Chronologie, p
3. Mommsen et Marquardt, trad. Lucas et Weiss, Organisation de l'empire
Le Pont était, vers le milieu du r°* siècle, réparti entre les provinces de Bithynie et de Galatie. Ces attributions de territoire ont varié. À la Bithynie se rattachait d’une manière fixe la moitié occidentale formant les ora Pontica avec Amastris pour chef-lieu. Là se tenait l’assemblée générale, le xowèv roù [Téyrou. La moitié orientale, Pontus Galaticus et Pontus Polemoniacus a été plus flottante. Le P. Galaticus (est), est érigé en province en l’an 7 et rattaché à la Galatie. Le P. Polemoniacus (ouest), après avoir fait partie du royaume indépendant de Polémon et de ses successeurs, est rattaché en 63 à la Galatie. Les contrées du Pont n’en forment pas moins un ensemble assez distinct. Il s’y trouvait une diaspora juive’, probablement nombreuse’ dans les villes grecques de la côte, dont le commerce était florissant; on rencontre même, de l’autre côté de la mer, de petits centres de population juive?. Les Actes citent le Pont (2, 9). Aquilas en était (Act. 18, 2). La lettre de Pline à Trajan indique quels progrès le christianisme avait fait dans cette contrée au commencement du 2° siècle. On doit supposer que la propagande avait commencé de bonne heure.
La Galatie, province romaine dès l’an 25 av. J.-C., comprenait la Lycaonie, la Pisidie, Pest de la Phrygie, l’Isaurie et l’intérieur de la Paphlagonie, outre la Galatie propre et une partie du Pont. Elle formait avec la Cappadoce une sorte de groupe dont les frontières étaient mouvantes. La Cappadoce est province romaine à partir de l’an 17. Jusqu'au temps de Vespasien, c’est le légat prétorien de Galatie qui est, en même temps, chargé de sa défense. Lorsque Vespasien donne à la Cappadoce un légat consulaire et une force militaire, la Galatie lui est réunie pour un temps. Il y avait des Juifs dans toutes ces régions. Sur la Galatie proprement dite les témoignages sont douteux, mais à Antioche de Pisidie, à Iconie,
romain, t, 2, p. 263 et suiv. — Droysen, Histoire de l’Hellénisme, trad. Bouché- Leclerc, t. 3. — Hort, The provinces of Asia Minor, The first epistle, p. 157 à 184.
1. Schürer, Geschichte des Jüdischen Volkes, t. 3, p. 17 et 18. (Philon, Leg. ad Caj., 36.)