Arménienne : Arm. (v°s
Pour les autres versions et les écrivains ecclésiastiques, voir Gregory (Prolegomena), Scrivener, Westcott et Hort.
Les principaux écrivains cités sont Irénée (Ir), Tertullien (Tert.), Clément d'Alexandrie (Clem.), Origène (Or.), Augustin (Aug.), Oecumenius (Oec.), Théophylacte (Theoph.).
Le texte ne présente pas de difficultés sérieuses. Il y a peu de variantes et sans portée. On trouvera dans les notes critiques les divergences entre Tischendorf, Westcott et Hort, B. Weiss. Tischendorf donne la prééminence à K; Westcott et Hort préfèrent B et se laissent volontiers conduire par l’accord de B avec K, C et A. Weiss ne se sert que des manuscrits onciaux qu'il juge « sufhsants pour donner la plus ancienne forme du texte ». Il étudie minutieusement leur rapport mutuel. Il met B au premier rang. Il remarque que B présente beaucoup de fautes de copiste,
1. Texte syrien. Westcott et Hort, p. 156 : «.. multitude de lecons familières à Antioche ;... mais on voit apparaître des leçons d’un type grec plus ancien ».
2. « Les versions égyptiennes sont essentiellement fidèles à leur caractère primitif » (Westcott et Hort, p. 157, cf. Gregory, p. 861, et J. B. Lightfoot [dans Scrivener, ouv. cit., éd. de 1883, p. 365-405] qui jugeait cette version excellente, et la préférait pour l’usage critique aux anciennes versions syriaques et latines). On sait que dans ces derniers temps les versions égyptiennes ont été l’objet de travaux considérables qui en rendent la classification plus sûre, et en confirment la valeur (Cf. Nestle, ouvr. cit., p. 106 et suiv.).
3. « Leçons occidentales » (Grègory, p. 864); « .… forme du texte que jusqu’à présent on n’avait guère trouvée qu’en Occident » (Nestle, p. 109).
4. Westcott et Hort, p. 158 « … d’une part, un fort élément syrien; de l’autre, une forte affinité avec les documents égyptiens ».
s. Westcott et Hort, p.158 « .… trois éléments considérables : syrien, primitif occidental, et primitif non occidental, avec des modifications alexandrines ».
| PLAN | mais point de corrections intentionnelles, tendancieuses. Il constate l’accord habituel de KLP, parmi lesquels il préfère P. Il attribue avec raison à l’accord de KB et surtout de KAB une importance presque décisive.
B nous servira de témoin principal. KAC sont avec lui les témoins essentiels. La valeur de KLP est secondaire. En dehors de KB ou de KAB, on ne peut considérer aucune combinaison comme décisive. BC donne la mauvaise variante xpwvovrt (4,5). Ailleurs BKLP l'emporte sur AC (3,18; 4,14; 5,2). Aucun témoignage ne peut être négligé. Si délicat que soit l’usage des versions, lorsque les plus anciennes sont d’accord avec B, même seul des grands manuscrits, leur autorité peut être décisive.