchy.

Robert de la Haye.

Savereux de Thalemars.

Tassart de la Beuvriere.

Warnet de la Houssoie.

Hue d'Alonville.

Walles de Senlis.

Walles d'Ësclutieu.

Walles de Gourguechon.

La bataille de monseigneur Raoul, conte de Eu, connestable de France, lieutenant du roy nostre sire sur les frontières de Flandres et de Hainault, tant des gens d'armes qui furent sous son gouvernement avant la venue monseigneur le duc de Normandie sur lesdittes frontières , comme de ceuls qui demourèrent de sa bataille après la venue dudit monseigneur le duc devant Thun-révêque, et enclos dedans la vUle de Tournay, le siège des ennemis

estant devant ladite ville. — Du neufviesme jour de mars au !«' octobre 1340.

Raoul, comte d'Eu.

Raoul d'Eu» comte de Guynes,

son fils.

Guiot de Mastonte, chevalier.

Charles, seigneur de Hontmo-

renci.

Pierre, seigneur de Railleul.

Jehan de Ronaffles, écuyer.

Guillaume deRrëauté, bachelier.

Jehan Laudigois.

Robert de Triquetot Pierre de Grouchet, bachelier.

Jehan de Railleul, banneret.

Jehan de Gayeu, id.

Robert de.Houdetot, bachelier.

Gieffroy de Ghary, id.

Guillaume de Mello, id.

Drieux de Mello, id.

Estienne de Lassay, id.

Huguenin d'Aignon, écuyer.

Loys de Gourbon, bachelier.

Thibaut de Mes.

Henry de Woisiers, bachelier.

Ferry de Chardoigne, id.

JBhan de Maisy, id.

Gieffroy de Forestel, id.

Robert de Marigny, bachelier.

Raudouin de Ravelinghem, id .

Jehan de Montigny.

Herman de Saillenconrt, écuyer.

Jaquemart Caron.

Jehan de Rauchaiu ^, bachelier.

Guillaume de Riaucamp, id.

Enguerran Quiéret, id.

Jehan de Maucreus, id.

Jehan de Reuseville, id.

Enguerran de Yest, id.

Philippe de Pons, id.

Jehan d'Areigny, id.

Jacques d'Estraelles, id.

Jehan de Clermont, id.

Ricouart le Royde, sergent

d'armes.

Jourdain de Loubert, bachelier.

Guillaume de Villers, id.

Jehan de Yalenglart, id.

Sauvage d'Antigny^ id.

Jehan des llles.

Jehan Maquerel , id.

Jehan Doublet, id.

Jehan le Roux.

Alain de Monlendrc, id.

Reauchamp.

Jehan de Bailleul, bachelier.

Gilles de Longroy, id. Henriet Lalement, arbalestrier.

Evrart Lalement, monté.

Jehan Mauvoisin, bachelier.

Loys de Gorbon. id.

Jaques de Mortangnille.

Ferry de Ghardonnes, id.

Henri de Voisiers, id.

Guillaume de Bordiaux, bachelier Andrien de Longueville, id.

Robert de la Heuse, id.

Guillaume de Beuseville, id.

Pierre de Boulonville, id.

Robert de Hames, id.

Robert de Thioys, id.

Jehan d'Osmont, huiss' d'armes*

Jourdain de Loubert.

Jehan de Liny.

Jehan de Meleux.

Aléaume de Boufflers.

Adam de Yillers.

Adam de Neuville.

Adam de Hourdaing.

Aléaume du Mes.

Golart de Halencourt.

Ancel d'Ordre.

Anguemer, seigneur de Sainte- Beuve.

Baudouin de Sailly.

Baudouin d'Aubethicourt <. Golart de Manon.

Enguerran de Danieul.

Enguerran de Biaunay.

Eustace de Gampremy.

Guernier de Beauviller.

Gauvain d'Aigneville.

Gille de Henin.

Guillaume de Biauvais.

Hue de Divion.

Jehan de Teuffles.

Eustace du Qnesnoy.

Jaques de Braietel.

Jehan de Sailly.

Jehan de Monsures.

Ysembart de Monsures,

Aubercicourt.

Jehan de Brimea.

Gnillanme de Brimeu.

Jehan de la NeQfville.

Jehan des Wastînee.

Jehan de TonneviUe.

Jehan le Drouais.

Lancelot d'Aigneville.

Mahieo de Montmorenci.

Philippe des Essars.

Jehan da Jardin.

Martin des Essars.

Angelot de Gambron.

Hue de Fontaines.

Adam le Vicomte.

Baudouin le Forestier. Simon le Blonc.

Cler Bécn.

Crestien le Lombart.

Jacquemart Fortin.

Enguerran de Bruay.

Enguerrauxde la Bove.

Smart Portebuef, Estienne de Yitri.

Mahien de Saintré.

Erart Buignot.

Emonnet de Moussie.

Gieffroy de Clerefaelle.

Guillemin Payen.

Guillaume d'Aune.

Philippe, sire de Planxi.

Roland de Yassi.

Robert de Biauval.

Rivet, sire de Rivery.

Postel de Rivery.

Robert d'Oingnies.

Renaut Beau.

Robert, dit le Borgne de Lon-

gueval.

Thibaut de Fresnoy.

tfOUTBRS.

Guillaume de Hellefaat.

Gautier de Heudelimont.

