Encycl. Brit., ar. cit
s- Chronologie, loc. cit.
Moxxiir. — La première épitre de Pierre. 1
beaucoup de l’opinion conservatrice. Ramsay ‘ descend après 70, jusque vers 80; Jean Réville?, « à la date qui vit éclore les autres écrits de la même famille, spécialement les Actes », après 80. Cet auteur insiste sur ce que l’épitre parlerait des souffrances plus que des persécutions. Il trouve l’occasion de ces tribulations dans la rigueur avec laquelle Domitien fit percevoir l'impôt des didrachmes qui permit de distinguer les chrétiens des juifs, ainsi que dans la dureté qu’il montra contre les philosophes et les propagateurs de religions étrangères. Blomt et Scholtens avaient adopté la même date. Von Soden estimant que Pattribution à Pierre soulève trop de difficultés, et s’en tenant aussi au temps de Domitien, préfère les années 92 à 96.
D’autres enfin croient nécessaire de descendre plus bas, jusqu’à l’époque de Trajan?, pour trouver le moment où l’épître a pu être composée. Selon eux, son caractère composite ou conciliant réclame cette date tardive, et la situation qu’elle reflète correspond exactement à la lettre de Pline. On y retrouverait les procès généralisés de l'an 112, en Bithymie,/metwlesmots rasyéso... we yproriavée (4,16), rappelleraient l'indication de Pline : « nomen ipsum si flagitiis careat, an flagitia cohaerentia
nomini, pumantur?. »
1. Ramsay, The Church in the roman empire, 1895, p.279 et suiv.; The Church and the empire in the first century, Expositor, 1893, VIII, p. 290 et suiv. Ramsay croit reconnaitre que les chrétiens étaient poursuivis d'office, livrès au supplice; il y voit un changement de procédure qui fait date.