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toû xupieu ‘Inc (Act. 4, 33), puis &x. X. I. (x Cor. r, 1) pour mettre en lumière que Jésus est bien le Christ, puis 4x. ‘I. X., time consacre (nP/7, milite ren) |
£xkextoïs, sans article, on n’en met pas dans les suscriptions des lettres avant les noms de personnes, ni avant les prédicats qui les caractérisent. L’épitre, d’ailleurs, se sert peu de l’article. — Paul n'emploie pas ce terme au début de ses épitres, mais il en donne des équivalents (1 Th. 1, 4; Eph. 1, 4, et xAmrois, 1 Cor. 1, 2). — Élus, tel est le nom dont l’auteur salue les destinataires. C’est la qualité sous laquelle ils lui apparaissent. Il n’y en a pas qui éveille des idées plus hautes. Les élus sont le peuple de Dieu, ses saints et ses bien aimés (Col. 3, 2). C’est déjà une notion fondamentale de l’ancienne alliance; la communauté d’Israël est mise à part pour servir son Dieu. Le terme de mn2 désigne celui qui est choisi de la sorte (Es. 43, 20 : sè yévos ou ro Ennexsév; Deut. 7, 6; 9, 4-6; 2 Macch. 1, 25 : 6 moinoxs tobs matéoxs udy ExAeutoës). Cette notion est transférée au peuple de la nouvelle alliance (Rom. JANDENT PM 10 1% yevoch ere) Choisr 24#son touripar la grâce de Dieu (Deut. 4, 37; 1 P. 1, 3), pour le glorifer (Es. 43, 21; 1 P. 2,9). Mais, de plus, la piété individuelle du N. T. suppose un choix individuel. Les chrétiens sont prédestinés. L’espérance repose sur le roc indestructible de la grâce. Usteri veut que cette notion soit étrangère à Pierre qui ne parlerait que de la vocation historique par l'Évangile. Si la prédestination n’est pas explicitement professée dans l’épitre, en effet, peu doctrinale, il n’y aurait pas à presser beaucoup ses exhortations chaleureuses, pour en faire sortir la pure doctrine de la souveraineté divine inconditionnée. Ce qui est dit de la prescience (r, 2), de l’agneau mis à part avant la création (1, 20), des méchants destinés à tomber (2, 8) est caractéristique. Imprégnée de l’enseignement de Paul, elle donne, pour l'essentiel, aux mêmes mots le même sens. — D'ailleurs appel (1 Cor. 1, 2, xAnroïç) n’est que la manifestation visible, la réalisation historique de l'élection cachée et antérieure au temps (Rom, 8, 29-30). L’Apocalypse (17, 14) associe à juste titre xAntot ua Exhextot nat Tioroi.
Taperôquars étrangers: Ce mot, qui revient deux fois dans
20 COMMENTAIRE les LXX (Gen. 23, 4; Ps. 38 [39], 13), traduit auñn, celui qui
séjourne. Mais awn est généralement traduit par méporuos. Passow (Handw. d. Griech. Sprache, I, p. so4) interprète : des gens qui se trouvent pendant un temps court dans un lieu étranger. De même, pour le grec postérieur, Sophoclès (Dicr.) celui qui séjourne. (CE PolvhbeB2 22/49 rap ruènuéo désigne couramment les étrangers qui résident d’une façon passagère (Hort, The biblicals terms for sojourning, The first epistle, p. 154 à 156). — On ne peut prendre taper au sens propre. De Wette y voit d'anciens juifs, étrangers au milieu des païens ; mais les lecteurs sont surtout des païens convertis. D’autres (déjà Denys de Ryckel) y voient des prosélytes. Il est vrai que les LXX traduisent "à, étranger, par reoo4huros, dans le sens du mot classique #rrvs, qui vient du dehors; mais ce n’est que plus tard, et par extension, que s’est formé le sens de prosélyte. Ce sont des étrangers, au sens spirituel. Les élus ont leur droit de bourgeoisie dans les cieux. Electis in cœælo, dit Bengel, advenis in terr4. Le sens est classique. Déjà Eschine le Socratique (1v° s. av. J.