SCENE XII
Les mêmes , DUCLOS (*).
DUC LOS , apportant une liasse de papiers. Tenez, sir Arthur, voilà votre dossier... et à pre'sent que j'ai fait mon devoir, vous pouvez être furieux tout à votre aise.
SIR AKTHUR , prenant les papiers.
Furieux I... moil... jamais... à moins qu'on ne me mystifie... Je ne veux pas être mystifié .. C'est mon système... mais dès qu'on me parle raison... Oh! la raison... c'est mon... mon... quand on adore en français... mon idole... après l'éloquence I...
(/Z regarde Alphonse en prononçant le mot raison.) DUCLOS.
A là bonne heure, donc... Enchanté de vous voir raisonnable... car, vrai... je ne pouvais pas faire autrement... et aujourd'hui, je veux être tout entier au plaisir d'entendre plaider mon fils.
SIR ARTHUR
Ah ! vous tenez à l'entendre. . Eh bien ! alors , ne manquez pas l'audience d'aujourd'hui.
DUCLOS
Parbleu ! ni celle-là , ni les autres.
SIR ARTHUR, à part.
Il ne co'* ^îrend pas la finesse.
Air : Pécheurs , la matinée est belle.
DICLOS.
Adieu, sir Arthur, sans rancune.
SIR ARTHUR, à part.
Pour le (ils soyons complaisant.
(^Haiit.) Monsieur, je n'en conserve aucune.
DUCLOS, h part , sur le dcwant du théâtre. Au Coud, c'est un très-bon enfant.
SIR ARTHUR, bas à. Alphonse.
A revoir bientôt , je suppose.
ALPHONSE
Monsieur, pariez bas.
Dès que j'aurai plaidé ma cause.
Observez mes pas ; Au rendez-vous je ne manquerai pas..
/ Au rendez-vous je ne manquerai pas.
\ DUCLOS
ENSEMBLE. } Permettez-moi d'accompagner vos pas.
SIR ARTHUR
Non, non, monsieur, ne vous dérangez pas.
{*) Duclos, Arlliur, Alphonse, a sa table.