Gautier de Monchy. Guillaume de Lannoy* Guillaume le Bas.

Gaudry de Saint-Légier.

Guillaume de Glari.

Gervais le Riant.

Guillaume de Longroy.

Guillaume d'Espinoy.

Hastivel de Grantsart.

Hue d'Ommisson.

Henri de Wisque.

Haniquart de Grespi.

Hérouart de Gambron.

Henri de Grancourt.

Huguenin du Til.

Jehan de Wimont.

Henri du Moncel.

Jehan de Heudelimont.

James de Biauval.

Jehan de Contay.

Jehan da TU.

Jehan du Port.

Jehan de Yiilers.

Adam de Ganteleu.

Adam de Conches.

Jehan de Logiest.

Jehan de Bretenil.

Jacob du Tou.

Franque de Bure.

Henri de Clari.

Jehan d'Aumalle.

Aléaume de Bouvrel.

Jehan de Felus.

Jehan de Cantepie.

Jehan de la Garde.

Guillaume de Neufville.

Jehan, dit Taillefer de Rosne.

Jehan de Gharleux.

Josseran de Ligny.

Jehan Ponchin.

Jehan Glimart.

Jehan le Leu.

Jehan de Sainte-Beuve.

Jehan Buignot.

Jehan de Bonafles.

Jehan de Saint-Josse.

Jehan du Fay. ' Jehan de Blisc.

Loys le Vicomte.

Martin de Liermont.

Mies de Bosseran.

Malin de Biaussart.

Michel du Garieul.

Nicolas TAllemand.

Postelet de Ruiilecourt.

Perceval Galet.

Pierre Tatincleu.

Pierre delaBalme.

Pierre de Dreaucourt.

Pierre, dit le Borgne de Warloing.

Pierre le Clerc.

Pierre de Saqueuses.

Robert du Yast.

Robert de Grigny.

Robert le Yasseur.

Robert de Fesques.

Raoul de Briencourt.

Thomas de Wenchy.

Thomas de Monchy.

SBaSBHTS D'AHMBS.

Gieffroy de Montbelliard.

Henry Watin.

Jehan d'Omont.

Jaquemart de Yad.

Jaques Malpy. Jehan Barthélémy.

Jehan du Parc.

Richard du Mesnil.

Tassart de Basinghem.

La bataille de monseigneur Mathieu de Trie, sire d'Araines, et monseigneur Robert Bertrand, sire de Briquebee, mareschaux de France, envoyez sur les frontières de Flandres et de Hainaut en la compagnie monseigneur le connestable, tant des gens d'armes qu'ils receurent sous leur gouvernement pour la chevauchiée de Yervin de Malle pour estré avoecque euls sur lesdites frontières avant la venue de monseigneur le duc de Normandie, comme de leur bataille après la venue dudit monseigneur le duc, du 2 mars aux 27 septembre et i^' octobre 1340.

CBETiLUBBB BAIRIBRBTS.

Mahieu de Trie.

Robert de Picquigny.

Robert Bertran, sire de Bri-

quebec.

Hugues de Lailly.

Guy de Verno, Guillaume de Bray, sire de Cer-

non.

Rogier Bacon, sire de Molay.

Robin Bertran, sire de Fan-

guenton.

Bernard, sire de Moreuil.

Enguerran, sire de Goucy.

Guillaume Rolant, sénéchal de

Rouergue.

Gieffroy de Beaumont, sire du

Lude, chambellan du roi.

Godefroy de Nast.

Hugues de Janville.

Jehan de Nesle, seigneur d^Offé-

mont.

Jehan de la Perrière.

Le vicomte de Poix.

Jehan de Chastillon.

Jehan de Mailly.

PÔQS de MoriagQe , vicomte

d'Aunay.

Philippe de Ghauvery, bailli de

Màcon.

Savary de Vivonne.

Rogue, sired e Hangest.

Robert de Dreux, sire de Beu.

Robert de Roussy^ Raiier de Gardillac, écuyer ban-

Raoul Flament, seigneur de Cany neret.

BACHBLIERS.

Le sire de Rony.

Renaut et Jean de Picquigay.

Mahieu de Trie, sire de Monchy .

Guillaume Berlran.

Guillaume Martel.

Ogier de Saint-Ghéron.

Guillaume Malet.

Guillot de Baudeville.

Jehan du Saulchoy.

Jehan de Mangneville.

Guillaume Paynel , sire de

Hambye.

Raoul d'Estouteville.

Jehan Frestel.

Guillaume de Pirou.

Jehan de Pirou.

Colart de Hotot.

Raoulant de Verdun.

Gieffroi de Bedoux.

Aimery de Sonnay.

Aimery de Vivonne.

Gautier deGensesin.

Pierre de Florence.

Henri de Tieuville.

Rogier le Masnier.

Jehan de Villers, sire du

Hommet.

Jehan de la Haye d' Arondeville.

Richard de Tolevast.

Guillaume de Semilly.

Jehan de la Haye de Néhou.

Jehan Paynel.

Jehan de Pleisseis de la Potière.

Jehan de Poissy.

Guy de Tournebu.

Yvon, sire de Garencières.

Guillaume Bruncoste.

Jehan Labbé.

Jehan de Recuchon du Ghastel.

Jehan Malet de Guerarville.

Gilles de Mailly.

Jehan de Guiny.

Renaut des Quesnes.

Hue de Monsures.

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