‹ La premiére histoire en date de Jeanne d'ArcChapitre 83 sur 104 · DERNIER MOT DE CETTE HISTOIRE : JKANNE ENVOYÉK DE DIEU · texte numérisé non relu

DERNIER MOT DE CETTE HISTOIRE : JKANNE ENVOYÉK DE DIEU

Le JCdE. — Quand cela adviendra-t-il ?

Jeanne. — Je ne sais ni le jour ni l'hcui-e ; mais que cela doive arriver, je le sais par saintes Catherine et Marguerite (i. 84, 85).

Le juge. — N'est-ce pas présomption et témérité, que vous vanter do connaître l'avenir, le passé et les choses présentes cachées, vous attribuant à vous-même, simple et ignorante créature, ce qui n'appartient quà Dieu "?

Jeannk. — Notre-Seigneur est maître de révéler l'avenir et les choses cachées à qui il lui plaît. Ce que j'ai dit des choses cachées, de lépée de Fierbois, par exemple, et des événements à venir, c'est par révélation (I, 251).

Ni les juges de Houen, ni aucun de nos historiens incrédules n'ont pu réfuter cette réponse de la Pucelle : la raison et le bon sens mêmes parlent par sa bouche.

Conclusion.

Pour conclure de façon simple et précise, il suffira des observations suivantes.

Les prédictions, visions, révélations de la B. servante de Dieu, forment un ensemble de faits de premier ordre, dûment certifiés, tels qu'on n'en rencontre pas de pareils et en aussi grand nombre dans l'histoire daucim autre personnage célèbre.

Des prédictions tombées des lèvres de Jeanne, on n'en saurait citer aucune qui n'ait point été accomplie.

Et parmi ces prédictions, il en est plus de quinze concernant des événements d'une importance exceptionnelle, défiant toute prévision, et figurant au premier rang parmi ceux qui sont la gloire de nos annales.

Prises en détail ou dans l'ensemble, il n'est pas possible que ces prédictions aient pu cadrer par hasard avec les événements.

Il n'est pas possible non plus que par le seul effort de son intelligence et le jeu normal de ses facultés. Jeanne ait pu connaître et annoncer ces événements à venir. Elle avoue ne les avoir connus que par ses Voix. C'est conséquemment à Dieu seul quelle est redevable de les avoir prédits, de même que c'est à la toute-puissance divine que la France est redevable de leur accomplissement.

Quel sera donc le dernier mot de cet appendice ?

Ce sera celui-là même par lequel Jeanne d'Arc en face de ses juges et du bûcher, proclamait le caractère divin de sa mission et de ses Voix.

Elle disait : — Oui. mes Voix et mes révélations élaienl de Dieu [Procès, 111. 170).

Nous dirons après elle : — Oui, .leanne la libératrice, Jeanne la sainle disait vrai : elle était inspirée et envoyée de Dieu.

Et nous sommes persuadé qu'Edmond RicLer, l'auteur de cette Histoire, ne nous le reprocherait pas.

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