Ibid
2fi'2 I,A PREMŒRE INVASION DE I, A RF.I.r.IQîE
Lajard faisait également observor au iiiar<'ch;d (jnc ce soulJ'veiiieiit « (Irpt-iidait priucijjaleinenl du succès et de la discipline de notre ai-niée ' », et que ces deux facteurs de l'appoint (jue pouvaient nous donner les Tielges étaient uni([ueuient dans sa main.
Or. non seulement Lnckner ne faisait point tout ce (juil auj-ait pu jiour favoriser le soulèvement (pii ont été un puissant appui i)our nos armes en Beli^ique, mais il semblait ne le voir se produire qu'avec rc^gret. Il est constant, par cxcMUjtle, ipTil n'eut j)our le Comité chargé d'appeler les populations k la révolte que des paroles de découragement. « L? marc'clial n'agirait pas autrement, éciivait a cette époque un l^)elge au Moniteur, s'il était venu dans notre pays j)our y assurer la domination de la maison d'Autriche -. » Cette conduite était effectivement singulière et allait d ' i)air chez le maréchal avec une incohérence d'idées (pli n'est i)as moins bizarre. Quand, le 24 juin, il envoya \'alence à Paris pour expliquer de vive voix au ministre sa situation politique et militaire, il écrivait k Lajard. que « sa position était bonne, scm avant-garde forte et bien })lacée k Courtray, et soutenue par sa réserve campée k côté-' ». Or, dans la même lettre, il d(Muandait k Lajard, trois lignes plus bas. " s'il était })référable qu'il gardât cette position ou qu'il retournât pour couvrir la frontière ». On peut comprendre combien le ministre était embarrassé pour répondi'e k de telles questions. Le 2<.) juin, Luckner avait mande que les Autrichiens se retiraient sur les trois points de Gand, de Tourn;n et de Mous, et qu'ils avaient fait rentrer leurs postes établis sur la Lys. « Mais, ajoutait-il, j(^ sais (pi'il y a dans ce