‹ La première invasion de la Belgique, 1792Chapitre 103 sur 135 · I. Ihi.i · texte numérisé non relu

I. Ihi.i

•-'. Mimi"!!,- lin |;î juillet.

■i. Archives liisloriqiics ilc la Oiu'iri', juin IT'.i;'. l.nckniT i'i I.ajai'il. ,'4 juin.

L ABANDON DK L\ liFlJilQUK , 2b3

niomont 3.0X> liommos à Gand (trois raille) q)fi snffiraienf puur nrrèlt'r nioti nrinre assez tic temps pour que les troupes de Tournay pusseut me prendre par derrière '. » Le "26, il écrivait encore à Lajard : « Notre position est toujours la même, et rien ne peut tn inquiéter assez pour mp faire rétrotjratler sur LUIp. J'ai renforcé mon avant-garde de Courtray, et, avec des retranchements que je fais faire, cette position est très bonne'. » Néanmoins, ajoutidt-il, « pour me porter plus avant, je vous élirai franchement que je n'oserais point m'y exposer, parce que je ne pourrais point suffisamment garder mes derrières *..., et vous sentirez aisément combien il serait dangereux de m'avancer et de compromettre le très petit et léger succès que nous avons eu jusqu'à présent^ ». Le 2'ir) encore, à une heure et demie du matin, il rendait compte, « qu'il ne pouvait aller plus loin sans augmentation de forces », et il concluait même « à un mouvement rétrograde ' », ayant l'air de croire qu'il avait devant lui une armée dont la supériorité bien constatée l'obligeait à cette retraite dont il avait formellement nié l'opportunité deux jours auparavant.

Or, la force des troupes autrichiennes établies en Belgique, qui, d'après le rapport du feld-maréchal Bender. en date du 3 janvier 1792, était nominalement de 61.5o9 hommes, ne comptait, en réalité, qu'un peu plus de30.<M>) combattants". Au début des opérations, ces troupes, disséminées le long de la

I. Archives historiques de la Oiiene. juin ITtrJ. Luckaer à Lajari.1.20 juin.

>'. Archives historiques de laOuerre. juin {~\<'l. Lucknerâ Lajard, 26 juin.

:«. //.iilem.

't. Ibidem.

;•. n faut noter quà Iheuiv où fut écrite cette lettre, les ordres pour la retraite avaient été donnés déjà. Toutes les considérations de cette lettre ne sont donc qu'une rhétorique destinée il préparer lesprit du ministre et du Conseil à un événement déjà parfaitement arrêté dans l'esprit du mai'échal.

i>. Voyez Aujreli. dans Pfeltl'er. p. k>. ■• l>ie oésterreiihische Armée in Belfîieii. uoniinell ."l'i.iUtu Manu Kussvolk und 74 in Maïui Reiterei. war thatsachlicli nach alleu Uerichli-n iiicht viel iil>er :ili.Ul.)li Mann slark. '

201 l.A PREMIERE INVASION DE LA BELGIQUE

frontière, ne présentaient (luiiii mince cordon facile à couper partout. Un peu plus tard, après la tentative de Biron et de Dillon, le duc Albert de Saxe-Teschen les avait concentrées davantage et en avait opposé 20.000 à Lafayette, en avant de Mons, tandis qu'un autre corps de 10.000 hommes gardait Tournai, Courtrai et Gand K Plus tard, enfin, c'est-à-dire au moment de la jtrise de Courtrai, le duc AH^ert avait encore modifié ses dispositions et disséminé ses forces, envoyant des détachements au Nord de Courtrai, à Oevghem, à Vichto, '< persuadé sans doute, écrit Jomini, qu'en mettant un poste sur chaque route, il empêcherait Luckner d'avancer - » .

En face de ces détachements sans consistance, Luckner disposait de deux masses importantes et de deux corps moindres, mais cependant d'une certaine force, qu'il n'eût tenu qu'à lui de réunir pour obtenir une prépondérance absolument décisive. 11 avait à droite les 20.000 hommes de Lafayette; à Menin, les 20.000 hommes de sa propre armée; à Maulde, les 7.000 hommes de La Xolle ; à Ypres, les 5.000 hommes que de Carie y avait laissés pour garder notre extrême gauche -^ C'était donc un total de plus de ôo.OOO combattants^ dont il avait la libre disi)osition.

Mais rien qu'à la tête des 20.000 hommes qu'il avait à Menin, et couvert sur son flanc droit par les 7.000 soldats du camp de Maulde, qui l'eût empêché,

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