‹ La première cause, ou, Le jeune avocatChapitre 14 sur 19 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

SIR ARTHUR , ALPHONSE sortant du cabinet à gauche, ALPHONSE , s'approchant de sir Arthur.

Deux mots, monsieur?...

SIR ARTHUR

Heml... c'est le fils , je crois ?

ALPHONSE

Moi-même , c[ui ai tout entendu , qui ai pris assez d'empire sur moi , pour ne pas inquiéter mon père , en me montrant plutôt .. mais qui profite de son absence pour vous demander raison de vos procédés insultans.

SIR ARTHUR

Demander raison... c'est-à-dire...

ALPHONSE

Eh I que diable, monsieur, c'est assez clair... est-ce que vous ne comprenez pas le français?

SIR ARTHUR

Au contraire... je comprends toutes les finesses... Un... un... quand on se bat... un duel, peut-être... c'est ce que j'aime le mieux, après l'éloquence... parce que de tuer un lionune , ça n'est jamais ridicule.

ALPHONSE

Il suftit.;. et surtout, devant mon père... silence I

SIR ARTHUR

Mais, monsieur...

ALPHONSE , lui serrant la main.

Silence, dis-je... ou vous êtes un lâclie.

SIR ÀUTHXJil.

Je comprends la finesse,

ALPHONSE

Voici mon père.

(// retourne près de la table, où il a l'air de ranger ses papiers.)

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