-C., Dial. 3, 3) disait rapemdmulæ vis Ecru & Bios. C’est la vieille comparaison, familière aux Orientaux, de la vie assimilée à un voyage (Gen. 47, 9; Ps. 38[39], 13) en y ajoutant le but certain et glorieux vers lequel on marche (7, 9). Paul y insiste avec force (Phil. 3, 20). Ailleurs (2, 11) notre épitre associe rapolner et raperiduot dans un contexte qui ne prête à aucune hésitation. L’épitre aux Hébreux emploie le même terme dans le même sens (11, 13). Et c’est dans la première littérature chrétienne un thème habituel, à la fois d’une mélancolie pénétrante et d’une grande virilité d’accent. On se rappelle l’épitre à Diognète (5) «ils habitent leur patrie, mais ils y sont étrangers. » Le terme de rapcroüsx devient même technique pour désigner l’église qui est dans une viile (Clem. Rom., début; Lettre de Shine à Philomee MESSE Fe de Polyc. début; Lettre des églises de Vienne et de Lyon, H.E. IV, 23, et6) duxoropàs (Jacq. 1, 1), l’article sous-entendu, à cause du caractère général et sentencieux du passage — diasropäç a le même sens idéal que rapertdueors (2, 1, 175 2, 11), mais se relie directement aux désignations Séoee De qui suivent. C’est le terme cou-
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rant pour désigner les Juifs hors de Palestine (3, daoretpu. Deut. 28, 25 : on Giaoropé; Judith s, 19; Jean, 7, 35), les chrétiens devenant le véritable Israël (Gal. 6, 16; Phil. 3, 3) constituent, par rapport à la Jérusalem céleste (Héb. 11, 13-16; 12,22), une dispersion répandue sur la terre (Justin, Dial. c. Tryph. 113-131), et c’est à une partie de cette dispersion que l’auteur s'adresse, aux chrétiens d’Asie-Mineure.Von Soden(/.f.d. Th. 1883, p. 481) suppose que dixoropäc trahit la pensée d’une organisation sur la terre, tandis que raperumueos ne fait penser qu’au ciel ; mais cette idée, que v. S. n’a pas maintenue dans son Commentaire, est certainement étrangère au texte. Kühl voit dans dixoropas la preuve du caractère judéo-chrétien des lecteurs ; mais précisément ce passage efface toute différence de ce genre. Renan (Antechrist, p. 114) voit dans la Jérusalem terrestre le vrai centre, « le seul point du monde où un chrétien n’est pas exilé ». (Voir au contraire Apoc. 11, 8.)
ITévrov. Ici se présentent des noms de provinces qui constituent d’une façon à peu près complète l’Asie-Mineure. Ce sont bien, suivant l’usage du N. T., les noms des provinces, et non pas les désignations populaires des pays ‘, autrement des noms s’imposaient, la Phrygie par exemple.
Cette énumération n’a rien de rigoureux. Le Pont n’a jamais formé une province distincte. La Lycie et la Pamphylie sont probablement comprises par l’auteur dans les grandes régions voisines d'Asie et de Galatie. La Cilicie se rattachait plutôt à la Syrie. Harnack pense que ces noms sont cités en désordre (einfach zusammengerafft?, et qu'aucun homme de sens, écrivant aux églises d’Asie-Mineure, ne les aurait ainsi disposés. Il pense également qu'entre le contenu de l’épitre et l’histoire religieuse de ces provinces, il n’y a pas de lien. Le commentaire devra examiner s'il y a dans le texte des allusions positives aux destinataires. Pour l'instant, rappelons ce qu’étaient ces provinces, et quel accès l'Évangile avait pu y trouver 5.